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gros, que l’on délayera dans un demi-sctier d’eau commune. On pour-ra ajouter dans cette dillolution deux gros de sucre candi avec unecuillerée deaii de vie, lorsque l’ulccre sera cicatrisé.. Si ce remcde nedétruit pas alícz la tache , on íe servira d’une poudre faite avec l’osde seche & le sucre candi mêlés ensemble, dont on fait tomber groscomme une lentille tous les matins fur la tache.

De pOphthalmie qui suit lt Rhume , & de ses Remèdes.

La troisième espece d’ophthalmie > qui est accompagnée d’un suin-tement d’une humeur épaisse qui colle les paupières pendant la nuit,demande peu de rems pour fa gucriíon. Après les remèdes géné-raux , on sc servira tous les soirs de pornade de tutie, dont on met-tra en se couchant gros comme une lentille au coin de l'œil du côtédu nez, enserre qu’ella entre dans l’œil. II faut laver l’œil quatre foispar jour avec dix parties d’eau tiede, & une partie d eau de vie. Com-me il arrive souvent que les angles des paupieies sont ulcérés , si el-les ne guérissent pas par la pornade de tutie , on le servira de la dis-solution de la pierre divine dans l'eau commune.

Ophthalmie avec Chassie , & ses Remèdes,

La quatrième forte d’ophthalmie fe guérit après les remèdes géné-raux , par su sage d’une eau composée avec du sel armoniac & du selde satuine , sept grains de chacun , que l’on dissoudra dans l’eau derose & de plantin > quarte onces de chacune , pour en baigner l’œiltrois ou quatre fois dans la journée.

Ophthalmie qui occupe le globe du côté des angles , ses Remèdes.

II faut se servir pour la cinquième espece d’ophthalmie, d’un col-lyre fait avec le vitriol bl^nc & l’yiis de Florence, un gros de chacun :le tout infusé dans trois chopines d’eau ou deux pintes , selon quel’on la souhaite plus ou moins forte.

Remède a ï Ophthalmie avec bourgeons.

Cette ophthalmie sc guérit par l’usage de la dissolution de la pier-re divine dans l’eau commune, lorsque les bourgeons ne se trouventque fur la conjonctive. Mais s’ils s avancent fur la cornée transparente& qu’il paroisse du pus répandu entre les pellicules de la cornée , onuse des remèdes qui servent aux abscès de l’œil, comme on verradans la fuite.

Guérison de POphthalmie avec de petits abscès fur la Cornéefy- la Cimjcncîive.

II faut mettre fur les yeux où il se forme des abscès entie la con-jonctive & la cornée transpatente , des remèdes propres pour faireouvrir ces abfccs , & les cicatriser ensuite : parce quç l’inflamrnation& les progrès de la maladie ne cèdent qu’au même rems que la ma-tière se vuide. On applique U abord une eau distillée du camphre , &aulli-tôt qu’il commence à percer , on y met de la dissolution de lapiene divine dans l’eau commune,qui nettoyé & cicatrise les ulcérés.

Guérison de ÏOphthalmie F.réspélateuse.

Celle-ci est longue & difficile à guérir. On doit d’abord mettre furla partie de l’eau distillée de fleurs de sureau,mêlée avec une dixicmepartie d’eau de vie, que l'on sera tiédir pour en bassiner l’œil, & mc-me les paupières. On auta aussi recours au scton & à la saignée, tantdu bras que du pied & de la gorge. On mettra dans la fuite en usagela purgatíon & les emplâtres vésicatoíres, si on les juge nécessaires.

Guérison de l'Ophthalmie Vénérienne.

