Ois. O L a. O L L
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c haperonné. Quand à force dc veiller & d’étrc fatigué, il commtnc ea prendre k pât, il faudra le poivrer ; outre que par ce moyen onJ e rendra plus familier & plus docile, on le garentira encore de lavermine, des mutes Si de plusieurs autres infirmités , auíquelles les
oiseaux de proyc son sujets. .
Après qu’on a poivré l'oiseau, on le faitíecfacr au feu; & dans lafuite on lui met un chaperon un peu large,, pour lui faire la tête,ce qu’on réitère de rems en rems. asin de l’accourûmer à sc tenir
chape: onné. ...
Auffi-tôc qu’on s’apperçoit quil a envie de quitter le bloc pour vo-ler fur lc poing, il faut l’y inviter en lui présentant le leurre . surlequel il ne faut pas manquer dc lui faire prendre son pat. Aussi-tôt qu’il commence à sc faire au leurre, il faudra 1e porter à la cam-pagne, avec la longe attachée à la filière, & lui donner autant de le-çons qu’on le jugera à propos. 11 faut aussi lui faire connoitre seshommes, les cheveaux & les chiens, afin qu’il s’y accoutume , 8cqu’il ne s’tffarouche point quand on lui ôte le chaperon.
Quand l’oilcau commence à venir au branle du leurre, il faut lcpoìtTr se matin dans le jardin > & lc poser fut la pierre froide ; c’estce qu’on appelle jardiner 1 oiseau. Alors avant que dc lui oter le cha-peron , il faut lui donnée une beccade, & une autre après savoirdéchaperonné. Ensuite on setudie à 1 e bien assurer, avant que de 1 emettre hors de filière : ce qui se fait en s’éloignanc de tems en rems ,
& fe rapprochant ensuite peu à peu de lui ; & quand on est fut 1cpoint de l'abandonner à lui-meme, on lui fait tuer une poulepeu près du même pennage que la volerie pour laquelle il est destiné. S'il donne du bec il faut l'en corriger, ôc l’acharner pour cela fur1e tiroir. II saur fe servir de ce même moyen, quand l’oiscau est dif-ficile à affairer, & qu’on est obligé de lui ciller les yeux, dc la ma-niéré que nous avons marquée ci-dessus. II est aussi quelquefois àpropos d’ócer le chaperon à l’oileau pendant une nuit. afin qu’ilvoye !a lumière ; eníuite il faut le lui remettre: c’est le moyen désac-coutumer a quitter & â reprendre Je chaperon, toutes les fois qu’il sera
nécessaire. .
II faut remarquer qu’il y a des faucons , qui veulent ctre veilles
bien plus longtems que d’autres, parce qu’ils sont d'un naturel quin-teux 8c farouche, que l’on ne peut corriger qu’â la force de les las-ser, & de les obliger pat la faim à lè repaitre eux-mêmes. On yréussit ordinairement en leur faisant appercevoir un poulet dans unendroit de la chambre un peu éclairé ; puis on tâche de leur faireconnoitre la voix ou le réclame, en leur parlant ou liflant commeon le juge à propos; puis leur ayant remis le chaperon, on leur don-ne les parties les moins charnues de ce poulet, pour les leur fairetirer Sc les mettre par ce moyen en appétit.
Mais il ne fuffir pas qu’un faucon connaisse le réclame de celuiqui le dresse, il faut encore qu’il cannai Ile lc pât dont on lc nourrir.Pour cela on prend l’oiseau fur le poing de la main gauche; Stdeladroite on lui présente lc pât, qu’on élève & qu’on abbaííe dc temsen tems, pour l’excitet à le prendre’. Quand il en a pris deux ou troisgorgées on cesse, puis on recommence dc la méme maniéré, quel-que tems après: ce quon doit pratiquer tous les jours; Si quand oncroit que l’oiseau s'est induit suffisamment la gorge pendant le jour,on lui donne sur 1e soir une cure , qui est un peut peloton de coton ,de plume, ou de filasse de la grosseur dune fève, ou environ, afin dcle faue vuider, & de lc purger doucement.
