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par lc moyen du tiroir;& ils ne s’écartenr point, pour peu qu’on lestraite avec douceur. On peut chaperonner les pastàgers ; mais les niaisCe s’accommodent point du chaperon.
Si vous avez un autour passager , d une mue > votre premiere at-tention doit être de le tendre gracieux , & de l'affaiter : ce qui vousréussira parfaitement. en le traitant avec douceur.
Les autours niais ne partent point du poing, comme ses pastàgers,c’est pourquoi l’on doit les accoutumer à suivre ; mais quand ils fontdressés, il saur avoir toujours l'acil fur eux & s’en méfier, parce qu’ilsiê paissent de guet, & prennent souvent la perdrix à la dérobéecequi soir qu’ils fc perdent. Pour remédier à cet inconvénient, il saurdans les commencemens ne les laisser guéres suivre, & ne les fairevoler que modérément, afin qu’ils ne viennent pas à fe reconnoîtrc,& à devenir sauvages » comme auparavant.
Soins qu il faut prendre pur tenir les autours en bon état .
pour
Il faut armer de coton, les cures qu’on donne aux autoursles obliger à les mieux prendre.
z. 11 faut acharner tous les matins les autours au tiroir, dans un en-droit qui ne soit point exposé à lardent du soleil, ni trop prèsdufeu.
}. Après qu’ils ont tiré, il faut les tenir dans un endroit qui nesoit ni trop froid, ni trop humide, & qui soit à l’abrí du venc ; autre-ment on leur causeroit des indigestions très-dangereufes.
4. Quand on présence le tiroir aux autours , il est à propos de lctremper dans du vinaigre & de l’eau, ou l'on aura mis un peu de su-cre candi; si c’est en Été, & dans l’arriere-saison.
j. Pour ne pas rebuter les autours, on ne doit jamais les abattreque dans la derniere nécessité.
«. Pour les accoutumer à obéir , i! faut toujours leur présenter lctiroir, quand on veut qu’ils sc tiennent fur la perche, ou dans quel-qu’aucre endroit que ce soit.
7. U faut jardiner tous les matins les autours , dans un lieu cx-poic au soleil, & où le vent ne donne point du tout, après qu’ils ontpris lçur pât. On les laisse pendant deux heures en cet état, fur unéperché, ou fur un bloc.
8. îl ne saur pas manquée de les baigner une fois’par semaine. Lejour qu’ils ont pris sc bain, il ne faut pas les faire voler. 11 y a mê-me des Chasseurs , qui les laissent reposer encore le lendemain, depeur uue Pagination qu’ils se donnent cn volant, ne rende inutile lerafraîchissement qu’ils ont pris.
9. Comme les autours sont d’un tempérament délicat, qui deman-de à être ménagé, on observera de ne les point faire voler deux joursde fuite , ni de ne les pas purger aussi souvent que les autres faucons.
10. Pour les délasser d’avo t été fur la perche , où ils se sont dé-battus . on les met ordinairement dans un petit cabinet, fans être at-tachés.
11. Q^-and on purge les autours , il ne faut jamais les abattre. IIles faut purger trois jours de fuite au commencement de l’annee, &avant que de les mettre en mue. On les purge avec de la chair & dela manne, & les pillulcs qu’on leur donne doivent erre blanches, ourouges. Le quatrième jour, onleicr fait avaler une pierre d’aloésdansun morceau de chair.
En Hiver , on les purge avec six grains de poivre blanc, qu’on en-veloppe aussi dans un morceau de chair. Cette cure doit sc réitérer devingt jours cn vingt jours.
n. Pour décerget les humeurs visqueuses qui sc forment dans lamusette Sc autres parties du corps des autours, il faut leur faire pren-dre deux fois l’année, une ou deux prises del’herbe qu’on appelle vul-gairement éclaire.
ij. Quand ils commencent la mue; c’est un remède singulier poureux, de leur faire prendre un blanc d’œuf battu avec de sucre candi,ou feulement de l’huile battue ; on doit leur réitérer cette cure tous
les dix jours.
