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OUT.

/«"est encore en ferme de Blason, un filet qui est vers le bord de l'É-cu ; il est de moitic plus étroit que la bordure qui contient la sixiè-me partie de l'Écu , & celui-ci la douzième seulement. En général > :dans les Armoiries ì'Orle est une espece de ceinture , qui nc touchepoint les bords : les Latins l’ont appelle orula.

OUT.

[OUTARDE. C’est un oiseau fort gros & fort grand,qui ref- .semble beaucoup à l'oye. Son plumage est varié de six différentescouleurs, qui sont le blanc, le noir, le brun, le gris & le couleur derose. II a le bec long de trois pouces > les jambes & la moitié destuif’es couvertes de petites écailles de figure hexagone. On trouveócs outardes qui ont trois pieds de haut,depuis le bcc jusqu'aux on-g'es , c n sorte qu’on peut regarder cet oiseau comme le plus grandq ú nous soit connu après l’aurruche. L outarde ne peut soutenirlongtcms son vol. patee qu’ellc a les ailes fort courtes à proportionde la grosseur de son corps. Elle est fort timide & si lâche , qu’cllese laiste mourir en langueur , pour peu qu’ellc ait été blesiéc. Ellenc se perche jamais furies arbres , mais elle.repose à plâtre terredais les campagnes, où elle se plaît uniquement. On nc trouve pointles outardes dans les eaux , si ce n’tst loríque les campagnes où el-les vivent font inondées. Elles pondent & couvent dans les bleds ; &

Manière de frendrt les Ont ardes an filet

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s’il arrive par bazar J que quelqu’un vienne à toucher leurs œufs, ai-les les abandonnent austì-tôt, & vont ailleurs faire une nouvelle pon-te, Elles vivent de grains & de fruits.

Manier» de chajfer les Outardes.

II faut monter à cheval, fc s’approcher tout doucement; commeclhs aiment naturellement cet animal, elles ne s'effarouchent point»& l’on peut les tirer aisément avee le fusil. Pour en approcher dcbien près,il faut se tenir à terre,à côté du cheval, ou sc servir de Uvache , comme nous savons marqué pour chalíer les perdrix & lesalouettes. II faut bien se garder de mener des chiens à cette chasse »patee que le moindre aboyement qu’elles entendent ks épouvante, kles fait fuit, pour se cacher dans ks hayes & les bussions » ou dan*quelque autre endroit à l’écart.

Maniéré de prendre les Outardes.

On peut les prendre a la course, sur-tout fi on les poursuit à che-val; cat comme elles sont fort pelantes, il faut qu’elles courentquelquefois deux cens ou trois cens pas avant que de pouvoir s’éle-ver; Si comme elles ont les ailes fort courtes , on peut aisément al-ler les faite repartit,& les fatiguer de maniéré qu'on les puisse pren-dre à la main.

} fur le bord d'une rìviere o» d'un étang.

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Vous aller à cheval â eekke chasse ; vous prenez un filet » k quel-ques perches fi vous en aver besoin pour le dresier : si vous tendezvotre piege en pleine campagne où il n’y ait point d’arbie, vos per-ches vous fervent ; au lieu que si c’est dans quelque lieux maréca-geux , & qu'il y ait des arbres pour y tendre votre piege, vous n’enS>'avez que faire.

Cela supposé, & que les lignes A. représentent une riviete ou Unétang, vous prenez vos perches B. qui doivent être pointues & lon-gues de huit pieds, & grosses à peu près comme le bras ; vous les pi-quez cn terre un peu panchées & à droite ligne, en descendant versî'eau, & également éloignées les unes des autres > vous aurez autantde perches que la longueur de votre filet le demandera. Si vous trou-vez des arbres,comme on l'a déja dit.&qu’ils soient disposez com-me il faut, vous vous paíserez de perches, ou vous vous servirez dequelques-unes, au cas que tous les arbres ne soient point rangés ainsique vous le souhaiteriez.

Vos p relies plantées > & supposé que les outardes scient du côtéC, íl faudra vis à-vis dresser votre filet , & faire ensorte qu’il des-cende jusques sur le bord de I’eau & qu’il soit lâche:il doit contenirune bonne longueur > & les perches doivent êirc fichées fortement enterre. On met ordinairement deux filets, l’un au bout de ì'autte, Stdans le milieu de ces filets un étroit passage pour passer un hommeà cheval.

Tout cela observé, & ayant remarqué l’endroit où sont les outar-des > vous montez à cheval , vous allez directement devant elles cnf.anchant le corps fur le cou du cheval ; vous vous en approchez àvue > & ces oiseaux n'apperçoivent pas plutôt le cheval » qu'ils cou-rent à lui a arks déployées.

Pour lors marchez droit au filet ; observez si les outardes vous ap-prochent de trop frès,c’est*à-djrç, de plus tjc dix pas : si cela est,

pressez ut! peu votre cheval, k passez à travers l’endroit f. du filítlaisse exprès, & qui doit le fermer.

Après cela , remontez vite environ à quinze pas le long de votrefilet, gagnez le derriere D. de vos oiseaux, & avec quelques personne*qui feront de votre compagnie, poussez-les dans le piege , & tenasicchacun un bâton à la main, assommez celles que vous trouverez pri-sés : lorsqu’on est plusieurs, on peur dite qu’on en fait bonne chasse.

On les prend aussi à la course , comme nous lavons dit, avancqu’elles puissent fe disposer à volet ; k le véritable tems pout celaest lorsqu’il pleut, parce quêtant déja pésantes d’elies-tnémes , l’eaUqui tombe dessus Les cmbarassànt encore . fait qu’ellcs se fatiguentbeaueoup, & qu’on les prend aisément.

Autre maniéré de prendre Us Outardes.

II faut avoir une charette couverte de paille pour pouvoir appro-cher ces oiseaux : on sc met plusieurs dedans avec des fusils ; & leCharrier guide se charette droit où il saie que sont les outardes ; Stlorsqu’on juge être plus qu’à portée du fusil , c'est-à-dire . bien prèídc ces oiseaux, on tire dessus, & l’on cn tue plusieurs si l’on est ha-bile tireur.

Propriétés de /’ Outarde.

La chair de l’outarde est assez nourrissante , mais plus dure quecelle d’oye. Elie ní laisse pourtant pas d’étre d'un bon goût . g£même délicate, quand l’outatde est jeune. II la faut prendre en Au-tomne ou en Hiver. Comme elle est difficile à digérer . il faut lalaisser mortifier assez longtcms. Les estomacs foibles doivent sentabstenir,ou n’en pas faire grand usage. On estime la fiente d'outar-de , pout la galle : ses œufs servent à noircir les cheveux : St se graisseà résoudre ses tumeurs, k à adoucir les ardeurs k inflammations.]

OUTILS,