OR. OR A.
nejsttant qu’une fumée sans flâme, est détermine pat íà pesanteura agir en bas.
L'amalgamation de l’or est une calcination de ce métal avec le mer-cure, par íc moyen de quoi, il teste dans le creuset une liqueur enmanière de beurre . qui est une réduction de l’or en tes plus petitesparties.
La volatilisation de l’or&des autres métaux est une opération rrcs-coníidérable, & non impoíîble, pourvû qu’on ait un manstruc proprepour l'élcver dans l’alembic. Celui pour l’or est l’d'prit bézoatdique >composé de beurre d antimoine, d’esprit de nitre, & (ie sel, qui d.s-sout l’or d’une manière particulière, Sc l’enléve avec soi dans l’alem-bic, & au cou de la retorte, où il se congèle en forme de crystauxrouges avec le menstrue. Zwetpher , dans Ion Traité hermétique , tirede l’or vierge L tans feu > un esprit par la distillation à la rctorte àun feu violent > capable de diíïoudre Sc de volatililcr l’or, c’eít-a-dircde le convertir en se! volatil.
La sublimation de l’ot seroit de ce lieu : mais comme notre célé-bré Auteur en a donné dans íbn Régné minerai la méthode Sc tout leprocédé, pour abréger nous y renvoyons. Au reste, Etmtdler , traitetoutes les préparations fur l’or avec beaucoup de foin.
OR, par rapport à l Architecture Sc la Peinture. L’Or est le plus >précieux de tout les métaux, qui, réduit cn feuilles St appliqué íurplusieurs couches de couleur, sert à enrichir le dedans & le dehorsdes bâtimens. On appelle ot mat, celui qui cttnt misenccuv.e n estpas poli: or brimé, celui qui est poli avec la dent de loup, pour dé-tacher les chairs des draperies Sc les ornemens, de leur fonds : orsculpté , celui dont le blanc a été gravé de rinceaux & d’ornemens desculpture: or repassé, celui qu’on est obligé de repasl'er avec du ver-meil au pinceau, dans les creux de sculture, ou pour cacher les dé-fauts d’or, ou pour lui donner un plus bel œil : or bretele , celui dont leblanc a été haché de petites bretures: or de mosaïque, celui qui dansun panneau est partagé par de petits carreaux ou losanges ombrés enpartie de brun. pour paroitre de relief : or rougeâtre ou verdâtre ce-lui qui est glacé de rouge ou de verd, pour distinguer des bas reliefsSc ornemens de leur fonds : or à l'huile, l’or cn feuilles appliqué furde l’or couleur, aux ouvrages de dehors, pour mieux résister aux in-jures du rems. Sc qui demeure mat : or moulu, celui dont on doteaufeu le cuivre & le bronze : or coquille, celui qui ne sert que pour lesdesseins»
O R À.
[ORANGE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique »
Sc y ajoutez ce qui fuit.
La meilleure maniéré de faire leau de fleurs d’Orange.
11 faut prendre cinq ou six livres de fleurs d'orange , y ajouter cinqou six onces de la premicre écorce d'orangcs amcrcs coupée par petitsmorceaux ; mettre le tout dans une cruche de grais,&verser par détinsquatre livres d’eau de mélisse, & autant de vin blanc : si l'eau demélisse manquoit » il faudroit mettre le double de vin blanc. Onremué bien le tout avec un bâton > ou spatule de bois, Se après avoirbien bouché la cruche > on Icntcrre dans du fumier chaud. où elledoit rester pendant deux jours, pour mettre la matière en digestion.Ensuite on verse promptement la matière dans une grande cucurbitede verte, Sc l’on fait la distillation au bain-marie, ou bain de va-peur, par un feu fort. Vous gardez ensuite votre eau qui est lavéritable eau de naphte.duns des bouteilles de verre bien bouchées.
Cette eau est excellente dans les maladies hystériques > pour exci-ter les régies, fortifier l’estomac & le cerveau, Sc corriger la mali-gnité des humeurs. Elle est propre aufli pour dissiper les vapeurs. Oncn peut prendre depuis un scrupule jusqu'à une once.
