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BÉLISQtJË, tìuAitslîiLtï»espèce de pyramide quadrangu-laire , haute Sc menue , élevéepar magnificence dans une Placepublique, pour y faire admirerune pierre d’énorme grandeur,Sc pour servir de monument.
ObèlisQU r d'e/tajeCpece depyramide à jour, & à trois ouquatre faces, posée sur un pied-destale, laquelle a ses encoignu-res de métal doré, & dont le nuddes facesparoitd’uncristalliqui-de par le moyen de napcs d’eau àdivers étages i comme les quatreObélisques de Tare de triomhe
d’eau à Versailles.
OBÉSITÉ, ou embonpoint excessif, qu’on appelle aussi Corpu-lence, est quand tout le corps, aussi bien le ventre que les autres mem-bres , se sont accrus jusques a un tel volume, qu’ils empêchent tota-lement ou très notablement les mouvemens du corps, Sc surtout celuide la respiration. Voyez Etmuìkr touchant cette maladie, dans íkErotique de Medecine , traduite en François. Sennert rapporte l’exempled’unc femme quipesoit 4fo. livres, Sc d’un homme qui enpefoit íoo.Scbenkius rapporte plusieurs exemples de gens qui ont été suffoquéspar cette indisposition : mais Mr. H. Allen, Docteur en Médecine An-glais , fait mention d’un plus énorme embonpoint ; voici son récit.„ Iln’y eut jamais, dit-il, en fait d’obéfité, d’exemple pareil à celui", dont les Nouvelles publiques ont cté chargée en l’année 1715. d un„ homme peu avancé en âge pesant 1700. livres, qui mangeoit parjour 80 livres de viande, & qui mourut quatre jours aptes ctre vc-” nu saluer le Roi d’Angleterre. qui le dispensa de íc mettre à genoux”, selon l'usage ordinaire, en considération de son énorme grosseurLâ cute de cette maladie est difficile Sc rare. Ces personnes nc vieil-lissent gueres, & sont étouffées par cette plénitude de vaisseaux St lagrosseur exhorbitame des muscles dont leurs membres sont composés:les essores que l’on fait pour les délivrer de cette indisposition, lesjettent dans d’auttes aussi dangereuses. Cependant le même Allenaprès Etmuller , prétend que pour diminuer cet embonpoint exces-sif, il n’ya pas de meilleur remede que le vinaigre fcillttique, que voustrouverez dans la Pharmacopée royale & miverjtlle de Lémery. La semen-ce de frêne, ou fruit nommé langue doijeau , pris dans du vin au poidsd’une dragme, est estimé comme un paillant diurétique, au moyen de-quoi il guérit à la longue cette indisposition : Sc remarquez en passant,que ce remede guérit souvent aussi les hydropisies. Borellus recommandede mâcher des feuilles de tabac : mais ce remede ne convient pas à toucle monde, car il peut en quelques sujets causer la phtisie. Outre les re-medes diurétiques, la diete doit être des alimens secs, Sc qui nc don-nent pas trop de nouiricure. On peut dire que cette maladie est un fu-neste effet d’une bonneicause en foi , car elle vient d’un sang louable,abondant, gras, balsamique,temperc Sc peu salin : c’cst sot la consi-dération de cette cause, que le Médecin doit prendre sa régie Sc ses in-dications , en employant des alimens & des remedes d’une qualité con-traire , i savoir, en diminuant peu à peu la quantité des alimens ; évi-tant les alimens gras,Sc leur préférant les maigres,grillés,rôtis. L’u-sege du sel est bon à cette incommodité. La constitution du sang quicause l’obésité, sait que sa fermentation n’écanc.pas si forte, il s’cn con-sume moins qu’il nc s’en engendre. La lymphe qui entre dans la matiè-re de la nutrition, conserve plus longtems fa consistenec visqueuse, Scà cause de cela cette matière de la nutrition s’attache par ce moyen enplus grande quantité aux différentes parties du corps. II sc sépare aussidu sang beaucoup de graille, qui s’amassc dans les cellules adipeuse;ainsi lc corps ctoìt considérablement, Sc ses parues se distenrent quel-quefois jusques à une grosseur prodigieuse. Ces personnes doivent évi-ter tout ce qui contribue à l’obcsicc, cest-a-duc, tout ce qui temperele sang Sc le rend graifleux & moins acte. Le défaut d’cxercice est aussicause de la même indisposition : il faut sc procurer quelque mouve-ment pour aider la transpiration , aller a cheval S il se peut, ou dansdes chariots qui secouencSt ébranlent, eviter la vie oisive Sc fans souci.te dormir trop long & les alimens trop copieux Sc d’un trop bon soc.L’effet le plus^tdinaíre de l’obéfité est l’apoplcxie. L’obésiré étoic in-famé chez les Lacédemoniens : on peut facilement conjecturer quellesétoient les raisons de ce sentiment. Ce mot vient du Laun obejus , detdere . manger > comme qui diroit, homme trop nourn , qui u trop mangé.
OBIER ou Aubier, abrifleau dont les rameaux ressemblent a ceux,du sureau. Sesfeuillses font larges, anguleuse», presque semblables à cel-lemt l L
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OBI* O B L.
les de la vigne. Ses fleurs sont de deux fortes, disposées en parasol : cellesde la circonférence sont plus grandes que les autres , de belle couleurblanche; elles ne laissent aucune graine après qu elles sont passées ; lesfleurs qui occupent le milieu sont plus pet.tes , & telsemblent a des go-dets. II succédé à cclles-ci une baye un peu plus grosse q ut celle du iurcau,molle, rougissant à mesure qu elle mûrit » dans laquelle est renfermée unesemence dure, fort applatie, échancréc en cœur. Baithin l’appel lc Sambu-tus aquatteus flore Jsmplici. Mr. de Tournefort l’appelle Opulus Kuelli. II ya une autre cspecc d’Obier, dont les fleurs font ramallées eu rond, oucn globe épais, ordinairement blanches, mais quelquefois purpurines.L’Obier sert á faire des bocages dans les maisons de plaisance.
