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f œil Jcs oiseaux de proye, quand le chaperon les ferre trop, ou qu’ilfont enrumé'. ]
[ONGLEE. Panaris, mal d’avanturé. C’est un mal qui cause unedouleur rrès-lenfible a l’extrémité du doigt. On prétend que pour cal-mer cette douleur, rien n’est plus spécifique,que de mettre le doigtdans le trou de l’oreille d'un chat. II faut pendant ce tems-là tenir cetanimal , pour [empêcher de jouer des dents & des griffes.
On applique pour le même mal, un ver de terre vivant fur lc boutdu doigt & un peu plus bas. On l'y assujettit en l’entortillant > & lecouvrant ensuite d une bande ; & on le laisse en cet état , juíqu’a cequ‘il soit moi t.
Un bon remède encore , est de faire une lessive de cendre de sar-ment , Sc d’y tremper son doigt plusieurs fois de fuite.
Onglée, lc dit aussi dune cfpece d’engourdissement douloureuxqui prend aux doigts . Sc qui est causé par le fioid. Lc remède à cenul , est de le chausser doucement > en approchant peu à peu lesmains du feu. Si ce mal étoit violent,il íaudroit s’écbausser les mainsdans de l’eau un peu plus que tiede.]
ONGLKTv Terme d’Architecture , en charpenterie & en menuifeiie. On dit, assemblage en onglet i c’est-à dire, en anglet ou petitanglcic’est sur tout en menuiserie ì’aslémblage qui sc fait en diagona-le lut la largeur du bois- Si qu’on retient par tenon Sc monade ; letenon est une petite avance Ju bois d’une part.fic la mortaile est uneouverture dars l’épaisséur du bois d’une autre part , pour recevoir letenon & former un fort assemblage de deux pieces de menuiserie oude charpenterie. au mot Assemblage les autres fortes d’af-
femblagcs, comme font k chef , par entaille, par embrevement, en cre-mittere . en triangle . cn épi, Lee. Pour expliquer cette forte d'assemblagequ’on appelle en onglet, il faut savoir qu il y a deux efpcces de retourdans les moulures d’Architecturc : l’une est simplement appelléc k an-gle, qui est commune à toutes les moulures des corniches : l’aucte estappelléc k onglet , qui est le retour des chambranles & des quadres. Leterme k onglet , est plus en usage chez les Menuisiers , chez lelquclson compte plusieurs autres sortes d’assemblages donc on n’a pas faitmention dans cet Article. Voyez. Menuiserie.
ONGUENT. Voyez cet Article dans le Dictionnaire Œconomique, Si y ajoutez ce qui fuit.
Onguent admirable.
Il faut incorporer deux onces de myrrhe, autant d’aloes, autant deíarcocolle , le tout cn poudre dans une livre de miel écume & bienépuré. Ensuite ajoutez-y sept ou huit onces de bon vin blanc > Le fai-tes bouillir à petit feu, en remuant avec un bâton ou spatule de bois.jufqu’à confistencc d’onguenr. On peut ajoûter encore aux ingrédknsmarqués ci-ddlus , une once de colcotar. On met cet onguent dansles plaies avec de la charpie j il les nettoyé Si les mondifie, agglutineles chairs Sc les cicatrise» & résiste à la coriupuon.
Onguent blanc,
II faut prendre un pot de terre vernissé > & y faire fondre à petitfeu deux livres de cire blanche en morceaux dans deux livres d’huileroíat. La cire ctant fondue > on la retire du feu, en agitant avec unespatule de bois > jufqu’à ce que la matière commence à s épaissir.Alors on y mêle peu à peu huit onces de ceruse de Venise en poudre»qui aura été lavée plusieurs fois en eau commune , trempée pendantcinq ou six heures dans l’eau-rofe, & léchée a sombre entre deux pa-piers. II faut bien remuer avec la spatule » Sc ne point cesser jufqu’àce que l’onguent soit presque froid. Alors il faudra ajoûter un grosde camphre dissous dans un peu d’huile rosat» en remuant torìjours,jufqu’à ce que 1 onguent ait pris consistence.