Cette ophthalmie demande de la diligence. On fera prendre aumalade la panacée mercurielie , & on le saignera du pied pour dé-tourner l’humeur qui se porte à l’œil. On mettra le malade dans lebain domestique, soir Sc matin, & on le purgera dès le premier jourdu bain, ce que l’on est oblige quelquefois de réitérer plusieurs joursde fuite , en donnant la panacée tous les soirs. On lavera les yeux àtout moment avec le mélange d’eau & d’eau de vie. On aura toujourssor les yeux des compresses trempées dans le vin qu’on va décrire :par ce moyen on guérira cette maladie en peu de tems, si on s’y prendde bonne heure ; autrement les yeux périront, ou n’autont que peu devue après la guérison. Voici la description du vin dont il est question.Prenez du romarin, de la sauge,de l’fiyssope & des roses de provins,une pincée de chacune > que l’on fera bouillir trois ou quatre bouil-lons dans un demi-sctier de vin rouge , dans lequel on trempera descompressés pour ses mettre fur l’œil, prenant garde de ne pas troples presser (sens 1 e bandage.

RemédêS'de ï Ophthalmie causée par des ordures dans P oeil.

On ôtera ces ordures. Si elles entrent dans le blanc de l’œil ou dansla cornée , on les ôtera avec l’extrémité du tranchant d’une lancette,qui emporte tout ce qui est fiché dans le globe. Les ordures qui fontentre le globe & les paupières, peuvent sortir par le moyen d’un sti-lct d’argent, que l’on introduit entre la paupière & le globe.

Remèdes de l'Ophthalmie causée par des coups reçus à Pceil.

Dans cette espece d’ophthalmie, y ayant presque toûjours du sangextravasc dans l’œil , il est nécessaire d’y appliquer des remèdes réso-lutifs Sc anodins , tels que le sang de pigeon que l’on y sait couler

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deux sois par jour. On trempe des compresses dans du vin chaud, danslequel on a mêlé quelques gouttes de baume du Commandeur, qui zctc décrit déja parmi les baumes. On applique ces compresses fur lespaupières. On a soin de saigner une ou plusieurs fois , selon que lamaladie le requiert. On lave l'œil trois fois le jour avec un mélanged’une cuillerée d'eau vulnéraire, mêlée dans cinq cuillerées d’eau dis-tillée d’euphraise. On íe sort dans la fuite d’autres remèdes , ayantégard à la disposition de l’œil,& aux acadens qui suivent Ie coup.

Remèdes pour l Ophthalmie qui fuit la pettte-Vérole , pour lesacctdens qui l accompagnent.

A l’égard de cette ophthalmie, je renvoyé le Lecteur au traitementprécédent de l'ophthamie humide. Je dirai seulement,que pendant 1 ecoûts de la pctice-vérole , on doit se servir d’un collyre fait avec lesaffran & les eaux de plantain & de rose. L’eau dilli lce du camphreprévient tous ces accidcns, lorlqu'ellc est appliquée dans les eomnicn-cemens : il suffit d’avoìr soin d'en mettre quelques gouttes dans l’œil,quarte ou cinq fois par jour , & d’empêchcr cn méme tems que lespaupières ne se collent, car cela est de grande conséquence. Pour cetesset on trempe la barbe d’une plume dans cette liqueur, & on la pas-se entre les deux paupières plulieurs fois, de tems en tems , dans lajournée & pendant la nuit.

II ne reste qu’á donner la maniéré de guérir les ulcérés qui viennentfur ses bords des paupières. Les eaux ophthalmiques cn général ysont utiles,mais n’ont pas pourtant une entiere efficace. L’Autcur duTraité des Maladies des yeux, qui est aussi Chirurgien & Oculiste de S.Coftne à Paris, dit qu'il a trouvé qu'en touchant adroitement avec lapierre infernale ces fortes d’ulccrcs, ils fe cicatrisent aisément : maisíl faut soigneusement en ôter l’ardeur auffi-tôt qu’elle les a touché* ,en faisant baigner l’œil plusieurs fois dans un petit vejre plein d’eau.

On les touchera, dit le méme Auteur ( de qui on a recueilli une bon-ne partie de ces remèdes,) une ou deux fois ia semaine> jusques á ceque l'on juge que ce soit assez, & on met fur ces endroits, soir & ma-tin, de la tutie en poudre très-sine. qui achevera de les cicatriser. Al’cgard de ces ulcères,il est à remarquer que ccux qui Ion: profonds>sont plus longtems à guérir que ceux qui ont une chair fongueuse.

Remèdes à la tache blanche dite Albugn.

