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femmes, par les bains, pat la colère & par d’autres pallions turbu-lentes. Si la palpitation du cœur continue, elle menace d’Uae mortprochaine. fc.De est ausli pernicieuse, lorsquelle revient souventensuite dune maladie ; lorsqu’elle excite des nausées & des vô-iruflemens bilieux, sur-tout ti ce vomissement note point les nau-sées ni la palpitation. Ceux qui retombent dans cet accidentaprès quelques mois, ou même d'une année à l’aurre , meurenr( avant la vielle De ) de mort subite , les -uns emportés pat de vio-lentes fìcvics , Sc les auties par une syncope qui les enleve enpeu de momens. Les peilonncs de 40 à y o ans qui sont sujettesa la mélancolie vemeule, Sc qui ont la rare enflée dc l’humeuratrabilaire , sont expoícs aux palpitations de cœur. La syncopeou défaillance, a coutume de la précéder ou de la suivre.

Palpitations m général.

Remarque de Mr. le Breton , Médecin de la faculté de Paris.

La palpitation, ajoute Mr, le Breton, arrive à plusieurs parties ducorps. Dans une fievre , les trellaillemens des mains marquentqu elle íera longue : mais dans les maladies où l’on voir des signesfunestes - cet accident indique une mort prochaine , selon Hsppo-crate. Les palpitations du ventre avec la tension & le gonfle-ment des hypochondres, présagent une hémorrhagie. Les égare-mens de l'eíprit avec des tremblcmens &. des palpitations, annon-cent la phréncíie. Dans une fieVre, les palpitations d’enuailies cau-sent le délire. Les palpitations par tout le corps, si la parole man-que , sont suivi de la mort. Les mélancoliques sont sujets à la pal-pitation de cœur , parce que les vapeurs atrabilaires sont capables dela produire^

Rime des choisis contre les Palpitations du cœur, tirés des Auteursles plus approuvés.

On peut, dir Mr. le Clerc , Auteur de la Chirurgie complette 8 c dela Medecsne aisée , employer les temedes soivans contre la palpitationdu cœur, qui se connoit à son battement violent, & á ses sauts im-pétueux & déréglés. Faites, dit il , un nouet de safran & dc cam-phre, Sc l’applsqucz sur le cœur- Il ajoute que routes les essences& les infusions des plantes aromatiques faites dans du vîti, sont debons remèdes pour la palpitation du cœur : on doit prendre detems à autre un verre de ces infusions. Fonseca faisoit prendre( dit lc meme Mr. le Clerc ) trois ou quatre gouttes d'huilc distilléede soccin, dans l’eau de fleur d’orangc.

Voici ce que dir Mr. de Mayerne , Conseiller Sc Premier Méde-cin du Roi d'Angleterrc Charles II. & de la Reine d’Angleteire ,dans son Traité des maladies de la poitrine , chap. 1. Le symptômede la palpitation du cœur est quelquefois périodique: il n’a pourtantpas d’imervalles réglés dans ses retours, car il commence quand ony pense le moins, & finit de même ; mais le pi;c est quand ilest continue’. La cause est pour l'ordinaire dans les hypochondres.Les parties vitales sont aussi affectées, Sc cc mal est accompagné dela dyspnée ou difficulté de respirer. Les indications curatives, dit-il, font dc lever puissamment les obstructions des viscères, de purgerles humeurs grossières, de dissiper les vents, de fortifier les parties na-turelles, de décharger les vitales par voye de révulsion Sc ,de dé-rivation > de sottisier Sc réveiller le cœur, de le refaire pat descardiaques rafraichilfans, & dc le raffermit par des stiptiques mo-dérés, fans oublier les antiseorbutiques , parce que le scorbut estsouvent de la partie. Pour lever les obstructions, pour abattre lamalignité de ['humeur mélancolique , pour dissiper les vapeurs Scsatisfaire aux autres indications , la Médecine ne connoit rien deplus puissant que le mars , que le malade peur prendre en sub-stance , ou le sel ou le v.trioí de mars , ou le mars potable. Vo-yez. dans cet Auteur les differentes préparations & formules , enparticulier dans sa Pratique de Mcdecim-. il suffit bien d avoir cngénéral marqué le sentiment de cet Auteur, & sa principale retsource pour la guérison. Voyez auffi dan. le Traité des Médica-mens de Mr. Tauvry , Docteur de la Faculté de Médecine dc Pa-ris, le Chapitre des temedes cardiaques , pour remplir par là les in-tentions du Docteur Anglois dont je viens de parler. Le charitableAuteur de la Médecine & Chirurgie des Pauvres, qur l’est aussi d’unexcellent Dictionaire Botanique Sc Pharmaceutique, traitant des ma-ladies du cœur qui sont, la palpitation du cœur, & la syncope oudéfaillance, nous donne fur le premier point les remedes & avissoivans. Flairez fréquemment des clous de girofle , usez de temscn tems de la décoction d’agripaume faite en eau , ou en usez à lamaniéré du Thé, l’ayant fait secher auparavant, appliquez à la ré-gion du cœur un cataplasme dc pain détrempé en bon vin, yajoutant poudre de roses , de marjolaine, de noix muscade, & degirofle. Faites un bruvage avec deux onces de jus de bugloseou de bourrache clarifié au feu, & deux dragmes de sucre blancmêlés ensembles & le buvez tiède chaque soir en vous couchant.Portez, dit le même Auteur, demi-oncc de camphre pendu au cou,enveloppé dans un morceau de taffetas cramoisi. Dans les violentespalpitations ( con inuë-t-il ) la saignée est le meilleur remede , &Galien assure quelle lui a toujours réussi. Enfin il ordonne d’emplirun sachet de mélisse verre, avec partie égale de feuilles de bourache :on le trempe dans de l’eau rôle & du vinaigre. & on l’appliquefutile cœur, ce qui ne manque point de réussir. Voyez Partie !e de laSyncope du présent Supplément.

