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sain Sc plus avantageux, que la nourriture de la propre mere déli-cate , d’un tempérament débile ; les principes d’un sang & d un tem-pérament si faibles ne donnent point á Pensant. les sondemens deíànté & dc force qui forment une bonne constitution. Mais ce juge-ment des Médecins, qui est assez commun en faveur des femmes dequalité, St qui a pour but de favoriser leur patelle & leur négligen-ce , n’est vrai que lorsque la mere est réellement d’une mauvaiseconstitution > ou quelle manque de lait; car toutes choses égales, ilest plus naturel dc croire qu’il convient mieux à Pensant, d’ctre en-tretenu par les principes primordiaux, de fa constitution naturelle,que par un sang étranger qui a moins de convenance avec le sien quecelui de la mere qui le porte dans ses flancs & le nourrit avant lanaiílànce durant un tems allez considérable. Les Théologiens don-nent leut sufftage à la derniere opinion, & semblent taxer d'inhuma-nité & d’unc notable infraction à l’amour naturel, les meres qui n’a-laittent point leurs enfans. Les Orateurs se recrient sur cette déprava-tion de l’éduration, en faisant voir que la Nature donne la derniere per-fection & la maturité aux fruits, fur le même arbre qui les a produits.Quant à moi, je 1 aille ce problème fans solution. Nourrisson vientde nutrire nourrir, comme qui diroit puer nutritus ou nutritius.

NOUVEAUX ACQUETS, (ont des héritages lesquels ap-pattenans aux gens de main-morte, n’ont point été amortis, c’cst-à-dire, pou t raison desquels les Ecclésiastiques qui les poísedent n’ontpoint payé une certaine finance qui est duc au Ro». Voyez Baquettom. 2.

NO U VELLETÉ, signifie nouveauté. C’est un mot consacrédans les matières de complainte. On se plaint tn cas de saisine ér-de nouveUeié , c’esl-à-dirc, en cas que Pon soit troublé dans la pos-session.

N O Y.

NOYAU, c’cst la maçonnerie qui sert de grossière ébauche poutformer une figure de plâtre ou de stuc, & qu’on nomme aussi ame.Ce mot se dit encore de route saillie brute d’Architecture , particu-lièrement dc celles de brique, dont les moulures lilles doivent êtretraînées au calibre, & les ornemens postiches scellés. Les Italiensappellent osfatura Pun & l’autre de ces noyaux. En Latin on l’appel-le nuckus. A l’égatd de Pétymologie, ce mot vient du Lxin nucleus,dont on a fait le diminutif nuceílus ou nuculus , duquel ôtant la ter-minaison Latine us, est resté nucel, nuyel, ou noyau-, car la lettre Ldans la Langue Françoise se change en u ( cheval, chevaux ) ; oubien du mot François noix noyau. Or on entend par nux l'cílcntiel& se soutient dc quelque chose ; d’abord d’un fruit, mais ensuiteap figuré, l’essenricl & ce qui régie une suite dc classes qui en dé-

N O Y* N U D. NUL.

pendent, de quelque nature que soit la dépendance, la connexion ouíc rapport.

Noyau d escalier. Ce st un cylindre dc pierre , qui porte defond, c’est-à-dire, qui est construit depuis le rez-de-chaussés jusquesà l’extiémité dc fa hauteur, & qui est formé par les boucs des mar-ches gironnées d’un escalier à vis. On appelle noyau creux, celui quiétant d’un diamètre suffisant, a un puisard dans le milieu, & retientpar encastrement les colets des marches, comme aux escaliers dcFÉglifc de St. Louis des Invalides à Paris. On appelle aussi noyeancreux , celui qui étant en maniéré de mur circulaire , est percé d'ar-cadcs ou de croisées, pour donner du jour, comme aux escaliers enlimace de PÉglise de St. Pierre de Rome, & à celui du Château deCbambor. II y a encore de ces noyaux qui íonc quartés, Sc quifervent aux escaliers en arc de cloître â lunettes & à repos , com-me celui du bouc dc Parle des Princes du côté de l'Orangeric àVersailles.

Noyau de bois, piéce de bois, qui posée à plomb, reçoit dansses mortoises les tenons des marches d'un escalier de bois, & danslaquelle sont assemblés ses limons Sc appuis des escaliers à deux osà quatre noyaux. On appelle noyau de fond, celui qui porte dès lerez-de-chaussée jusques au dernier étage: noyau suspendu , celui quiest coupé au dessous des paliers & rampes de chaque étage: noyau àcorde, celui qui est taillé d’une grosse moulure en maniéré dc cor-de , pour conduire la main comme on les faifoit anciennement.

[NOYER. Voyez. N o r E R. ]

N U D.

N U D de mur, c’est la surface d’un mur, laquelle sert dc champaux saillies.

NUL.

NULLITTÉ, prononcée par l’Ordonnannce ou par 1a Coûctr-me, sc propose fans Lettres de rescision. Une femme qui a pafleun Acte sans être autorisée de son mari, ou en Justice au refus dcson mari , n’a pas besoin de Lettres pour se faire restituer ; l’Acteest nul de plein droit, & le Juge le déclare rel fur la demande qui enest faire. II en est de même d’une obligation ou d’une promessefans cause. Mais quand la nullité n’est prononcée que par ses LoisRomaines , Sc qu elle n’est pas expresse dans un article da Coûtumeou dans une Ordonnance, il est nécessaire pour anéantir l’Acte quel’on prétend nul, d’obtenir des Lettres dc rescision. C’est à ce sujetque l’on a dit que les voyes de nullité n’ont point de lieu en France.Un Fermier peut alléguer la nullité d’un contrat de vente pour en-tretenir son bail, brique par exemple, la vente est faite par 1c Tu-teur seul, ou fans avis dc païens. Ckarondas liv. á. chap. 32.