OBJETS, dans l’ancienne Pratique, étaient ce que nous appelionsreprothes contre les témoins. C’est Itnbtrt qui eîi fait mention dansfa Pratique civile & criminelle, Uvre i. chap. 47. Le mot Objet , quia plusieurs sens, est ici (en terme de Droit ) un substantif verbal dela 4e. déclinaison, objectas , ûs , qui est de la même signification quelc substantif verbal ordinaire objectio » faction de proposer quelquechose contre qu.elqu’un; & de-la vient le mot François objection.
O BIT U A IR E. On appelle ainsi celui qui a obenu la provision d’unBénefice vacant per ebttum , par la mort du Titulaire. Qpanû le résignant:n’a pas survécu vingt jours francs, lc résignataire n’a point de «roit, lcBénéfice vaque par mort. L’étimologie de ce mot est donc, Benefida-rius obituarius ( id ejl ratione ebitús ) Or le mot obire qui est l'origine d’v-bitus, ne signifie directement que subir Sc être soumis à quelque évène-ment indilpenláble : mais en particulier, cet éveflement absolument in-dispensable c’cst la mort; car il est arrêté que tous les hommes l’croncsujets à la mort ,ftatutum est omnibus hommibus jemelmori■ Ainsi la mortest l’état 0Ì1 l’homme subit la peine du péché d'Adam, qui a été con-damné À la mort St toute sa postérité. Le mot obimaire pourroit donceue rendu par mortuaire. De sorte qu e Bénéficier obituaire est un Ecclé-siastique qui, plein de désir de se pourvoir pendant sa vie, épie l’occasionoù un autre Bénéficier dcsocoipe son bien & le laisse vacant par ía mort.
O B L A T S , étoient ceux à qui on assignait des pensions lùr lesBénéfices pour récompense de leurs services a l’Armée, avant que lesmêmes pensions fuílent employées à entretenir les soldats estropiésdans l’Hòtcl Royal des Invalide. Le mot Oblat vient ou à'oblatm ad-jectif participe > ou d'oblat us , feu eblatio. Dans le premier sens, ilconvient fore bien à ces pauvres Sc dignes soldats, qui dévouent leursang Sc leur personne au service de la Patrie. Ce sont des pauvresofferts en sacrifice pour le salut du Public. II n’y a point de piété plusrcípectablc, que celle qui prend le soin de les accueillir lorlqu’ils ncfont point péris dans leurs sacrifices. Aussi a ton jugé que les bienssacrés de i’Eglise scroient employés trcs-décemment a l'entretien dcla vie infirme dc ceux qui cn défendant la Cité & J’Etat, ont cn mê-me rems défendu la liberté Sc la paix de l'Eglisc.
Oblats se dit aussi dc quelques hommes qui se destinent au service desConvents.soit dans l’Ordre de cette Religion, soit dans 1 état Séculier.On les nomme encore Frétésjérvans , Freres adjuteurs, Frétés associés.
OBLIGATION, est un lien de dioit ou d équité, qui engageá donner ou à faire quelque chose naturellement, ou civilement, 011civilement Sc naturellement tout ensemble. L Obligation purement na-turel, est celle qui n’engage les hommes que par les liens d'honneurSc de conscience, fans qu’ils soient forcés en Justice dc satisfaire à leurs
Î iromcllcs. L. 9 t. §. naturalis , ff. de Jòlut. L’obligation qui vient dea conscience, est la plus pure. Celle du point d’honneur dépend d’uneimagination variable touchant le devoir Sc l’honneur prétendu ; ellen’a aucune fermeté par soi, puisque les loix solides Sc les obligationsqui en émanent, ne doivent point leur origine à l'entéternenr, à Upréoccupation, mais à la justice, a la raison Sc à l’équité.
Mais continuons à parier des obligations qui procèdent du DroitCivil. Les obligations dt consentement étoient celles dont on sc fervoicdans l’achat & la vente, dans le louage, dans la société Sc dans les pro-curations Scan ne les appelloit contrats de consentement, que parcsqu’on ne les rédigeait point par écrit comme dans l'ob.igacion litté-rale, que la présence n’y écoitpas nécessaire comme dans Vobligationverbale , & qu’il n’étoit pas de l’eflence que quelque chose fut don-née > comme dans l’obligation qui se contractait par la ckcfe : le seulconsentement des contractans était suffisant > c’étoit pout ceia qu’ellessc pouvoient fort bien contracter entre absens, loir par letues missi-ves , ou par personnes envoyées exprès. Ce n’étoit pas seulement encela quelle différois des autres obligations : il est encore remarqua-ble, que dans toutes ses autres il y tn avoir un qui étoit obligé, Scun qui obligeait l’aucre envers lui, ainíî que dans l’obligation réelle,ou celui qui avoir donné engageoit l’autre, Sc celui qui avoir rcçstétoit obligé : dans la verbale , ou lc stipulateur obligeait, Sc celuiqui promenoir étoit obligé: dans la littérale , où celui qui avoir écrit
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