Cet onguent rafraîthit, Sc consolide les plaies légeres ; guérit lesbrûlures, d’artres , érésipelcs, démangeaisons & autres maladies de lapeau. II est propre pour les contusions,les écorchures & les rougeursenflammées, qui arrivent aux cuisses des enfans, & c.
Onguent Alahaflrin , propre contre le mal de dents fr de tête,fy contre les chûtes fy- contusions.
Faites digérer pendant trois jours dans un pot dc terre vernissé, sixonces de pierre d’albâtre réduite en poudre subtile , quatre onces defleurs de camomille,deux poignées de pointes de ronces,une pincéede feuilles de rhuë, avec une once Sc demi de cire blanche, deux li-vres de vin blanc > & une livre d’huile rosat. La digestion étant faite,faites bouillir le tout ensemble , juíqu’a ce que le vin soit consumé.Ensuite ayant retiré le pot du feu, & la matière étant refroidie, vousy ajouterez Sc mêlerez exactement quarte blancs d’œufs » que vousaurez battus auparavant s puis vous passerez le touc par un linge clairavec expression.
Onguent brun.
Mettez dans un bassin , fur un feu médiocre , une livre & demied’huile d’olive,quatre livres de beurre frais, & autant de sain doux. Letout étant fondu , ajoûtez-y quatre livres de suif, & autant de cireblanche, coupées par morceaux; Si lorsque ce mélange commenceraà s’élever, vous y jetterez quatre livres de litarge d’or cn poudre. S’ils’éleve une seconde fois, il faut avoir soin de bien remuer, julqu’à c.eque la matière fe toit abaissée , & ait pris consistence d’onguent : ceque l’on peut connoître, en mettant un peu de cette matière fur uneassiette ; car si elle durcit en se refroidissant » c’est marque qu’elle estassez préparée. Au reste , il faut observer d’em ployer à cet usage unbassin qui soit grand & haut dc bord , asin que la litarge venant às’élever, ne soit pas en danger d’étre brûlée , aussi bien que les autresingrediens. Cet onguent est très-propre pour faire mûrir & suppurerles abfcès superficiels,& les tumeurs des mammeiles.
Tome II.
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Onguent Napolitain simple , pour les poux > puces , punaises,morpions , galle , gratelle , démangeaisons , fy autresmaladies de la peau.
Remuez pendant six heures » Sc agitez fortement dans un grandmortier de marbre, six onces de mercuic ou vif argent , avec quatreonces de bonne térébenthine de Venise ; ensuite ajoûtez-y peu à peuquatre livres dc sain doux ou graissé de pourceau > en remuant toû-jours, jufqu’à ce que le tout ait pris consistence d’onguent. On peutappliquer cet onguent fur toutes les parties du corps , excepté lur lapohrinc , que le vif-argent pourroit altérer.
Onguent Citreum de Lemtry , propre pour remplir les cavités,fy dissiper les cicatrices que laijfe la petite vérole , pouradoucir la peau , fj- emporter toutes les taches.
Mettez dans un pot de terre vernissé, deux livres de la graisse qui fetrouve aux intestins des oyes : il faut la laver auparavant dans plusieurseaux de fontaine, ajoûtiz-y quatre oignons de lys nettoyés, lavés Sccoupés menu i quatre citrons fans leurs écorces ; une demi-livre demaigre de veau , coupez par petits morceaux ; trois onces des quatregrandes (cmenees froides, mondées, concassées & pilées ensuite dansun mortier de marbre , avec autanc de semence de pavot blanc , pré-parée de la méme maniéré, demi-once de borax,& autant d’alun estpoudre. Le tout ctant mêlé ensemble dans le pot dont on a parlé ci-dessus, on !e fera bouillit au bain marie, pendant dix heures. Ensuiteayant tiré le pot du feu , on coulera la matière avec expression , onla laissera reposer , & l’ayant séparée de la crasse & de l’humeur ac-queuse qui se fera précipitée au fond , on mettra fondre dans cct on-guent, a une chaleur rrès-lente, deux onces de nature de Baleine, Scon le gardera pour le besoin. Remède éprouvé.
