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o s.

O V A,

Tour blanchir Us osP

Faites bouillit dans un pot neuf, avec quanticé suffisante d eau >une poignée de son , & de la chaux vive à proportion ; puis jettez-y les os , Sc les y laissez jusqu a ce qu'ils soient venus blancs.

Tour teindre les os en rouge & en faire divers ouvrages m moule.

Faites bouillir dans un grand pot neuf, avec íìiffiíànte quantitéd'eau , douze livres de chaux vive , Sc une livre d’alun calciné. L’eauétant diminuée d’un tiers > vous y ajoûterez encore deux livres dechaux vive ; puis vous ferez bouillir encore jusqu’à ce que l’eau puis-se soutenir un œuf sans enfoncer. Alors ayant retiré & laide reposerla liqueur , vous la passerez par le filtre. Ensuite vous prendrez douzelivres de cette eau , & demi-livre de brésil râpé avec quatre onces detontures ou raclures d’écarlate > & ferez bouillir le touc un petit de-rni-quart-d’heurc à feu lent. Aptes cela vous ôterez ce qui.fera claie& net, & le mettrez dans un vaisseau à part. Ensuite vous remettrezde 1 eau comme au commencement, mais un tiers moins, fur les fe-ces d’écarlate Sc de brésil, Sc ayant fait bouillir encore comme la pre-mière fois > vous mettrez cette seconde teinture avec la premiere, Sccontinuerez de la sorte jusqu’à ce que l’eau ne prenne plus de couleur.Ensuite vous prendrez des rapures d’os qui ayent bouilli auparavantdans l’eau de chaux vivive , & qui soient bien nettes ; puis vous lesmettrez dans un marras avec quantité suffisante de la liqueur teinte ,& vous poserez le matras fur le fable à petit feu jufqu’â ce que l’eausoit entierement évaporée : ce que vous réitérerez jusqu’à ce que lesrapures d’os soient réduites en pâte molle, laquelle vous jetterez enmoule, & lui donnerez telle forme que vous jugerez à propos. Vousla laisserez secher pendant un jour , ou autant que vous le jugerez né-cessaire j & ensuite pour la raffermir , St la tendre solide , vous laferez bouillir dans l’eau d’alun & de salpêtre , puis dans l’huile denoix. Si l’on veut faire des figures d’une autre couleur, au lieu debrésil St d’écarlate, on se servira d’auttes matières , St l’on fera decette manière des figures trcs-belles , & qui attireront l’admiration.

Tour teindre Us os en verd.

Broyez ensemble dans un mortier, trois onces de limure de cuivrejaune , autant de verd de gris , & une poignée de rhut bien fraîche.Mettez le tout dans un vaisseau de verre , & versez par-dessus unepinte de fort vinaigre ; bouchez le vaiilèau St portez le à la cave aufrais. où vous le laisserez pendant quinze jours ou trois semaines. J

O V A.