Si l’on ajoûte de petites oranges vertes de la grosseur d’une noix àl’infuíion, í’eau distillée en fera beaucoup meilleure ; il faut les con-casser avant de les mettre dans la cruche.
Pour tirer l'efprit de l’eau de fleurs d’orange, il n'y a qu'à mettiede cette eau dans un matras avec un chapiteau , lui adapter un réci-pient > &c distiller au bain de vapeur envtron la quatrième partie de cetteeau; il a la même vertu, mais la dose en est plus petite, parcequ'ilest plus font. .
Pour tirer l’huile de fleurs d’orange , on fait infuser les fleurs dansl’eau commune; il est bon d’y ajouter de la premiercécorce d’orangesaigres, & de petites oranges bien écrasées. II faut distiller à grand feu,on aura l’huile, ou l’eílènce qui surnagera sur l’eau, de laquelle onpourra la séparer par le moyen d’un périt cotton; Sc on la garderadans des phioles bien bouchées. Elle a toutes les propriétés de soneau. La dose est depuis deux gouttes jusqu’à íix, dans quelque liqueurappropriée. Pour la rendre plus dissoluble, on la mêle avec un peu desucre candi pulvérisé. C’est-Ià la véritable essence de fleurs d’orange.]
[ORANGER. Voyez cet Article dans 1e Dictionnaire (Eco-nomique, Sc y ajoutez ce qui fuit.
Terre propre aux Orangers.
Lorsqu’on n’a pas !a commodité de préparer ainsi la terre, o»peutse servir du terreau, qui sc fait de la bouë qu’on ramasse dans lestués; mais il faut qu’il ait passé deux ou trois années, & qu’ij soitbien mûr. Quand on veut s’en servir, il le faut passer à la clay e. Com-me i! se trouve de toutes sortes de sels dans ce terreau, -il est fortpropre pour les Orangers, Sc autres arbres qui font en caisse.
Observation sur ce qui concerne les Orangers, à l'égard des caisses. *
Si elles font trop larges Se trop profondes, l’arbre ne pousse qu’enracines, Sc ne s’occupc qu’à remplir fa caillé. Si elles fo.nt trop petites,il sera gêné, & manquant cfc nour riture, bien loin de croître, íl dépérira.
Tome 11.
O R A- 7 j’
Lorsque les Orangers font d’une grosseur considérable, il faut queleurs caillés puissent s’ouvrir par les deux cotez, moyennant deuxbarres de fer Sc des crochets qu'on y fait mettre, afin de faire un demichange aux Orangers, quand on le juge nécessaire Sc de nettoyer lefond de la caillé de la bouc qui s’y forme, Se qui pquiric peu a peula racine des arbres. Pour l’óter, il faut pencher la caillé, tirer labouë, & mettre de bonne terre á la place.
Si l’on croie que la terre d’une caillé loir usée > il faut changer l’ar-bre, & le mettre dans une autre caisse garnie de terre neuve , & bienpréparée.
Maniéré de rencaisser un Oranger.
Vous mettez d’abord des briques, pierres ou plairas de la grosseurdu poing, au tond de la caille, pour laisser du jour entre la terre Scle fond, donner à l’eau un pallàge fous la caillé, Sc empêcher par ccmoyen, qu’il ne forme du morti.r au fond.
Ensuite vous remplissez votre caille de terre, que vous avez soinde bien plomber, en faisant entier un homme sut la caisse, pour pres-ser fortement la terre avec ses pieds. Apres cela vous taillez la mottede votre Oranger, Sc en taillant les racines, vous faites enforte qu’cllcsoit proportionnée à votre caillé. Mais avant que d’y placer votre Oran-ger, vous faires rafraîchit là motte dans l’eau, l’espace d’environ undemi-quait d’heure, ou autant de tems que vous le jugerez nécellaire.Pu;s Payant posé dans la caisse, vous aurez soin de bien plomber laterre que vous mettrez tout au tour dc la motte, par le moyen u’ungros bâton ; afin d’aifermir l’arbre, Sc qu’il ne puisle être ébranlé pacle vent.