Onguent de Courges d’Oviedo , propre pour rafraîchir (f humeSer,fy particulièrement pour temperer la chaleur des reins ,fr autres inflammations.
Prenez courges, pourpier & morelle, de chacun demi-livre ; expri-mez-en le lue a la maniere ordinaire ; mêlez ce suc avec huit oncesd’huile d’amandes douces , & autant d’huilc violât ; faites bouillir cemélange à petit feu dans un pot de terre vernissé. Toute l’humidiiéaqueuse étant consumée, vous coulerez l’hnile par un linge, & vous yferez fondre quatre onces de cire blanche coupée par morceaux bienminces. Vous aurez foin de bien agiter cette matière avec un bistor-tier ou spatule , asin que le tout s’rncorpore exactement. On gardecet onguent, & dans le besoin > on en frotte les parties affligées.
Onguent Kutritum , rafraîchissant fr dejjìcatif.
Prenez six onces de litarge d’or, réduite en poudre subtile. Agitez-la dans une bassine de cuivre, & versez par dessus peu à peu > huit on-ces de vinaigre três-sorr, Sc environ une livre & demie d’huile d’olive.On verse d’a'ord un peu de l’un,& ensuite un peu de lautrc, conti-nuant ainsi alternativement, jufqu’à ce que le tout soit bien mêlé &ait acquis la consistence d’onguenr.
Cet onguent est propre pour les ulcérés causés pat une humeurâctc & pituireuíè , pour les cicatrices , les inflammations des playes,pour la galle, les dartres, démangeaisons, Lee.
Onguent de Cynoglojfe ou Langue de chien , pour dissoudre le sangcaillé , fr pour les contusions , dislocations , fr c.
Coupez par petits morceaux , & concassez une demi-livre de raci-nes dc cynoglosse , quand elles font bien rouges , & dans leur plusgrande vigueur. Faites-les bouillir à feu lent dans un pot vernissé,avecune livre Sc demie de beurre frais, & quatre onces de vin rouge, juf-qu’à consomption du vin. Alors retirez le pot du feu , Le ayant laissérefroidir la matière, féparez-la des feces, & gardez-la pour le besoin»
Remarque fur lusage des Onguens.
Lotfqu’on fe sert d’onguent onctueux,dont il est nécessaire de con-server l’onctuosité > il faut se servir de vessie de porc j ou au moins devieux papier froissé.
Onguent pour toutes playes, ulcérés , maux de sein des femmes, quand
ils Jeroient presque tous pourris , chancres , fy Noli me tangere.
Prenez quatre livres d’huile d’olive de la plus excellente, une livrede cérufe de Venise, de litarge d’or, Sc de poix de Bourgogne, de cha-cun quatre onces ; de myrrhe choisie de la plus transparente, & troisou quatre livres de cire jaune nouvelle, pour lavoir plus ou moins li-quide. Prenez une terrine vernissée en dedans Sc autour . mettez de-dans les drogues les unes après les autres : premierement, l’huile qu’ilfaut faire bouillir à feu modéré pendant une demi-heure , jufqu’à cequ’elle commence à noircir; pour lors retircz-la du feu, Sc ajoûtez-yla cérufe ; faites la,bouillir une heure > mettez-y ensuite la litarge pen-dant une demi-heure. Nota, qu’il faut que la cérufe Le la litarge soienten poudre impalpable. Cela fair,ajoûtcz la poix de Bourgogne, quevous ferez aussi bouillir pendant une demi heure, ensuite la cire neu-ve demi-heure, & la myrrhe en poudre subtile,que vous mettrez dou-cement dans la terrine lorfqu’elle fera hors du feu , parce qu’autrc-ment tout fe perchoir. Remuez toûjours avec une spatule de bois,jufqu’à ce que la myrrhe s’incorpore, & que ront lé refroidisse;il fautaussi dans la cuite Sc mélange des autres drogues, remuer de rems esttems > de crainte qu’elles ne s’attachent au fond.
II s’applique fur du linge : il en faut peu , & l’on ne met ni tenteni charpie; Si quand les mammeiles des femmes fcioient pourries,elles guériront, Dieu aidant,
I ij
Onguent