Cette maladie, dit le même Mr. de S. Yves, Oculiste da Paris > estune espece de tache qui vient à la cornée transparente, causée par unsuc blanchâtre qui s'arrête dans la substance de certe membrane. L’in-filtration s’en fa.t peu à peu, & devient enfin quelquefois si considé-rable, qu’elle couvre entièrement la cornée transparente, d’où il arri-ve que les malades ne distinguent plus ses objets. On ne doit,dit il,rechercher la cause de certe maladie que dans le sang, qui s’arrête Scproduit l'embarras des vaisseaux de la cornée, qui fournissent ensuitele suc blanchâtre qui forme cette tache. Cette maladie est plus incom-mode que périlleuse , o’occasionnanr point pour l’ordinaire la pertede la vue, lorlqu’on a soin d’y apporter de bonne heure les remèdesconvenables. On doit, félon le méme, avoir deux intentions dans lacure de certe maladie : la premiere est de s’opposcr à l'augmentationde Pembatras : la seconde est de détruire celui qui est déja formé. Onsatisfera à la premiere intention, par une diete exacte , faisant usagetous se* matins d une eau de veau altérée avec des herbes rafraîchis,santés, ou à son défaut, dune chopine de petit-lair mêlé avec une oncede syrop violât. II ne saut pas manger beaucoup de viande, usant pourboisson ordinaire d’une tiíannc simple. On employera outre la saignée,le bain domestique fort utilement, aussi bien que ks emplâtres véfi-cacoircs appliquées à la nuque du cou, que l’on entretiendra pendantquelque rems. On satisfera à la seconde intention , par l’usage destopiques spiritueux & résolutifs, tels que l’mfusion de l’anis & du fe-nouil dans de bonne eau de vie , dont on versera une cuilletée dansles eaux distillées d’eufraisc, de fenouil & de plantain, deux cuilleréesde chacune; évitant soigneusement les eaux vitrioliques, comme très-pernicicuses & propres à faire dégénérer cette maladie cn abscès ouen ulcéré. Lorsque l'inflammation est passée, il faut se servir de quel-que eau ophthalmique > qui achevera d’éclaircir parfaitement la vue,en faisant couler plusieurs fois le jour quelques gouttes sor l’endroicde la blancheur.

OPHTHALMIQJD E S, Terme de Médecine, pour marquer le»remèdes, sur-tout simples,qui conviennent aux diverses maladies desyeux. On a parlé jusques ici de ces remèdes, entant qu’ils sont appli-qués aux diverses maladies des yeux > mais fous ce titre on a un au-tre dessein , diffèrent de ce qui a été dit des maladies des yeux : caron entend par ces ophthalmiques, des remèdes distribués pat diversesclassés , comme spécifiques & appropriés aux yeux. Le Sieur Tauvryen a ramassé les principaux dans une Table qu’on peut consulter danssoa excellent Traité des Médicamens , derniere édition , pag. s 39. Maiscette Table scroic très-préjudiciable , fans les réflexions & considéra-tions suivantes que 1 e même Auteur y joint. S'il y a, dit-il, des spe-cifiques pour quelques parties, il y en doit fans doute avoir pour lesy$ux : car leur structure & leur délicatesse sont fort différentes de cel-les des autres parties. Ainsi les répereuflifs, les résolutifs & les déter-sifs dont on peut sc lèrvir dans beaucoup de rencontres avec succès,pourroient causer dans les maladies des yeux des désordres,quoiqu’ilsfe fassent de la mcine maniéré.

1. L’on remarque que presque tous les remèdes huileux & grais-seux , font du ma) aux yeux, tant parce que bouchant ks porcs de leursmembiânes, ils empêchent les matières acres de transpirer; que parcequ’en bouchant les trous des conduits lacrymaux & du canal nazal,ils empêchent ks latines de couler. On doit ôtet de cette régie leshuiles pénétrantes, comme celle de vipere.

1. On compte dans l’inflammation du blanc de l’œil , que les ré-pacuílìfs sont d’wi bon usage ; tels sont l’eau de plantain , k cryslal

X iij minéral,