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amassé, Si qui soit bien chaud. Aptes la digestion, colleter le mi-nas d’un chapiteau, adaprez-y un récipient, lurez bien les jointu-res , Sc distilez i; un feu doux.

Cette essence produit d’admirablcs effets, on en donne même auxpersonnes qui sont à l’artide de la mort. La dose est demi-oncc,qu'on fait prendre soir & matin.

Diverses sortes de Pain, par raf or t aux bleds dont on k fait.

ou blé noir. l’avoine Sc le millet. II y a même des Peuples quien font avec le blé barbu, qni est une cfpecc de millet, avec le pa-nis . le ris . les châtaignes, les dattes , la cassave, l’écorce & lamoelle de certains arbres, avec des glands de chêne Se de hêtre ,avec des poissons sechés au soleil , & avec la chair de plusieursfortes d’anìmaux. En général, on cnjpourroit faire avec presquetous les alffhens qni peuvent être desséchés Sc ensuite réduits enpoudre. Mais ces sortes de pain ne sont en usage que dans lesclimats ou la terre ne produit point de blé, & c’est la nécessité quiles iubsticue aux pains ordinaires qui nous servent de nourriture.

Propriétés des différentes efpeces de Pain.

Le pain de froment est le meilleur de tous, fur-tour quand il actc fait avec de bonne farine, dans laquelle il est resté un peu deson, & qu'il a étc bien pétri, bien fermenté •'Sc cuit à propos.

La bonne farine de froment sc tire du grain sec, pelant, biennourri, bien moulu, & qui ne soit ni trop vieux, ni trop nou-veau > autrement le pain en scroit m aï-sain, un grain trop vieux four-nit une farine seche qui ne nourrie pas, & le grain trop nouveaudonne la diarrhée. Il ne faut pas laisser beaucoup de son parmi lafarine, autrement le pain n’cn scroit, ni si nourrissant, ni si agréa-ble ; mais il faut cn laisser un peu, afin que le pain ne soit pas silourd sor l'estomac, & qu’il puisse sc digérer plus facilement.

Nous donnons ailleurs la maniéré de bien pétrir, de faire fermen-ter , Sc de cuite le pain. II faut observer seulement, qu'il nc doitêtre ni trop dur, ni trop mou; qu’on nc doit pas le manger troptendre, de crainte qu’il ne gonfle l’estomac, ni trop rassis, parcequ’il scroit difficile » digérer : ce qui arrivetoit aussi s’il écoit trop cuit.

Le pain pétri avec du lait cause beaucoup d’obstructions. Celui quia ccé cuit deux fois n’ertni si bon, ni si nourrissant que l’autte; par-ce qu’unc seconde cuillon enleve ce qu’il y a de plus spiritueux, Scnc laisse que les parties les plus terrestres. Il nc faut pas se nourritde mie de pain toute feule, parce quelle se digère trop difficile-ment, ni croûte feule, parce qu’elle constipe extraordinairement.

Au reste, il peut se ttouver des personnes qui s’accommodcnt ou deTune, ou de l’aurrc; ainsi c’est i chacun à consulter son tempéra-ment. 11 faut éviter de mander trop de pain, car comme il con-tient un aigre dominant > l’cxcs qu’on cn fetoit produiroit des cru-dités acres, qui épaiflìroient le sang, Sc en retarderaient la circula-tion. Le pain de froment contient moins d’acídes que les autres ,c’est pourquoi l’exccs qu'on en peut faire n’est pas si dangereux; ilfaut pourtant l’cviter.

Le pain de froment convient à tout le monde, mais particulière-ment aux mélancoliques.

Ce que nous venons de remarquer au sujet du pain de froment,dont l’usage, ou la maniéré dont on en use > peut quelquefois pro-duire de mauvais effets, doit s’entendrc à plus forte raison, des au-tres pains.

Le pain de mcceil, c'est à dire, le pain fait de farine de seigle Scde frament. a un goût fort agréable; mais il est moins nourrissantque celui de froment. Comme le seigle est rafraîchissant, lc p ai,ïnéteil tient lc ventre libre.

