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6s O I G. O I n. OIS.

qucfois vuider une matrice purulente & les restes de l’arriere-faix d’unentant qui a été tiré pat morceaux. Un oignon écrase avec un peude sel, & appliqué fur une brûlure toute récente, en appailè la dou-leur , & empêche qu’il ne s’y forme des cloches. On guérit sûrementla colique néphrétique, en faisant prendre aux personnes qui y fontsujettes, un demi sctier de vin blanc, dans lequel on auca fait infu-ser pendant dix ou douze heures, un oignon coupé par rouelles. Ceremede íc prend à jeun les trois derniers jours de la Lune. L’oignonnrangé en làlade est diurétique, & foulage beaucoup le rhumatismequi est tombé íkr les reins. On peut l'amortir íous la braise, & lemanger avec l’huile Si un peu de lucre. Employé de cette maniéré,il adoucit & fortifie la poitrine, appailè la toux opiniâtre, & soula-ge les asthmatiques. On soulage & l'on guérit même souvent lamigraine, en appliquant sut la tête, des oignons partagés en deux,& imbibés d’elprit de vin. }

O I N.

[ O I N Gi Voyez, Cochon. }

OIS.

[OISEAU. Voyez, cet Article dans le Dictionnaire {Economi-que , Si y ajoutez ce qui fuit.

tour enyvrer des Oiseaux & Us f rendre à la main.

Autrement. Mêlez de l’ellébore blanc, avec la nourriture ordinairedes oiseaux. Ou bien donnez-leur du panis, ou millet cuit avec del'orpimenc blanc.

Maniéré de f rendre Us Oifiaux a l'abreuvoir avte unfilet saillant.

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II faut choisit un endroit fréquenté par les petits oiseaux, & où ily ait quJque petit ruiilèau propre pour les désaltérer, le long du-quel on choisit l’endroit le plus commode & le plus propre, pour yfaire un petit abreuvoir, de la longueur du fie qu’on veut tendre,& large environ d'un pied. ou d’un pied Sc demi au plus. II fautdifpofr tellement cet abreuvoir, que le côté où l’on doit tendre lefilet, soit élevé de forte que les oiseaux ne puissnt pas s’y placerpour boire; an contraire le côté opposé doit s’abbaiíler en gla is, afinque les oiseaux ayent plus de facilité pour s’approchcr de l’eati. IIfatit avoir soin aussi de bien nettoyer l'abreuvoir, & de couvrir l’eauqui y est, au dessins, & au cô é, jufqu’à une certaine distance, dechaume, de jonc, ou d’herhes, afin que les oiseaux, n’appercevantde l’eau qu’a l’endroit de l'abreuvoir, soient obligés d’y aller pour boire.Le lieu étant ainsi disposé, vous tendez votre filet de la maniéré sui-vante. On ramatle le filet A, selon sa longueur, & à chaque bout B,on fiche en terre un crochet, ou un piquet pour le retenir; par der-rière on en met aussi un autre . ou méme plusieurs le long de ce cotéqui est arrêté, & l'on en met à proportion de la longueur du filer,afin que les oiseaux ne passient point par dessious, quand ils sont pris.Vous attaché ensuite la corde C, du devant du filet, laquelle estattachée a i bouc du fil t opposé à celui où l’on at ache la grandecorde, qui doit faire agir le filet; on attache, di--je, cette premierediagonalemcnt a un piquet L, pour tens le filet en état, quand ilest élevé par les quenouilles, guêdes, ou guides. On attache al’autrebout, la giande corde C, laquelle on fait palier par le crochet D ,& qui va aboutir á une loge, ou à un buillon G, duquel le Chas-seur se couvre, pour n être pas apperçu des oiseaux. Pour faire agirle filet quand il cstnéceslaire , on sc ierc de bâtons menus, de la Ion-gu ur de deux ou trois pieds, plus ou moins scion la largeur du fi-let; on en met ordinairement que deux, mais si le filet écoit fortlong, on pourroit en mettre jufqu’à ttois, & même davantage. Cespetits barons qui font marqués I, dans la Figure, s’appellent guides ,ou quenouilles. Us doivent être cochés, ou un peu fourchus par lehaut, pour recevoir la corde BB, qui tient le devant du filet, & ilsdoivent être retenus par l’autre extrémité, par de petites palettes,ou pierres plâtres fichées en terre, qui les empêchent de glilkr, oudc reculer, qtnnd on tire le filet. Au reste il faut observer, que cespalettes ne soient pas trop élevées, parce qu’elles cmpêcheroknt lemouvemen^des guides, ou les feroient trébucher de côté. K, fontles palettes, E. lé ruisieau où les oiseaux vont boire, Si F, le bordqui doit être couvert de chaume, ou d’herbages, comme nous lavonsmarqué plus haut. Quand il y a une troupe d’oiscaux qui sc sont po-sés lur les buissons. ou sor les arbres qui sont proche de l’abreuvoir,

OIS.

si quelqu’un de la troupe sc détache pour venir boire, il ne faut pastirer d’abord le filet fur lui, mais il est a propos d’attcndre que lesautres soient descendus, afin d’en envelopper un plus grand nombre.Vtyez. la F i g u r e.

