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OBS.

une cim/ience & couvert d’une terrassé, pour faite des observationsd’Astronomic, & des expériences de Physiques , comme celui que leRoi a fait bâtir hors ía porte S. Jacques â Paris , & qui est du desseindc M. Perrault. C'est comme si on fous-entendoit locus obfervMonus >wl turris obfervatoria , vel ai observandum.

OBSTRUCTION. Voyez, le Dictionnaire (Economique, & ajoû-tez-y ce qui fuit.

I L'obstruction est une indisposition, une maladie, ou plutôt la causela plus générale dc toutes les indispositions & maladies qui affligent lecorps humain. En voici la nature & la description en général. Lesparties solides des animaux ne sont presque formées que par un nom-bre infini de vaisseaux qui servent, ou à contenir le sang , ou à rece-voir les humeurs qui s'en séparent. Tandis que ces humeurs sont dansleur état naturel , elles coulent librement & lans engorger les tuyauxpar lesquels elles passent j mais si par malheur elles viennent à s’épais-sir, elles s’y arrêtent, elles en remplissent & bouchent la cavité, ou ,ce qui est la même chose , elles y font obstuction. Ces obstructionsfont la source d’une infinité dc symptômes & de maladies différentes :elles causent des fièvres aiguës, des fievres lentes , des inflammations,des éréfipelles, des íchirres » enfin toutes sortes de tumeurs en tirentleur origine. Et ce n’est pas seulement dans les obstructions des diffé-rentes parties , mais encore dans les obstructions d’unc même partie ,qu’on remarque cette variété de symptômes. Les obstructions du foye,par exemple , attirent tantôt une inflammation , Sc tantôt elles for-ment une tumeur sehirreuse s quelquefois elles causent une déchargede setositez dans la cavité de (abdomen ( has-ventre ) > quelquefoistoute l’habitude du corps devient jaune, noire ou blanche ; il survientdes toux opiniâtres , des amertumes dc bouche insupportables, la fiè-vre lente & tous les tristes effets qui ont accoutumé dc la suivre. Lesobstructions du poumon causent pareillement des inflammations, desoppressions , des palpitations de cœur , des crachemens de sang , &Vhydropisìe de poitrine; Les obstructions de la matrice, de la raire, Sídes a titres parties, ne font pas moins fécondes à produire des maux;c’est-là proprement la boîte de Pandore, D'où l'on peut conclurre

u’il est de la derniere nécessité d’édaircir certe matière , pour enten-te la nature d'une grande partie des maladies dont on a fait, & donton fera encore mention dans la fuite de cet Ouvrage. Ces obstructionsarrivent bien plus facilement dans les tuyaux ou vaisseaux dont la ca-vité est presque insensible, & qui sont remplis de quelque humeurfroide Sc gluante ; car il n’est pas vraisemblable que des tuyaux consi-dérables , dans lesquels coulent les humeurs naturellement fluides,«'embarrassent tandis que la cavité des tuyaux incomparablement pluspetits , & dans lesquels coule une humeur plus épaisse , restera libre.

II est aisé de conclurre que fi le sang fait des obstructions dans les ca-naux qui fervent à le distribuer dans ses parties, ce n’est pas dans lestroncs considérables , mais dans ses pores de communication des artè-res & des veines. Le foye donc, la rate, les amygdales, & les autrescouloirs dans lesquels il fe sépare des humeurs épaisses & gluantes,doivent s’embarrasser plus facilement que ses glandes du cerveau &des reins , dans lesquels il fe sépare des humeurs incomparablementplus fluides. Inexpérience confirme cc que nous assurons ici, appuyezfur la structure des parties , & fur la considération précédente de l’œ-conomie des humeurs. Quoiqu’on assure ici, que parmi les couloiisil en soit peu qui Rembarrassent auffi facilement que le foye, la ratteSc les amygdales : cependant cette proposition souffre quelques excep-tions ; les obstructions du poumon , par exemple, Sc des glandes la-crymales , sont trës-siéquentes , quoique les larmes & la transpirationdu poumon soient sans comparaison plus fluides que ses humeurs quiíe séparent dans les parties dont nous venons de parler. Quelquesépaisses que (oient ses humeurs qui se séparent dans les différens cou-loirs; elles n’y font jamais d’obstruction candis qu’clles subsistent dansleur état naturel : il faut pour cela que leur épaississement augmente,& qu'il augmente assez pour les empêcher de couler ; ce qui arrivetantôt dans la glande même où se fait l’obsiruction par des causes exter-tees,comme sont !e froid extérieur Sc ses applications coagulantes; Sctantôt dans ses voyes du sang, par se mélange des crudités qui y passentdes premières voyes. II n’y a donc pas lieu d’êtrc surpris de ce qui a étcavancé ci-deflus, je veux dire, ses difterenccs des obstructions, soit parrapport á la maniéré dont elles se forment & donc elle íe terminent, soitpar rapport aux accidens qui ses accompagnent : car comme il y a des cru -dités de plusieurs especes, que Ie sang avec lequel elles se mêlent est trés-different dans les divers sujets, que le rems & une infinité d’autres cir-constances sont le plus souvent disserentes ;il paroît pour peu qu'on yfasse d’artention, que ses effets doivent être fort differens, Si (humeur

