MOG NOE> KOI.
sems du second mariage, il peut arriver que le décès de quelqu'un deces enfans augmente les avantages qui onc été faits au nouveau mari,ou les diminue. Par exemple, une femme qui fe remarie, a quatre en-fans: par le contrat elle donne à son nouveau mari autant qu’a l’un deses enfans. 11 y en a deux qui décèdent avant leur mere ; le mari quireste avéc les deux autres, aura le tiers ; au lieu que íï les quatre étoientrestés , il n’auroit eu qu’une cinquième portion. Mais on demandecomment il se peut faire que ces avantages diminuent, puifqu’ii estimpossible qu’il survienne aucun enfant du premier mariage pendantle second; cependant il n’est pas rate que cela puisse arriver, commeon verra dans l’efpece suivante. Une veuve ayaftt (Jeux enfans d’unpremier lit, passe en secondes noces , & avantage son nouveau maricomstic l'un de les enfans. Pendant ce second mariage les deux enfansmeurent, Sc laissent chacun deux enfans. Quelque tems après, la fem-me déiédc. Ces quatre petits enfans succèdent chacun de leur chef,& non pas par représentation > ensorte que le mari qui auroic en untiers íi les deux enfans n’étoicnt point décédés , ou qu’il en fût restéseulement un avec les enfans de son frère , n aura qu’une cinquièmeportion. Toutefois encore que selon le Droit commun le hazard puislefaire augmenter ou diminuer la portion du mari, il dépend des Partiesde rendre l evénement certain par une convention, pourvu que la Loine soit point violée. Une femme qui a quarte enfans, peut fixer la partde son mari à une cinquième portion, & rendre par ce moyen la con-dition de ses enfans & de son mari en quelque façon égale > puisqued'un côté l’un est fur de son partage , quelque chose qui arrive ; &que les autres ont l’avantage que fi l'un d eux décédé, ils lui succèdenta l’exclusion du nouveau mari, qui s‘en doit tenir à ce qui est réglépour lui dan; le contrat. Ce qui pourroit faire la difficulté, est de la-voir comment le partage sc doit faire en cas que tous les enfans vien-nent à décéder avant leur mere:mais on répond conformément à ladisposition dc la Loi g}.au Digefie de légat. i. que la moitié appartientau mari, & l’autre moitié aux parens de la femme.
On nc doute point que la donation excessive qui est faite pat lafemme au nouveau mari, ou par 1e mari à la seconde femme,ne soitsujette au retranchement de l’Édit : mais on demande s’il doit être par-tagé entre ses seuls enfans du premier lit á l’exdusion du second, s’il ycn a. A quai oft répond > que s’il y a des enfans du premier & du se-cond lit au tems du décès du donateur ou de la donatrice , ils con-courent tous ensemble dans le partage de ce retranchement, quoiqu’ilsne fussent point héritiers ; & que si tous ceux du premier lit lent pré-déccdísjles autres cn sont exclus.
Comme l’équité nc permet pas que la femme puisse pat aucune sub-tilité éluder la disposition dc la Loi au préjudice dc ses enfans , aussin’cst-il pas juste que lorsqu’elle a sait quelque avantage à son mari,elle ait ensuite la liberté de l’cn priver : c’est pourquoi , quand l’Or-doanance dit que la portion du nouveau mari scia égale a celle dumoins ptcnant.il faut entendre que ce moins prenant ait fa légitimezautrement il dépendroit de la femme , cn faí'ant un legs de peu dechose á l’un de ses enfans lequel pourroit toujours demander un sup-plément, dc tromper son nouveau mari.