OVALE, en Architecture & Géométrie. C’est une figure curvi-ligne , qui a deux diamètres inégaux , & qui se trace de plusieurs ma-niérés , qu’on peut voir dans la Géométrie pratique des Géomètres ,pat exemple , du sieur Le Clerc. II y a diverses eípeces d’ovales , com-me font l’ovale ralongée , rampante , érc. Celle qu on appelle raton -gée , c’eft celle qui est la plus’ longue j c’est aussi la cherche ralongcede la Coquille d’un escalier ovale, faite de la section oblique d’un cy-lindre. Cette cherche ou cerct ( de I Italien cerch o ) est le trait d’un arcsut baisse ou rampant, ou de quelqu’autre figure tracée par des pointscherchez , laquelle cherche est ou surbaissée ( qui a moins d'élévationque Sa moitié de sa base ) ou surhaussée , qui est au-dessus de cetteprécédente proportion , comme la plupart des arcs Gothiques : voilàce qu’on appelle ovale ralongée. L'ovale rampante , est celle qui estbiaise , ou írrcguliere par quelque sujétion, comme il s’en trace pourtrouver des arcs rampans dans les murs d’cchifre d’un escalier ; on ap-pelle échifre un mur rampant par le haut, qui porte les marches d'unescalier , & fut lequel on pose la rampe de pierre. de bois ou de fer :il est ainsi nomme , parce que pour poser ces marches on les chifreJe long de ce mur. Vitruve appelle les échifrcs Sc timons > scitpi scala-rum. Dans le jardinage on tiace des ovales : il y a une maniéré de lestracer par le moyen d’un cordeau, dont la longueur doit être égale auplus grand diamètre de l’ovale , & qui est attaché par ses extrémitezi deux piquets aussi plantez dans le grand diamètre pour former cetovale damant plus talongé que les deux piquets íom plus éloignez :on le nomme aussi ellipje , Sc cette maniéré de le tracer est très géo-métrique & parfaite. De ce que nous venons de dire , on peut voitque l’ovale íe fait d’une seule ligne courbe, & qui n’est point rondeparfaitement j car alors ce ne seroit pas un ovale ou foire d ellipse ,mais u» cercle qui n’est que d’une forte , au lieu que les ovales & au-tres ellipses sont d’une grande diversité. Le plan de l’ovale est divisépar deux diamètres inégaux , l'un grand & l’autre petit, qui le parta-gent en 4 parties égales. Les ovales font plus ronds les uns que lesautres > selon que leur petit diamètre est plus long ou plus petit. L’o-vale est ou commun , ou mathématique. L’ovale commun est une figu-re irréguliere , à cause quelle est moins large par un bout que parl’autre ; & en cela il diffère de l’ellipse , qui est l’ovale mathémati-que régulier & également lar^e pat les deux bouts. Le vulgaire lesconfond ordinairement : les Geometres appellent l’ovale commun ,faujfe ellipse. L’ovale mathématique est plus long que large , il est dé-crit de deux centres ou foyers. qui sont deux points pris fur son granddiamètre. En Architecture on appelle colomne ovale , celle dont le fûtest applati , son plant étant ovale pour éviter de la saillie. Le motmale vient de ovum > œuf , qui a une figure naturelle de l’especedont il est ici question. L’ovale est une espece d’cllipfe , & l’el'ipseest une ligne circulaire qui renferme un espace bar-long , & qui sctire de îa section oblique ou d’un cylindre ou d’un cône. Les ovalesqui se trouvent dans Sc par les sections des cônes, sont d’une especedifférente de ceux qui se trouvent dans & par les sections des cylin-dres. On peut fans figures imaginer facilement la naissance & l’origi-r.e des ovales & ellipses: par exemple , si vous voulez couper un cône

OUB. OVE- OVI. OUL. OUR.

ou pyramide ronde , vous le pouvez faire horizontalement ; Màiralors vous ne ferez que des cercles qui seront plus ou moins grands ,ou plus petits, à mesure que la section parallèle à la base en sera plusou moins éloignée vers le haut ; mais si les sections au lieu d’éttehorizontales fur le cône , se font obliquement, alors les plans de cessections seront des ellipses imparfaites > que . si ces sections obliquesarrivoient fut un cylindre , ce scioiem des ellipses véritables.

OUB.

OUBLIETTE , lieu qu’on dit être en quelques prisons où l’onmet ceux qui sont condamnez à une prison perpétuelle , qu’on veuttotalement oublier Sc priver, non de la vie naturelle, mais absolumentde toute société civile Sc humaine. II faut être ou avoir été extrême-ment pernicieux à la Société , pour être ainsi jpuni ; & 1 on peut direde ceux-là , qu’il auroit été mieux pour eux de n’étre pas nez , qued’ctre nez avec le penchant naturel qui nous fait sociables > pour souf-frir ensuite une privation si opposée à la nature raisonnable , & si con-traire à la nature de Rhomme. C’est une suspension entre le non être& la vie , qui est pire qu’un état détermine & une mort formelle.C’est livrer l’homme affligé & désolé à l’homme même , afin quel’homme soit son propre juge Sc son bourreau continuel. Les Saintsseuls s’y trouvent consolez par l’innocence de leur conscience , & parune séquestration totale de ce qui n’est pas Dieu , dans laquelle ilsgoûtent par anticipation les douceurs qu’apporte la présence de Dieu.Les Grands , les Juges Sc les Maîtres de la vie & de la.liberté des au-tres hommes, doivent bien prtfndre en considération les dangers pourle salut , qui se trouvent dans cet état d’abandon , de désolation Scd’un entier oubli. C’est le vade in pace des Moines. Vu Cange ditqu’on appelloit autrefois oubliette, la prison del’Évêquc de Paris, par-ce que les Clercs qui avoient failli y étoient retenus si longtems,qu’onles renoit pour oubliez. FroiJJart fait mention de ces oubliettes. Bon-fons , dans les Antiquitez de Taris , rapporte la condamnation de Hu-gues Aubert , Prévôt de Paris, qui fut condamné à ctre dans l’ou-bliette au pain & à l’eau , c'est-à-dire , dans une prison perpétuelle.Le peuple dit d’una personne qu’on a exécutée secrettement, qu’il apasse par les oubliettes.