14. Lorsqn’on veut paître un autour, il faut auparavant l’acharnerju tiroir sec; puis vous leur donnez de la chair, que vous aurez soirtremper dans de l’eau de fontaine tiède, dans laquelle vous aurez faitfondre du soae candi, ou de la manne. C est le moyen de les garen-tir dc la etaye, de la gravelle, du íusoec , qui est une maladie mor-telle pour les autours , du chancre , & de certaines petites glandes quileur viennent dans la bouche; enfin de beaucoup d’autrcs maladies,quisont causées par l’akération, ou par la constipation.
Cette maniéré de paître les autours les garentit encore de l’obstruc-tion des nazeaux, qui empêche le flegme de couler du cerveau. En-fin elle les garentit des barbillons, St les entretient dans une nettetédc corps. St une lanté parfaite.
Maniéré de drejfer les autours pour U vol.
II ne faut jamais faire voler un autour, que dans un rems propre,à st a dire , qui ne soit ni trop froid, ni trop chaud. II ne faut pas l’ex-pofernon plus, quand il faitdu vent, fur-cout quand il n’est pas encoreaccoutumé à voler. Dans les commencemens, il faut toujours chercherà lui fai.e plaisir, soit qu’on mette la perdrix au pic, ou qu’on la;e-mette au buiston. 11 ne faut pas non plus lui en faire voler plus d uneou de deux > jusqu’à ce qu’il soit anime ; & quand il est revenu, ondoit lui lailscr reprendre haleine, avant que de le 1 ailier aller une se-conde fois.
Maniéré de je t ter eu lâcher les autours.
II ne faut jamais lâcher les autours de rabat, c’est à-d"re, les lâcheraprès les avoir trop long-tems retenus; cela les tend mal gracieux. IIne faut pas non plus leur faire voler une perdrix, lorfqu’eile est tropéloignée > ou qu'elle a l’aîlc trop forte , parce que cela ses rebute;mais il faut la faire repartir , afin que ses autours la voyent de plusprès. Sc fondent dessus avec moins de peine Sc plus de promptitude.
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If ne faut jamais aller à la chasse, quêta rosée du matin ne soit pas,fée ; parce qu’ôtant le sentiment aux chiens . & mouillant 1e pennagedes autours, quand ils descendent à tire, il sont obligés d esse mettresor des arbres pour s’éplucher.
La gélée est encore plus dangereuse pour les autours. II ne faut sesfaire voler pendant ce tems-lá, qu’avec beaucoup de précaution ; &quand ils font en chasse, il faut toujours leur donner le rems de guet-ter les perdrix à la remise, afin de les empiéter mieux , & qu’ils neles manquent pas.
Pour faire descendre les autours des arbres où ils sc font perches,ilfaut attacher une perdrix morte par l’ailc, à une filière longue de qua-rte ou cinq toises, & la traîner ainsi à la vuë des oiseaux, qui patti-ront aussi tôt pour fondre dessus.
II est nécessaire de secourir les autours âla remise; pour celai! saurs’en approcher doucement, éloigner d’eux les chiens & les chevaux ,qui pourroient les épouvanter. C’est pourquoi il est bon dc ne met-tre que quarte couples de chiens à la volerie, & de les tenir toujourscn crainte.
11 faut, autant qu’il est possible , chasser toujours à l’abri du vent,
& jamais dans lc fil du vent. 11 faut tenir à la main une baguette ,qu’on source dans les buissons, pour en faire sortir la perdrix quandelle sc mec au cru. Les autours qui volent bas. entrent beaucoupmieux au vent que ceux qui relèvent. Sc par conséquent sont meil-leurs.
11 ne faut pas tenir long-tems les autours passagers fans les faire vo-ler, parce qu’ils deviennent paresseux & de mauvais affaitage. Quandle rems ne permet pas de les faire voler , on les porte de trois joursen crois jours dans une plaine, ou autre endroit propre ; & là ayantattaché une perdrix vivante , à un des bouts d’unc filière longue dedouze à quize toises, & l’autour à l’autre bout, onfaicpartir la per-drix du core de l'oiseau, qui fond aussi tôt deilus. II saur i’en laisserpaître, St prendre une bonne gorgée.