II faut prendre garde qu’il ne s’enfonce pas trop dans la terre, Scque le haut des racines soit á découvert. Cela fair, vous lessiverez vo-tre Oranger, c’est-à-dire, que vous l’arroserez allez abondammentpour que l’eau découle cn bas fous la caillé, C’est ainsi qu’il faut tou-jours arroser les Orangers, mais il faut bien observer de ne les airo-iér jamais que quand ils cn ont besoin.
Si vous avez encaisse de petits Orangers, qui soient venus dc loin,& que vous remarquiez qu’iis ay en t beaucoup de peine a pousser;vous connoitrez aisément ceux qui doivent périr, en ies incitant avecleurs caillés dans une couche de fumier chaud. Cela se pratique ordi-n drement au mois de Mai, Sc on les 1 aille ainsi enterrez pendant huitou dix jours. Ceux qui pourront reprendre, pousseront des feuilles ácde nouveaux jets , Sc les autres au contraire sécheront !ur pied. II fau-dra retirer les premiers aussi-tôt qu’ds fe leront déclarez; parce quelïon ses laissoient fur la couche » il s léroient bien-tót orûlcz par la cha-leur du fumier.
11 faut observer de ne les pas exposer à l’ardeur du soleil ; mais deles mettre dans un endroit, où ils ne puissent recevoir les rayons quedeux ou trois heures se jour.
.Comment il saut gouverner les Orangers,
Ï1 ne faut pis attendre que les caillés soient poùhies Sc rompues »pour donner un demi-changc aux Orangers. II le faut faire tous sestrois ou quatre ans, ou aussi-tôt qu’on.remarque que leur terre estusée ; car alors il faut fouiller autour de leurs racines, en ôter toutela mauvaise terre, & en mettre de bohnc à la place; ayant soin de labien plomber avec un gros bâton, comme nous lavons enseigne ci-dessus. Ce changement donne de la vigueur aux arbres, nourrit 'Sc saiereverdir les feuilles, qui auparavant étoíent maigres Screslrainces, Scleur fait produire une fleure beaucoup plus large & plus vive que lesannées précédentes. II ne íaut pas leur laisser trop dc bois, mais Icsbien décharger, fur-tout par dedans, ne laitìànt jamais plusieurs jeunesbranches ensemble; parce que cela à l’air dc prunier. Plus vous dé-chargerez les Orangers, Sc plus ils feront vigoureux.
Quand on ceuille la fleur , il en faut laillér peu Sc seulement furses branches fortes, afin que le fruit en soie plus beau. Si vous voulezqu’un Oranger fleurisse pendant l’Hyver, il faut le pincer au mois deSeptembre : Sc si vous voulez lui faire pousser des jets Sc des feuilles, ilfaut couvrir le deflus de la caisse de crocin de mouton,fie l’y laisser pendantsix semaines seulement. Ensuite on doit 1’ôtet, de peur qu’il ne brûle lesracines de l’arbre»
Tes maladies des Orangers,
Quand un Oranger est malade, il faut le mettre à l’infirmerie, c’cstà dire > dans quelqu’endroic á l’ombte, où il ne reçoive ses rayons dusoleil que deux ou trois heures par jour.
Tes Punaises.
Quand la punaise íe met aux Orangers > elle forme une crasse futl’écorce qui tire tout le suc du bois, & fait sécher l’arbtc, ou le rendtout rabougri. Pour chasser cette vermine, il faut broderies branchesqui en sont infectées, avec une brosse Force, trempée dans dc bonvinaigre ; ou mertre tremper dans un tonneau > ou autre vaisseau pleind’eau, de l’hy(ope > de la rhuc, de la sauge, du chin, du romarin , dela lavande.de la garderobe > Sc autres herbes odoriférantes> fie arroserde certe infusion les endroits de l’arbre qui sont mangez de la pu-naise. 11 est sûr que cet arioíèment la fera mourir.
Tes Fourmis.
Pour fase mourir les fourmis, vous frotterez à un demi-pied deterre, environ la longueur de six pouces, avec du tartre. Cette dro-gue ses empoisonnera, Sc les empêchera de monter. ]
ORANGE RIE. C’est une galerie au plain pied d’un jardin ond’un parterre, exposée au Midi & bien dote dc châssis, pour y ferrerses Orangers pendant l’Hyver. On appelle aussi Orangerie, le P.«-
K terre