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tctrt où l’on expose les Orangers pendant l’Étc & la belle saison.L’Orangerie de Versailles, avec ailes en retour Sc décorée d'un Ordre |Toscan, est la plus magnifique qui ait été jbâtie. Orangerie se ditaullì des Orangers mêmes enfermez dans les caisses, ainli on dit d’untel Seigneur, qu’il a vendu son Orangerie, c’est-a-dirç tous scs Oran-gers.
ORATOIRE, piccc d’Architecture ou de Menuiserie. L’Ora-toirc est dans une maison considérable, près d’unc chambre à coucher,un petit cabinet de retraite, accompagné ordinairement d’un petit Au-tel & d’un Prié Dieu. Ce mot est adjectif, oratorios, avec lequel il fautsous-entendre lociis , lieu de priere Sc d oraison , lieu destiné à prierDieu. On a commencé à appeller Oratoires, les petites Chapelles quiétoient jointes aux Monastères, où les Moines faisoienc leurs prièresavant qu’ils cuisent des Eglises j Sc ce mot a passé depuis aux Autels ouChapelles qui étoient dans les maisons particulières, & mêmes auxChapelles bâties à la campagne, qui n’avoient point de droit deParoisse.
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ORCHESTRE, Terme d’Architecture publique. PrononcezOrquesire: du Grec orcheomai, qui signifie danser ou fauter, parce qu’ondansoit dans l’Orchcstre. C’étoit dans les Théâtres des Anciens, lapatries circulaire la plus basse depuis 1 e Théâtre jusques â l’Amphi-théâtre. Aujourd’hui c’cst un retranchement au devant du Théâtre, oùsc tient la Symphonie. En Latin il estappellé orchestra, dansoir, oulieu de dansé. De ce mot vient Orchesographie, Art & description dela Danse, dont les pas sont notez avec des notes de musique. Unnommé Ihoinet Arbeatt est le premier qui a noté & figuré les pas dela danse de son rems, de la même manière qu’on note le chant & lesairs. Depuis ce tcms-lâ on a perfectionné cette méthode, feuillet amieux réussi cçstArbeau, dont le Traité parut en ifSSaLangres. Celuide Feuillet a pour titre Chorégraphie. Le fameux Beauchamp a encoremieux réussi. Ce mot vient d ’orchcfis danse, & graphe , description. EcChorégraphie vient de Choros qui signifie aussi danse, Sc de graphe des-cription.
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ORDINAIRE, Terme de Jurisprudence Canonique. C’cst 1 E-vêque ou l’Archevêque. Les aunes personnes qui ont la collation desJRénéfices font aussi appelles Ordinaires. En termes du Palais, Ordi-naire est le Juge naturel du Territoire où le défendeur est domicilié ;celui qui a la Juridiction ordinaire, soit en première instance, soitpat appel : à la disscrence des Prévôts des Maréchaux, des Juges pardes commissions extraordinaires.
Ordinaire sc dit aussi de la procédure civile. Quand il n’y apoint de preuves en un procès criminel qui soit suffisante pour unepeine afflictive ,on reçoit les parties en procès ordinaire , c’est-à dire,on civilise l’assaire, sauf à reprendre l’exrraordinaire s’il survient despreuves dans la fuite. Máis quand le Procureur du Roi est Partie, onne reçoit pas les Patties en procès ordinaire. Quand les Parties sontreçues en procès ordinaire, les informations sont converties en en-quêtes , Sc le demandeur est obligé de communiquer fies noms &surnoms des témoins pour fournir des reproches ; ce qui ne 1c faitpoint quand le procès est instruit criminellement.