Vol pour le canard.
Pour instruite un autour, & le bien dresser à ce vol, il faut lui fai-re connoître des canards domestiques , Sc l’en laisser paître quelque-fois. Il faut choisir pour cette chaste l’autour le plus ardent & lc pluscourageux, Sc quand il est affaité, on le porte fur le poing, vers quel-que folié bien creux , ou canal où il y ait des canards; & quand onfaic précisément I’endtoic où ils sont actuellement, on avance douce-ment tout droit à eux, & l’on fe montre tout à coup sor le bord.Alors les canards prennent la volce, & l’autour partant aussi-tôt dupoing, à la toise, c’est-à-dire , tout dune haleine, & d’un seul traitd’aîle, ne manque pas de fondre sor quelqu’un d eux.
Vol four le lapin.
On choisir un autour propre à voler le poil, ce qu’il est aisé dc con-noître , cn présentant un lapin vif â plusieurs de ces oiseaux ; car onvoit celui qui parole avoir plus d’ardeur à sc jetter dessus. On affaireensuite cet oiseau, St quand on veut le faite voler, on le porte auxendroits où il y a des lapins, aux heures qu’ils sortent de leurs clapiers.
Accidtns qui peuvent arriver aux autours , faute d'étrebien gouvernés.
II ne faut pas s’imaginer qu’il faille laister jeûner ses autours, com-me les autres oiseaux de proyc, le jour qu’ils doivent voler, afin dcles rendre plus ardens Sc plus âpres à la volerie. Au contraire il fautavoir soin de les paître > autrement ils tombent dansjune défaillance,qu’on nomme boulimie : c’est une maladie causée par des humeurs quitombent du cerveau , dans la musette; ce qui arrive particulièrementpendant l’Hiver, dans les grands froids, lorfqu’onn’a pas soin de don-ner aux autours une nourriture abondante & propre.
II arrive quelquefois, qu’en chassant dans un tems trop chaud , le*autours s’élcvenr si haut, qu’on ne les apperçoit plus. Pour ne les pasperdre , il faut fe coucher par terre, & attendre avec patience qu’ilsfassent leur rentrée, Sc qu’ils descendent. C’est ordinairement sous levent 8c sor les arbres, d’où l’on peut les faire descendre en leur pré-sentant du vif, ou une perdrix morte attachée à une filière , commenous l’avons marqué ci-dcssus.
Nous ferons observer, cn finissant cet article , que l’on instruit Scque l’on guérit les autours à peu pics comme les autres oiseaux dcptoyc.
Autre maniéré de prendre les oiseaux de proye.
II faut choisir une campagne spacieuse & située sot une hauteurbien découverte , enserre que la place que vous choisirez pour tendrevos filets, soit éloignée de trois ou quatre cens pas des bayes Lc desarbres. Cette place étant ainsi disposée, vous y tendrez les mêmes fi-lets dont on fe sert pour prendre les pluviers, avec cette différence,qu’au lieu dc les verser d’un même côté, vous cn tirerez l’un d’un cô-té , Sc l’autre de l’autre.
Les deux filets D. E. étant ainsi étendus, on plante un billot A. aumilieu des deux formes, Sc un autre B. au côté d’une loge qu’on doity faire. Par-dessus ces billots, il faudra passer la corde pour attacheraux deux piquets ; puis poser le duc de la même meniere qui a déjaété marquée , Sc le tenir sor le billot B. pour le pousser. Sc le fairealler sor l’autre.
Lorsque, selon les marques qu’on cn a données , on jugera que leduc apperçoit quelque oiseau de passage, il faudra faire mouvoir &agiter le duc, pont attirer l’oiseau de proyc qui est dans l’air , le-quel appercevanc le duc, fondra fur lui cn biaisant. U est bon d’ob-seryer le eòcá d’où vient l’oiseau C, afin de le faire donner dans le
filet