3 ui se sépare dans les glandes revient à son état naturel, ces glandesans ce cas se débouchent pour l’ordinaire assez facilement, parce queJa matière arrêtée Ce délaye insensiblement par le mélange dc celle quiy arrive. Mais si cette humeur est une matière difficile à dissoudre,& que celle qui continue à se séparer soit à peu près de la même na-ture , la glande dont il est question, bien loin de diminuer, augmentetoujours, ou du moins elle reste dans 1e même état;avec cettediffe-tence pourtant, que la matière qui fait l’obstruction Sc qui étoir molledans le commencement, s’endurcit enfin touc a fait; & pour-sors ilíst très - difficile, pour ne pas dire impossible, de la dissoudre.

Obstruions particulières , <§» leurs remedes.

Comme ses obstructions naissent de (embarras Sc de ('empêchementau passage & au cours naturel des humeurs dans les diverses patriesv du corps humain, on peut pat-là venir à ía connoiffânce de toutes lesindispositions Sc maladies qui en naissent. Cat si cet embarras arrivedans les pores du serveau , de là viendront toutes ses especes de ma-ladies (opercules , Sc la létatgie aussi bien que (apoplexie , dont il se-ra parlé dans des Articles particuliers aux mots L ± t h a r g ie, A p o-ílexie , qu'tl faut chercher dans ce même Ouvrage.

1. Si l’obstruction arrive dans ses nerfs du même viscère (le cer*Terne U.

O B S. ;r

Veau} , dc .là sc formeront Ia paralysie , U stupeur & (engourdisse-ment.

z. Si (obstruction est dans les narrincs , de-là viendra se polype Sc(abolition de (odorat. ?

4. Si dans ses yeux, de-là viendra la goutte séréne, la suffusion, Scun grand nombre d’autres maladies dont nous parlerons bientôt.

y. Si dans (organe de (ouïe , de-là viendra la surdité -, la duretéd’oreille > les tumeurs , ses ulcères > &c,

6. Si (obstruction arrive dans 1 e gosier , de-là vient (angine oùsquinancie , ou étranglement , & toute déglutition vicieuse.

7. Dans les bronches du poumon , (obstruction y causera (asthme& des catarres suffocans.

8. Si (Obstruction arrive dans se cœur > de-là Viendra se polype , lasyncope & la défaillance , la palpitation & a titres íncommodicez.

9. Si dans 1 e foye > il en arrivera la jaunisse, &c.

10. Si dans la ratte, il en proviendra Ie scorbut » Scc.

n. 81 dans les intestins , la colique » le miscrere ou passion ilia-que , l’adstriction de ventre.

1 x. Si (obstruction arrive dans le mezentere , il èn naîtra touteaffection hypocondriaque , & la rumeur óu enflure du ventre dans sesenfans.

ij. La difficulté d'utiner ou la suppression , vient de (obstructiondans ses reins ou dans la vessie.

14. Si l’obstruction arrive dans là mâtrice , il eh naîtra plusieurs fâ-cheuses indispositions ■& maladies , comme font la suppression deimois, les pâles couleurs, la stérilité dans les femmes mariées, (en-fantement difficile » & atïtres.

1 f . Dms la partie virile . (obstruction causera Ia caroncule ou cannosirc très dangereuse.