Maniéré de leurrer l'Oiseau , ou de b accoutumer au leurre. ■

Après avoir accoutumé l’oiseau à se paître dans un lieu obscure > Uà fondre fur fa proye à trois ou quatre pas d’éloignement, il faut leleurrer, c’est à dire, l’inslruire à connoitrc le leurre. Pour cela ony attache dc la chair, & le jettant en l’air à la longueur de la moi-tié de la longe qui le tient attaché , on le fait tourner environ,Sc on excite l’oiseau, qui doit ctre éloigne de trois ou quatrepas, à sc jetter deslus : lotfqu’on s’apperçoit qu’il commence àbien faire, Sc qu’il obéit à la voix, on s'éloigne de huit ou dix pas,ou même plus, & on lui jette le leurre en l’animant â la maniè-re ordinaire, à s’élever & à fondre dessus. Pour cela il est nécessairede lui ôter le chaperon, en cas qu’il ne soit pas encore fait a se dé-chaperonner lui-meme. Si le faucon fond avec courage fur le leurre,& qu’il s'acharne au gibier qu’on y a attaché, il faut le lui abandonner,Si l’animer avec plus de force, le prendre avec la chair qui tient auleurre, & le mettre au tiroir, afin de le rendre plus gracieux. Ensuiteil faut l’appeller pour le prendre fur lc poing, & lui remettre sonchaperon.

Le faucon étant ainsi dressé à connoitre.le leurre, dans un lieuobscur, & à fondre indifféremment fur lc gibier mort, ou vivant,on doit lc porter dans une plaine, où il n’y ait point d’arbre. Làayant attaché le gibier au leurre, & desserré un peu lc chaperon, onprésente la chair à l’oiscau, Si on l'cxcite en lui parlant fortement, às’y acharner. Quand on voit qu’il s’y acharne avec courage, onscloigne de lui de quarte ou cinq pis, Si Von fait ensorte qu M tedechapetonne en lui criant fortement; pnis on jette le leurre en l’air,à la maniéré ordinaire, & on l'excite à fondre dessiis, en lui parlantavec encore plus de force. Si le faucon fond délit» il faur le lais-ser se paître de la cervelle du gibier, à laquelle l’oiscau s’attache d’a-bord, Sc si le cœur & 1e foyc lbnr restés enriets, il faut les lui don-ner. Sc lui cn faire prendre gorgée, en lui parlant & l’animant à lama ii re ordina re.

Q. and on aura leurré le faucon au grand air, en pleine campa-gne, Sc que par le moyen du pàc qu’on arrache au leurre, on l’auraaccoutumé a revenir fur le poing, il faudra les jours scivans attacherun petit orscau au leurre, Si s’éloígner du faucon de dix a douze p rs,augmentant tous les jours la distance, à meiùrc que l’osscau pressedes leçons qu’on lui donne.

Loríqu’il scia parfaitement instruit à fondre fur le gibier de la vo-lerie pour laquelle on le destine, on lc portera à cheval en pleinecampagne, ap.es lavoir 1 aillé un peu jeûner auparavant; Si la étantattache seulement à la filière, afin que son vol soit plus libre , ons’éloigne ra de lui à vuë, puis on lui criera, pour l’animer, & pourl’exciter à sc déchaperonner un peu. Cela fait, on jette le leurre enl’air cn criant fort haut: Sc quand l’oiseau s'est tout a fait déchape-ronné, on jette le leurre une seconde fois dans l’air; & si le fauconvient à fondre deslus > on ne le retirera point, mais on le laisse s’yacharner > & l’on descend de cheval pour l’encourager â déchirer laproye, Si à faire parfaitement son devoir.

Aptes lavoir exercé de cette manière pendant plusieurs jours, SCl’ayanc façonné à fondre fur lc leurre, on continué les jours scivans >à lui donner des leçons, en le tenant libre, & entierement dégagéde la filière. Comme on sc fie alors à ce faucon, & qu’on ne craintplus qu’il s envole, on le regarde comme un oiseau de créance, Scon lui jette le leurre dans l’air, afin qu’il fonde dessus, en présencedes Challeurs, lans craindre qu’.l en loir effarouché. Quand l’oi-f at est parvenu à ce point de pe section, c’esl un oiseau pleinementinstruit , ou un Oiseau de bonne affaire , comme on parle en Fau-connerie,

Maniéré