ORDINATION, est la cérémonie ou faction de l’Evèque,par laquelle il conféré les Ordres à un Clerc. Quand on demande lesOrdres hors les tems établis pour l’Ordination, il faut avoir une dis-pense de Rome expresse pour cela, qu’on appelle extra tempora. L Or-dination a toujours été la principale prérogative des Evcques, & ilssc sont toujours réservé cette cérémonie, comme une marque deSouveraineté dans leur Diocèse. Par l’ancienne Discipline, l’on nefaifoit point d’Ordinarions vagues Sc absolues : il falloir avoir uneEglise pour être ordonné Clerc ou Prêtre. Dans le XII. siécle, on screlâcha, Sc l’on donna l’Ordination fans Titre, ou fans Bénéfice : leConcile de Trente a renouvelle l’ancienne Discipline, & défendu depromouvoir aux Ordres sacrés aucun Clerc séculier, qui ne soit pour-vu d’un Bénéfice suffisant pour subsister. Cela ne sc pratique póinten France ; cependant les Prêtres , quoiqu’en très grand nombre & fansêtre pourvus de Bénéfices ne laissent pas de pouvoir subsister de f Au-tel , Sc du service qu’ils rendent aux grandes Paroisses sous des Cu-rez. Les Protestans tiennent que la vocation du peuple est la seulechose essentielle pout la validité du ministère des Pasteurs , Sc quel’Ordination n’est qu’une cérémonie qui rend la vocation plus authen-tique Stc plus majestueuse, mais qui n’est point dune nécessité abso-lue. L’E"lise Anglicane rient que personne ne doit s'ingcrer dans lesfonctions du ministère fans Ordination j & qu’il n’appattient qu’auxEvêques de la donner. L’Ordination s'y fait quatre fois l’année, sa-voir, les quatre dimanches des semaines qu’on appelloit les Quatre-Tems : ces quatre semaines sont par les loix de cette Eglise un temsce jeûne 3c de prières, pout implorer la bénédiction du Ciel fur ceuxqui doivent prendre les Ordres.
ORDONNANCE, en Droit : c’est un mot dont on se sert endiverses occasions.
Ordonnance de derniere uolonté, est un Testament, ou un Codicile,ou une Donation a cause de mort.
Ordonnances Royaux, se r lesquelles il faut noter , qu’clles commen-cent a erre en vigueur dn jour quelles ont été pubhccs , Sc des aupa-ravant si le Roi leur donne expressément un effet rétroactif. Les an-ciennes Ordonnances font celles des Rois de la troisième Race. Voyezla Conférence des Ordonnances de Néron. Les nouvelles Ordonnances fontcelles de Louis XIV. Voyez Conférence de damier. Pout l’oliservationdes Ordonnances , voyez le Titre i. de celle dc 1667. Les Ordonnan-ces dérogent aux Coutumes , 1. quand elles contiennent une clause dé-rogatoire en termes exprès : 1. quand elles font faites pour leRégle-
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ment général de la Justice, de la Discipline Sc de la Police du Royaume.Voyez Chopin, in libro de Commumbus praceptis GaUicarttm Cmçuetndi-ntm,p. 2,9s. N. t. On forme quelques questions,lur-tout ces deux-ci : la première, Si l’Ordonnance dort être suivie contre la dispositionde la Coutume? Voyez-en la décision dans le Prêtre 1. cent. ch. *4. Laseconde , Si l’Ordonnance nc prononçant point de peine contre uncrime, le Juge peut dc son autorité condamner á mort? Sur quoi lesscntimcns sont partagés : Voyez cette question traitée dans k‘]otirualdu Palais, tom. z,
ORDONNANCE , sc dit en Architecture & en Peinture , dela composition d’un bâtiment, de la disposition de ses parties , & dela distribution du plan d’un édifice. La disposition , c’cst f arrangementdes parties d’un édifice > pat rapport au tout ensemble. La distribu-tion du plan , c’est la division des pieces qui composent ce plan , Scqui sont situées & proportionnées à leurs usages ou destinations. Ondit aussi ce mot a f égard des ornement , Sc alors cette distributiond’ornemens signifie feípacement égal de ces ornemens , Sc des figu-res pareilles Sc répétées dans quelque partie ^Architecture. commedans la frise Dorique la distribution des triglyphes & métopes , dan,la corniche Corinthienne celle des modifions. L’Ordonnancc , apnel-léc par Vitruve eriinatio, sc dit de la différente disposition des partiesdes bâtimens. des tableaux, ou des autres ouvrages qui consistent enquelque dessein ou figure. L’Ordonnance & 1 c Coloris sont deux par-ties considérables de la Peinture. Parmi les Peintres, l'un excelle dansl’Ordonnancc des figures, l’autre dans le Coloris. On dit aussi,parlantd’un Parterre , que fa broderie est d'unc belle ordonnance. On dit d'u-nc façade & des colomnes , Cette façade de bâtiment , cette disposi-tion de colomnes ou colònnaifon est d’unc belle ordonnance. Enfinl’ordonnance est ce qui donne â toutes ks parties la juste grandeurou proportion qui leur est propre. Celui qui ordonne & dispose dansun bâtiment,s’appelk Ordonnateur. Mais en particulier on appelle parexcellence Ordonnateur , le Chef de tous les Architectes du Roi. Onjoint ordinairement cette qualité ou’titre á celle de Surintendant. Parexemple . on dira qu’un tel est ou a été Surintendant Sc Ordonnateurgénéral des bâtimens du Roi.