Le pain de seigle est encore plus rafraîchissant que celui de méceit,mais íl est moins sain Sc moins nourrissant. II convient aux bilieux,parce qu’il tient le ventre fort libre ; mais nullement aux mélancoli-ques , ccant rempli de sucs grossiers, qui épaississent beaucoup le sang ;il empâte les dents , & est fort lourd fur l’estomac. Cependant il ya des personnes qui en aiment l’usage, íur-cout dans les endroits oùl’on fait le bien prépaies, comme dans les pays de Câline. cn Poi-tou, où le pain de seigle est fort bon, Sc fort estime , même par lespersonnes les plus délicates. On peut en user, sor-toucâ la fin durepas, pour se tenir le ventre libre.

Le pain d’erge est beaucoup moins nourrissant que les precédens.

II contient beaucoup d’acides, Sc est fort lourd sor l'estomac. II estfort rafraîchissant ; mais il cause beaucoup de vents, Sc nc convientqu’à des tempetamens robustes.

Le pain de blclarrazín nourrit peu, mais pourtant un peu plus quecelui de seigle, dont il approche fort; il n’est pas si lourd, Sc il sedigère facilement.

Le pain d’avoine est fort lourd, peu agréable, mais beaucoupnourrissant.

Le pain de millet est encore plus lourd Sc moins agréable, mais ilest fort nourrissant. lien est de même des autres pains donc l’ufagcn’est pas ordinaire.

Le pain qui se fait avec des châtaignes qu'on a fait sccher sor desclayes, 8c qu'on a réduites ensuite en satine, est tiès lourd, & trèsdifficile à digérer. II n’y a gueres que les naturels du Limousin quipuissent s’en accommoder. ]

f PAIN DE ROSES, Voyez Mr. Tenh, Professeur royal àMontpellier ■ dans son excellent Livre de Permutes Galémquts tstChymiques, au Chapitre 8. Parlant des pains de roses, il dit: Onse sertdes pains dc roses dons la diarrhée, dans la dyssenterie, vo-missement , SC dans toute dissipation des parties qui fervent à la nour-riture de tout lc corps, après les remedes généraux. On appliqueavec un heureux succès fut touc lc bas-ventre un pain de roses, que Ionaura fait tremper dans du vin rouge, ou dans une indisposition chau-de, dans une égale quantité d’eau-rose Sc de vinaigre; cn mettant2 m. IL

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pat dessus quelque poudre appropriée. Pat exemple, il Veut quoiiprenne de 1 encens, du mastic, des roses, du corail rouge, unedrag-nc dc chacun ; seupoudrez-en un pain dc roses qui aura trempédans l’cau rose avec une troisième partie de vinaigre, ou dans duvinaigre rosat, de l’eau-tose 8c du vin cn égale potiron» pouc appli-quer chaudement sur le bas-ventre. II l’y faut laisser pendant deuxou crois heures, après quoi l'on frotte la partie avec quelque huile ouUniment convenable. On applique ces pains ou gâteaux de rosesune ou deux fois pat jout, selon que l’on le juge a propos. On ap-pelle pain de roses, le gâteau dc roses qui reste iec au fond de J’alem-bic, ou autre vase distillatoire, après avoir tiré pat distillation l’eau-rosc. Ce marc de roses est fort astringent > vu que ce pain ne con-tient que les parties les plus crasses, qui font plus astringentes que lesroses toutes encieres : en mâcher Sc avaler resserre l’estomac > Sc luicause une astriction Sc un resserrement des fibres qui fortifie le to-nus de ces parties, & passant par le pylore dans les intestins » y pro-duit le même effet, Sc empêche le mouvement péristalcique des bo-yaux de sc renverser, comme il arrive dans le Miscrere, où les or-dures des intestins remontent au haut <lç l’estomac Sc à 1a bouche.

Les poudres ci-deílhs mentionnées par notre AutfUr, font toutes em-ployées pout la même indication, de resserrer, Sc conséquemmentfortifier la contexture de ce viscère trop relâché par quelque causeque ce soit.