Enfin il est encore remarquable, que les biens réserves aux enfansdu premier lit.se partagent également entre eux ,fans que l’un puisseerre plus avantagé que l’autre : en quoi notre jurisprudence est confor-me îu x Novelles 2. 0 > zz. de justinien , & non pas à la Loi famine., se-lon laquelle il est permis aux peres & aux meres qui passent à dc se-condes nôces , de disposer comme il leur plaît de ces sortes de biensentre leUrs enfans. Voyez Cujas in l. z. Codicis de fecundis nupt. Loues& Brodeau, lelt.N. ». t. Le Prêtre en ses Salifiions de Droit ch. p. cen-turie 1. Ricard en son Traité des Donations , part. 5. ch. p. Section 13.Henris cn son Recueil ,tom. 1. liv. 4. qu. s S. Chopin en son Commen-taire fur la Coutume d'Anjou , liv, 3. ch, 3- tit. z. nomb. s. Bechet cnson Traité des secondes Noces , ch. z. Ce sont-li les sources de la Doc-trine déduire brièvement ci-dessus. Je dis brièvement > eu égard auxamples traités fur cette matière, donc vous avez vu ci-dellus l’cxcrait& lc précis.
NOE.
N Œ. U D S, défauts dans le bois d’asscmblage, pârce qu’ils coupentla piece, lorsqu’ils sont vicieux ; & qui font la beauté dans le bois dcplacage, parce qu’ils cn font la variété, comme dans le noyer dc Gre-noble. Noeuds de marbre , ce sont des duretés pat veines ou taches danSles marbres. On appelle aussi Emeril, celles de couleur dc cendre danslc marbre blanc , qui sont fort difficiles à travailler j Sc les Ouvriersnomment encore clous , celles des autres marbres.
N O I.
[ N OIE R. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, &y âjoûtez cfc qui luit.
Baux des trois noix. Voyez. Eau.
On employé les coquilles de noix dans les tisonnes sudorifiques,avec la squine , la salteparcille , & les autres ingrédiens qui entrentdans la tiiánne fudorifique pour la vérole. Les zestes de noix réduitscn poudre sont très - propres contre la colique venteuse. La dose decette poudre est d’un demi-gros délaye dans un verte de vin rosé. Onsait un excellent remède pour la même maladie, en éteignant à huitou dix reprises dans un verre dc vin rosé , des noix allumées. Un la-vement fait avec un quarteron d’huile dc noix, un verre dc vin íc dc-mi-setier d’eau de son, ou de quelque décoction émollientc, soulage& guérît souvent ceux qui sont tourmentés de cette znéme maladie.Pour guérir de la biûlure , on graisse des feuilles dc noyer avec nnonguent composé de parties égales d’huile de noix Sc de cire jaune,& on applique ces feuilles fur le mal.
On tire par expression une huile de noix qui est d'un grand usageen Médecine . Sc dans les alimens. Elle est très-adoucifsontc St tr«-résolmive. Voyez, tiy ius Lc Noix.
K 0 I
[NOIR. Couleur afïcz connue Sc qui sert à plusieurs usagés. Ctín’est qu’impropremcnt Sc pour s’accommoder aux idées du vulgaire,qu’on lui donne le nom de couleur, puifqu’il n’est au contraire quila simple privation de toutes les couleurs;
Noir d'iveirt parfaitement beau pour la miniatures
Calcinez dans un creuset ou dans un pot de terre plombé, dé Ta ra-'clutc ou de petits éclats d’ivoire. Pour faire cette opération , il fautqueje pot soit couvert , & bien bouché tout au tour avec de la terreglaise ou avec un linge roulé. En cet état, on le met au milieu d’ungrand feu ou brazícr ardent quand on juge que l’ívoirc est réduiten charbon, oh tire lc pot du feu,& l’ayant tout couvert de cendre,on lc laiise refroidir. On pourroit aussi le laisser refroidir dans la ter-re , & cela doit s entendre aussi du creuset. Le pot étant refroidi, onrenverse l’ivoirc íur une pierre , & on l’éteint promptement avec un.linge mouillé , pour empêcher qu’il ne blanchisse en refroidissant; Pourfaire usage de cet ivoire calciné z il faut premierement le broyer sucle porphyre ou marbre avec l’eau simple . jusqu’à ce qu’il soit réduit-en poudre impalpable z puis on le fait sécher par petits morceaux »fur une fouille de papier ; & quand on est prêt à s’en servir j on lebroyé une seconde fois avec dc l’eau de gomme arabique. Ce noir esttrès-beau, & très-propre pour représenter le velouté & le satiné noirjon s’en sert aussi pour se gris. en le mêlant avec du blanc fin.
Autre Noir trìs-biau .