16. Enfin (obstruction dans les porcs de la peau y causera la galle»la gratelle , & diverses incommoditez qui viennent dc la transpirationempêchée, &c.

Le jugement ou pronostic sur ces différentes especes d’obstructions,dépend des qualitez de ces obstructions , qui sont ou légeres ou for-tes , nouvelles & récentes > ou vieilles & invétérées , partielles ouuniverselles, mobiles Sc changeantes» ou fixes & immobiles, cachées»-ou manifestes.

Les obstructions ont encore ces tristes effets . qu’elles empêchentles fonctions des pairies où elles arrivent, arrêtent les excrétions desexcrcmens, Sc les font refluer Sc détourner fur les autres parties, eau-sent une grande altération dans la couleur Sc aunes louables qualitezdes parties, corrompent ses humeurs , infectent les esprits > causentdes extravalàtions , des déréglemens dans le mouvement & le senti-ment , des hémorragies ou flux de íâng par le nez , les hémorrhoï*des, Scc.

Obstruions traitées par M. Maubec , Jìofhur en Médecine de ta Vacuitéde Montpellier , dans son Traité des Tumeurs , dontl Article Jui-vant est tiré mot pour mot.

Dans ses obstructions en général , il faut observer dans leur com-mencement , que la matière qui bouche & remplit les canaux ob;striiez » est encore molle ; ainsi elle coulera facilement , pourvu quel'humtur que 1e sang fournira dans la fuite , soit plus fluide & pluscoulant qu’anparavanr. Vous remplirez cette indication, en prévenancle transport des cruditez qui passent des premières voyes dans le sang»( qui comme on (a déja dit ) sont la cause ordinaire des obstructions.Vous en viendrez à bout par Ia dicte , par Ia purgation > & par (usa-ge de quelques légers apéritifs. La purgation vuide ces cruditez , patla dicte elles fe consument , les principes visqueux du sang se brisent.Sc (estomac , ou plutôt son serment qui fett à la dissolution des ali-mens, recouvre fa première vigueur. Si vous voulez guérir , patexemple , de légeres obstructions» comme sont celles qui ont accoú»tumé dc se faire au Princems Sc en Automne , vous ordonnerez dansces faisons une saignée , après quoi vous purgerez plus ou moins for-tement suivant (âge Sc 1 e tempérament du malade, & vous ferez userpendant cinq ou six matins d'un demi-verre de vin d’absinche , ce quisuffira presque toujours, pourvû que le malade soupe légèrement Stsoie sobre dans son régime de vie. Si les embarras font plus considé-rables , & que la matière arrêtée commence à s’endutcir , vous aureíplus de peine à la délayer » & par conséquent vous devez employerdes remèdes plus efficaces. Pour lors , après la saignée & la purga-tion ,vous ferez user pendant neuf matins de bouillons apéritifs, dontle suivant servira de modèle.

1 Bouillon apéritif contre les obstruions.

Ce bouillon se fait avec un morceau de veau , Sc avec uiie once dëlimaille de fer rouillé suspendu dans un nouée,que vous ferez bouillirensemble jufqu'à ce que se bouillon soit fait. Trois quarts-d'heuresavant de retirer le pot du feu , Vous y jetterez des racines de chicorée»de bruscus ou petit houx , & d’asperges, dc chacune demi-once. Uiiquatt-d'heute après , vous y ajouterez une poignée de chicorée arrié-ré , & autant de bourrache , & vingt grains de rhubarbe coupée me-nu & renfermée aussi dans un nouer. II faut purger 1e malade au mi-lieu & à la fin de (usage de ces bouillons.

Si cela ne suffisait pas pòur guérir ces obstructions » c’est une mar-ques qu’clîcs font fort grandes ; & alors i! faudra ordonner les cáiiicminérales apéritives. Nota .- vous préférerez ses froides aux chaudes <lorsque le malade est d’un tempérament chaud & scc ; mais s’il estd'un tempérament flegmatique , & que ses premières voyes soientfarcies de cruditez gluantes , vous préférerez ses chaudes aux froides.Vous devez considérer toutes ses circonstances , & examiner s'il n’y apas dc contrc-indication pour ses remèdes que vous prétendrez em-ployer : pour lors il en faudra changer , & en substituer à leur placdqui île soient pas sujets aux mêmes inconvénient.

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