PAIRS, Terme de Jurisorudcnce. Quoique cet Article ne re-garde qu’un petit nombre de familles illustres, ccpendantal est fore cu-rieux, Sc mérite par conséquent une place ici. Les Parts, selon lacommune opinion, sont du teins de Charlcmagnt ou de Hugues-Ca-pet : à moins qu’on ne veuille rapporter leur origine au Roi Louis Itjeune fils de Louis k gros , lequel ( à ce que dit le docte Du Tdlet )cn créa douze en l’année n 79, pour lc sacre Sc couronnement desRois, Sc pour juger avec lc Roi comme Conseillers,les causes du do-maine dc la Couronne, Sc celles qui en dépendent,* ou ( comme ditRagueau en ses Indices royaux ) celles qui tonccrnent les Pairies & au-tres grandes causes au Parlement, auqud ils repoivent jugement deleur honneur état , éo non ailleurs té 1 partant s‘appelle la Courtdes Pairs, & tux , les Pairs de U Court de Prance. Il y a en nosChroniques & Histoires, continue le même Auteur, plusieurs exemplesde kurs jugements, & ont ces douze Pairs de Prance été instiués d Li-mitation des Patrices Romains. Les Pairs de fief avoient dignités &prérogatives répondantes à la grandeur de leur Seigneur de fief; & ksPairs de France ont été créés en dignités Ducaks & Comtaks pour seoir& juger en la justice souveraine du Roi, pour t assister & servir enson sacre & couronnement, & pour k conseiller dans Us affaires qu'illui plaira kur communiquer . £î furent appellés Pairs , pour être compa-gnons du Roi : ou pour etre pores de la République. II faut remarquer queles Pairies Laies ( Laïques, Séculières ) ont souvent cté augmentées.

Sc de nouveau érigées en faveur des Princes du Sang Sc autres, fiedepuis éteintes. Mais les Pairies Ecclésiastiques ont retenu leur an-cien nom Sc nombre. Les Ducs Sc Pairs ont droit de plaider enptemiere instance au Parlement de Pâtis, Sc peuvent y faire donnerles assignations nécessaires, fans être obligés d’obtenir de commissionni d’arrêr, parce que c’est leur Jurisdiction naturelle, Sc en mêmeteins privilégiée. Il est aussi remarquable, que les appellations dessentences rendues par les Juges des Duchés-Pairies, íc relèvent rtci*en la Cour, omiffo medio , lans moyen.

[ PAISSEAUX. Voyez Bols. ]

PAL.

PALAIS, Terme d’Archicecture. Ce terme est général poursignifier la Masson d’un Roi, ou d’un Prince; & il a différentes épi-âtes , selon les personnes qui l’occupcnt ; comme Palais Impérial,Palais Royal, Pontifical, Cardinal, Episcopal, Ducal, &c. On ap-pelle aussi Palais, l’endos qui renferme les selles Sc chambres d’uneCour souveraine dc Justice, comme d’un Parlement. Procepe rappor-te que l’origine du mot Palais vient d’un certain Grec nommé Pal -Us, qui donna son nom à une maison magnifique qu’il avoir fait bâ-tir ; 8c oyí Auguste fut depuis le premier qui nomma Palais la de-meure des Empereurs à Rome > fur le mont qui pour ce sujet a étéappellá Palatin.

PALE, espece de petite vanne qui sert à ouvrir ou à Fermer lachaussée d’un étang ou d’un moulin. On la nomme encore bonde.En Latin cataroBa, qui signifie aussi la chute de l’eau qui sort avecimpétuosité lors qu’on !evc cette pale.

[PALES- COULEURS. Voyez cet Article dans le Diction-naire Economique-, Sc y ajoutez cc qui soit.

On peut guérir les Páles-Ci;ukurs avec de la rouille de fer, ou d’a-ciet ; mais la denture vaut beaucoup mieux. On tire cette teintu-re, en faisant bouillit la limaille, pendant douze ou quinze heu-res, avec le tartre crud; mais elle sc tiie beaucoup plus aisément 8cd’une maniéré plus salutaire, sens feu, avec les sucs de citron, deraisin verd, d’orange douce ou aigre; avec les décoctions d’écorcede grenade > de balaustres, de noix de galle, de sumach, de miia-bolans, Sc de plusieurs autres matières de même nature. On tireencore fort bien cette teinture, avec de l’eau où l’on a fait fondredu sel végétal. ]

Cette maladie n’est propre qu’aux filles, & elle est rare dans lesfemmes mariées. On croit même communément q«tc le remodeléplus efficace contre les maladies des filles c’est le mariage, si elles setrouvent nubiles. Pour remédier par d’autres remedes á cette indis-position, qui peut provenir d’aillcurs que de passion amoureuse, ot>doit purger le corps avant que de venir aux désobstruons ou apéri-tifs. Voici donc une potion purgative appropriée. Prenez de I»racine dc persil, dc fenouil, de réglisse, deux dragmes dc chacune;de la semence d’anis Sc dccoriandie, une dragme de chacune; quatrescrupules, de ctémc dc tartre i demi-once dc feuilles dc sené fflon-

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