Mêlez dans l’eau commune , litarge en poudre subtile , avec de Uchaux qui nc soir pas étreinte.
Autre,
Faites rougir de la limaille de fer > & mettcz-la route rouge danále vinaigre ; bouchez bien le vaisseau z remuez & agitez fortement lamatière z ensuite scrvez-yous-en , vous autez un noir parfaitementbeau.
Autre pour teindre.
Prenez de l’eau de feuilles dc noyer > mêlez-y de ta chaux vive ; fai-tes bouillir dans ce mélange le bois ou quelque autre matière ; estefera teinte d’un beau noir.
Tour faire le Noir fin .
II faut remplir íuhe lampe ou quelque autre vaisseau , d’huile denoix; y mettre tremper une grosse mèche de coron, l’allumer,& te-nir un plat renversé, St soutenu par des pierres ou quelque autre cho-se, au dessus de la lumière. La fumée s’attachera tout autour du plat.Sc sera réduite en une poudre noire que Vous aurez soin de ramasser»pour vous en servir au besoin.
Noir. Voyez Couleur. Peau. Teindre. Teinture. ]
[Noisette (Huile de. ) Voyez Hutte.]
[NOIX. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, & yajoutez cc qui fuit.
. La maniéré de difiilíer l’eau des trois noix.
Mettez dans une grande cucurbite de cuivre étamée, dix livrés défleurs de noyer,qu’on nomme communément chatons;il faut les bienpiler auparavant. Versez par dessus environ deux livres de décoctiondes mêmes fleurs, que vous aurez coulée par un linge avec forte ex-pression ; adaptez tous vos vaisseaux, & laissez la matière etl digestionpendant vingt-quatre heures. Ensuite distillez par un périr feu environla moitié de la liqueur. Cela fait, lailsez éteindre le feu, & rafraîchitles vaisseaux z ensuite mettez à la presse cc qui reste dans la cucurbi-tc , & après cela distillez la liqueur que vous en avez tirée , jusqu’àtrois quarts. Mettez cette distillation avec la première z gardez cetteeau.
Dans la fuite, écrasez six livres de noix ; parvenues âu fiels de leurgrosseur ordinaire ; mertez-les dans la cucurbite, & versez par dessustoute la liqueur que vous avez distillée des fleurs dc noix ; laissez lamatière en digestion , comme ci-devant > Sc ensuite distillez-Ia de Umême maniéré z gardez aussi cette eau.
Quasid les noix seront bonnes à confite ou même eh cerneaux*vous en écraserez & pilerez cinq ou six livres, & les ayant mises dansla cucurbite vous verserez par dessus roUte l’eau de la seconde distilla-tion , laissant la matière en digestion pendant vingt-quatr» heures , Scla distillant ensuite comme ci-devant. Vous aurez l’eau des troisnoix, que vous mettrez dans des bouteilles, lesquelles vous exposerezau soleil,sons être bouchées,afinde dissiper l’ôdeur empyreumariquede la noix ,& vous les boucherez ensoite.
Cette eau est fudorifique, & résiste au vehifi. Òn Témpìoye dans lesfievres malignes,dans la petite vérole & dans la peste : elle est pro-pre aussi dans les vapeurs hystériques, dans les coliques venteuses, &pour fortifier l’cstomac. Elle íe donne dans les fievres intermittentes;oh s’en sert contre les morsures des bêtes venimeuses. On dit quelleguérit les hydropisies récentes dans huit jours , & les invétérées ehtrois semaines. La dose en est depuis une once jusqu’à sepr. II saurprendre aussi à jeun pendant cc tcms-là environ un gros de crème d*tartre. On l’cmploye encore avec succès dans la migraine , le trem-blement de tête, la paralysie, & même dans le mal caduc.
On en prend le matin à jeun une cucillcréc avec un peu de sucré zpour prévenir le mal d’estomac , provenant d’indigestion f, & l’on n*piend rien autre chose que deux heures après.
On guérit la fievre,en donnant au malade uh demi-vetre dé cetteeau, avec autant d’eau-rose, avant l’accès.
On le préserve contre les maladies pestilentielles , cn prenant tous
k íj les