Le meilleur moyen d’affaittr Sc d’encourager un faucon , c’est dclui faire tirer un poulet en lui parlant, ou lc sitìant comme nous ve-nons de dire, en élevant & abaislant de tems en rems la proye, Scen chaperonnant & déchaperonnant de tems en tems l’oiseau, II fautlui lâcher aussi quelquefois le poulet; & quand on voit qu’il s’y achar-ne il faut l’en réciter, en lui glisiant le chaperon fur la tête, le pluspromptement & le plus adroitement quil est possible.
lly a tei une Figure dans l'Edji/m de Fans ; mais comme elle ríaaucun rapport a la matière , nous avons cru devoir la Jupprimer.
[Oiseau dépïteux. Terme de Fauconnerie. C'est celui qui ne veutpas revenir quand il a perdu la proye.
Oiseau âpre d la proye . C’est celui qui est bien armé du bec &
des griffes. .
Oiseau trop en corps. C’est celui qui est trop gras.
Oiseau de bon guet. C’est celui qui fair bien veiller fa proye,
& prend ie Ion sems pour fondre destus quand elle pair.
Oiseau de bonne compagnie. C’est celui qui n’eít pas sujet à dé
robet ses sonnettes.
Oiseau d'échappe. C’est celui qui nous vient d’ailleurs que de
ceux que nous élevons.
Oiseau de leurre. C’est celui qui a les malsuces hautes , Sc lesreins larges, qui est bien croisé, bien assis, court jointe, & qui a lesmains longues.
OISELER. Terme de Fauconnerie. On dit : oi/eler un faucon,pour dire, le dresser & le bien affaiter. ]
OISIVETÉ. Vice œconomique tres-dangereux dans les familles. Ce n'elì pas le même défaut que la parejfe, il est moins consi-dérable : car la paresse est une disposition de l’ame qui abhorre routtravail : mais l'oisiveré simple est un manque d’occupation, ou rem-ploi que l’on fair de son tems à des occupations très-légeres, &bienéloignées de celles que le devoir exige. Nous ne nous étendrons pasà prouver combien ce défaut est pernicieux, tant dans le Chef quedans les membres d une famille , Sc dans ses Domestiques ; il n’y apersonne qui ne lc sente.
1 O L A.
O L AMPI, gomme. C’est une efpece de résiné dure , jaune ti-rant fur le blanc, transparente, reisemblanteau Copal, douce au goût,avec tant soit peu d’altriction. On nous apporte cette gomme de l’A-mérique. Elle est détersive, dessicative, résolutive.
O L I.
[OLIBAN. Encens mâle. C’est un suc qui découle d'un certain
OLI. OLO. O MI. OMO. ONC. &c.
arbre, qui croît particulièrement en Arabie. On fair des incisions autionc de cet arbre, pour tirer le suc qui sc durcit bien-tòt après,
& prend la coníistence de gomme. La maniéré de le préparer , estde 1e réduire d’abord en poudre, & d’cn mettre une dragme dansune pomme, que l’on à creusée expiés & qu’on fair cuire au feu ;puis on la fait manger au malade pour exciter une sueur abandante,Au reste il saur que le malade y paroisle dispose , & qu’on l’y aiepréparé par deux ou trois saignées. On allure que ce remède est spé-cifique pour la pleurésie.
L’Oliban doit être choisi en belles larmes, nettes, de couleur blan-che , tirant un peu fur le jaune , se castanc facilement, odorant, d'ungoût amer. Ce qu’on appelle en Latin marna thuris , est de l’olibanchoisi en petits grains, les plus ronds, les plus nets, ayant la cou-leur de la belle manne. L'Ohban Lt l’Enctns contiennent beaucoupd’huile & de sel volatil. L’Oliban est détersif, un peu astringent, fu-dorifique , propre pour les maladies de la poitrine, pour la pleurésie,pour fortifier lc cerveau, pour le cours de ventre , étant pris inté-rieurement : on l’employe aussi extérieurement pour déterger & mon-difier les ulcérés, & pour fortifier les parties: on en mêle dans ksonguens > dans les emplâtres : on s’cn sert aufli en parfum. L’é-corce de l'arbre doit découle l'Encens s’appelle thus qudaorum , l’En-des Juifs : elle doit être choisie épaisse.grasse ou résineuse, unie, ré-cente , odorante. Les Juifs s’en servent dans leurs parfums. Elle estdétersive > résolutive , dessicative.