OVE.

OVES, ornemens d’Architccture , qui ont la forme d’un œufrenfermé dans une coque imitée de celle d’une châtaigne , Sc qui setaillent dans l’ove ou quart de rond. On appelle oves fleuronnez ., ceuxqui paroiílent environnez & envelopez par quelques feuilles de sculp-ture. Il s’en fait aussi en forme de cœur , & c’eft pour cette raisonque les Anciens ont introduit parmi les oves , des dards pour symbo-liser avec l’Amour.

Ove ou œuf, est encore une moulure ronde , donc le profil estordinairement d’un quart de cercle. Les ouvriers Rappellent quart derond. M. Terrault dit qu’on Rappelle échine , qui en Grec signifie hé-risson , parce que ce membre, lorfqu’rl est raillé en sculpture , a quel-que chose qui approche de la châtaigne à demi fermée dans Ion écor-ce piquante , laquelle ressemble à un hérisson. Le mor ove vient duLatin ovum , œuf.

OVI.

O V I C U L E. Terme d’Architecturr. Ge mot se dit d’un petitove, Sc Balde croit que c’est l’astragale Lesbien de Vitruve. Quelques-uns nomment encore ovicuU > l’ove ou moulure tonde des chapitauxIonique & Composite, laquelle est le plus souvent taillée de sculp-ture.

OUL.

O U L I C E. Terfne de Gharpenteric. On appelle tenons à oulice ,des tenons coupez en quatre & en abouc, auprès des parcmens debois, pour les revêtir après coup Sc quand Rouvrage est fini. On en-tend par tenon, nn bout d une piece de bois ou de fer, diminué quar-rément environ deux tiers de son épaisseur , pour entrer dans unemortoise , ou sorte de trou ou gâche, qui reçoit le tenon. Voyez lemot Tenon cn son lieu. On entend par parement en Menuiserie ,ce qui paroìt extérieurement d’un ouvrage de menuiserie, avec cadresSc panneaux , comme dans un lambris , une ambrasure , & dans desassemblages de parquet.

O U R.

OURDIR, en tetrae de Massonnerie , se dit d’un g solfier en-duit qu’on fait de chaux ou de plâtre fur un mur de moilon, par-dessus lequel on en met un autre de plâtre fin, qu’on unit proprementavec la truelle. Ce mur n’est pas encore bien enduit , ( dit-on ) il estseulement ourdi. Ce mot vient du Latin ordiri, commencer un ou-vrage il signifie en premier lieu , Rouvrage du Tisserand ou Ferran-dinier.

OURLET. Terme d’Architecture, C’est la jonction de deuxtables de plomb fur leur longueur, laquelle sc fait en recouvrementpat le bord de l’une repliée en forme de crochet fur Rautre. On ap-pelle aussi ourlet , la lèvre repliée en tond d’un chéneauj à bord , ou,d’une cuvette de plomb. C’est un diminutif dW/e , qui est le bordde quelque chose qui sc redouble , ou qui est plus épais , ou qui luirient lieu de lisière. La patte d’un verre de fougère a un ourlet ,ou orle. Les Lingeres , les Couturières font des ourlets au linge ,aux étoffes pour empêcher qu’elles ne s'effilenr. Ménage dit queces mots , orle Sc ourlet , viennent du Latin orlum , crletum , qui 'aété fait à’ora , bord ou lisière , dont on a fait d’abord . & fort ré-gulièrement , orula , Sc puis bizarrement, orulum , de genre neutre,ce féminin qu’il étoic dabord. Qcclques Architectes appellentauth orle, un filet sous Rose du chapiteau: on Rappelle aussi cein-ture lotsqu’il est en haut ou au bas du fût de la colomne. L’er-

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