ORDRE, en Architecture : c’est un arrangement régulier des par-ties saillantes ( dont la colomnc est la principale ) pour composer unbeau tout-cnfemble. L’Architectitre n’a que cinq Ordres qui lui soientpropres , savoir , le Toscan , le Dorique , l ’Ionique , le Corinthien & leComposite. Les Ordres font appelles dans Vitruvc, Or dines (st généra co-lumnarum. Otite Toscan, c’est le premier , le plus simple & le plussolide , qui a fa colomnc de la hauteur de sept diamètres j son cha-piteau Sc fa base sont fans ornement, & avec peu de moulures > ainsique son entablement. Le Dorique est le second, & le plus proportion-né selon la Nature ; il ne doit avoir aucun ornement sor fa base , nidans son chapiteau , Sc la hauteur de la colomnc est de huit diamè-tres; fa frise est distribuée par triglyphes & métopes. L’Ordre Ioniqueest le troisième, qui tient la moyenne proportionellc entre la maniè-re solide & délicate : fa colomne t neuf diamètres de hauteur ; sonchapiteau est orné de volutes , & fa corniche de dcnticulcs. L’OidreCorinthien est le quatrième , le plus riche & le plus délicat , inventépar Callimachus , Sculpteur Athénien ; son chapiteau est orné de deuxrangs de feuilles, & de huit volutes qui en soutiennent le tailloir ; facolonne a dix diamètres de hauteur. & fa corniche est ornée de mo-difions. L’Ordie Composite est le cinquième, & est ainsi nommé, par-ce que son chapiteau est composé de deux tangs de feuilles du Co-rinthien, Sc des volutes de 1 Ionique : on l’appefie aussi Italique ou Ro-main , parce qu’il a été inventé par les Romains : fa colomne a dixdiamètres de hauteur, Sc fa corniche est ornée de demieules ou mo-difions simples.
Ordre composé , se dit de toute composition arbitraire Sc disse-rente de celles qui sont réglées par ses cinq Ordres ci-dellus, commel’Ordre du dedans de l’Église dc saint Nicolas du Chardonnct à Pa-ris , & comme il s’en voit dans les ouvrages d’Architecture du Ca-valier Boromius à Rome. Il y a d’autrcs foires d’Ordres diversementnommes ; tel, sont l’Ordrc Rustique , celui qui est avec des refendsou bossages , comme ceux du Palais d’Orlcans dit Luxembourg. L Or-dre Attique , petit Ordre de pilastres de la plus courte proportion,avec une corniche architravéc pout entablement ; comme celui duChâteau de Versailles au dessus de Bionique du côté du Jardin. L’Or-dre Persique est celui qui a des figures d’Efclaves Persans au lieu dccolomnes , pour porter un entablement : il se voit dans 1 e Livt*du Parallèle de Mr. de Cbambraj , un dc ces Esclaves qui porte unentablement dorique , & qui est copié d’après l'une des deux sta-tues antiques des Rois des Parthes, lesquelles sont aux côtés de laporte du Salon du Palais Farnese à Rome. L’Ordre Caryatìqtte oudes Caryatides , «st celui qui a des figures dc femmes à la placedes colomnes.* comme il s’en voit au gros pavillon du Louvre , les-quelles sont de jaques Sxrastn , Sculpteur du Roi. L’Ordre Gothique,est celui qui est si éloigné des proportions & des ornemens anti-ques , que ses colomnes sont ou trop massives en maniéré de pi-liers , ou aussi menues que des perches , avec des chapiteaux fansmesures , taillés de feuilles d’acanthc épineuse , de choux , de char-dons , Stc. L’Ordre François est celui dont le chapiteau est compo-sé des attributs convenables à la Nation, comme des têtes de coq,des fleurs de lys , des pieces des Ordres militaires , & qui a les pro-portions Corinthiennes ; comme l’Ordre François de la grande gal-lerie de Versailles , du dessein de Mr. Le Brun , premier Peintre duRoi.
De tout cela il paroit que les Ordres dans l’Architecturc font di-vers ornemens.mesures Sc proportions des colomnes & pilastres, qui’soutiennent ou qui parent les grands bâtimens. Parmi les cinq Or-dres , leTosean & le Composite sont Romains , les trois autres sontGrecs, Sc représentant ses tieís différentes manières dc bâtir , la so-lide,