OLIVE, fruit de 1 Olivier oblong , ovale, verd , charnu 8c suc-culent. Ce fruit est plus ou moins gros, suivant les lieux où il naît.Celui qui croît en Languedoc 8c en Provence > est grand comme legland d’un chcne, mais celui qui croît en Espagne est plus grosqu’une muscade. Cé'fruit renferme un noyau oblòng 8c pierreux,qui contient une semence aulfi oblongue. On cultive l’arbre qui por-te ce fruit en Italie , en Espagne, en Languedoc & en Provence. Onconfit les olives cultivées avec du sel & de Peau, pour les rendre bon-nes a manger: car au sortir de l’arbre elles ont un goût insupporta,ble. De ce fruit sc tire par expression Yhuile d’oUve : elle est émol-licnre, anodine, résolutive, détersive, propre pour la disl’enterie & pourla colique. Les olives contiennent aussi beaucoup de phiegme Sc desel essentiel, qu’on laisse écouler & dissiper avant que dc le mettre àla preste.
OLIVES, Ornement de sculpture qui sc taille comme des grainsoblongs enfilés en maniéré de chapelet, furies astragales Scbaquertes.
O L O.'
OLOGRAPHE. ^«Holographe,
O M I.
OMISSION de recette , qui se fait par le dol du comptable.C’est une négligence quelquefois criminelle, & qui devient inexcu-sable , parce quelle rejaillir au dommage du Roi & du Public . surquoi personne ne peut prétendre pour excuse ni ignorance ni négli-gence , car ces deux défauts sont capiteaux. St rendent ['Officier nonseulement impropre & inhabile â manier les deniers publics , maisaussi indigne 8c coupable. Cette omission est considérée comme uneefpece de larcin, 8e comme le crime de Péculat. Toutes ces sortesd’ignorances 8 c de prétendues négligences 8c inattentions , qui sontpréjudiciables au Roi ou au Public, sont de leur nature inexcusables& punislables, pour écarter d’autant plus sévèrement les pe,sonnesignorantes 8c négligentes de ces sortes d’emplois dans lelquels onexige ('exactitude Sc une efpece d’infaillibilité dans l’exercice dc cesfonctions dangereuses 8 c publiques. Cependant íì les comptables dé-clarent l’omission à tems en la Chambre des Comptes , 8c sontprêts à la réparer avant qu’on s’en soit apperçu, ils sont déchargésdc la peine des Ordonnances: c’est le sentiment des Jurisconsultes,& la pratique de la Cour des Comptes, Aides 6c Finances. VoyezCharondas fur te Code Henri, Uvre. iz. Titre 42. & f Ordonnance deFrançois 1. du mots d’Avril is$a.
OMO.
OMOLOGATION ou Homologation , du mot Grecomologeo, signifie consentement 8c approbation. En effet c'est la con-firmation en Justice du Gouttât, de la Transaction ou de la Senten-ce arbitrale. Par exemple des créanciers paslènc un contrat d'ater-moyemenc ou de remise avec leur débiteur : pout en faire consen-tir l’cxécution aux autres, il les font assigner paidevant les Jugesaufquels ils sc sont soumis; 8c le Jugement qui intervient en faveurdes demandeurs, sc nomme Semence ou Arrêt d’omologation. Cetteomologacion est néccíîaire, autrement la Transaction & la Sentencearbitrale n’auroient aucune autorité 8c force civile , ni aucun effet,parce que ces Juges arbitres sont des Juges volontaires, arbitraires8cparticuliers, qui doivent être autorisés pat les Juges Royaux Se Civils.
O NC.
ONCE, dans l’ufage présent de l’Art de bâtir, est une mesure :c’est la douzième partie du Palme Romain , ou 8 lignes 4 dixièmesdu pouce de Roi. L’once chez les Romains étoit une mesure de lon-gueur, qu’ils déterminoient ainsi: on dívilòit le pied en 12 onces,qu’on nommait aussi doigts ou pouces.
[Once. Voyez. Poids.
O N G.
ONGLE d'Elan. On employé l’ongle d’Elan dans les remedes an-tiépí eptiques qu’on prend intérieurement : on en pend aussi un péritmorceau au cou , Sc l’on en fait porter des bagues au doigts, pourpréserver du même mal. Mais l’on voit par expérience, que ces amu-lettes sont des amufemens qui ne produisent aucun effet.
[Ongle, se dit en Fauconnerie, d’unc raye qui sc forme dans