Remedes de pktjieurs Auteurs choìps d entre les plus habilesModernes, par Mr. Allen fameux Docieur Anglois ,contre la Palpitation du cœur.

Cc Docteur rapportant les paroles Sc le sentiment de W'tïïis, re-marque que la palpitation du cœur est un mouvement convulsif dece viscère, si violent quelquefois & si terrible, qu’il est non scule-

P A M> PAN. 8$

ment sensible à l’attouchement * mais encore apperçu par les yeux& môme quelquefois par Poule à une certaine distance. II est mê-me arrivé au rapport de quelques Auteurs, que les côtes ont étérompues par l’cxtrêmc violence de ce mouvement, Sc poulìées audehors dans les jeunes sujets. Allen renvoyé après cette remarque aulivre même de ce savant Auteur. Etmuller ( au rapport du mimeDocteur ) est d’avis qu’il y a différentes causes dc cette maladie.Ce sont tantôt des excroissances verrucales, attachées au cœur stantôt l’ollification de la grande artere pioche du cœur; tantôt desvers dans lc cœur même, ou dans le^ péricarde; un abíès dans ceviscère; les dispositions"du cœur tout à fait contre nature; des cx-croillances polypeuses; des pierres; telle autre disposition organi-que du cœur si particulière Sc fi difforme , qu elle met les espritsanimaux dans une espccc de convulsion continuelle ; les chlorosesou les pâlcs-couleurs des filles, & la suppression des menstrues. Lacure de ce mal, dir Etmuller , est différente, auffi-bien que le pro-nostic •• car la palpitation qui est cauícc par le scorbut , ou patl’aftéction hystérique , peut être guérie ; mais celle qui réconnoitd’autres causés, est ordinairement incurable. Il semble à quelques-uns que le propre de l’opium étant de calmer ses exccs du mouve-ment , il est bon à employer auffi dans cette occasion ; mais l’expé-tience nous a fait voir qu’il á de mauvaises suites » Sc peut procurerdes défaillances. Beaucoup d’autres Médecins ne comptent pasbeaucoup fui la saignée, quoique Galien ( au livre des lieux tnala-desl) insiste sur ce remede. comme sur celui qu’il prétend dans unaccès pressent devoir être préféré à tous les autres. A l'égatd de lacure, Etmuller dit qu’il faut débuter par les remedes ou entre lemars ; en quoi il convient avec Mayems , Scc. Les cor iux , le cina-bre, les volatils, lc soccin, y sont sort uliles. Lindanus, au rapportd'EtmcUer , parle avantageusement de l’huile de caoclle. Lc roma-rin, le safran, le camphre, l'ambre, le musc, 1e sel volatil de vi-père, & les autres remedes qu’on tire de ce reptile, le castoreum ,en un mot tous les antispasmodiques ( remedes contre les convul-sions ) sont très convenables. Quand la maladie tire en longueuraprès l’usage de ces remedes, les malades font en grand danger desuccomber sous le poids de 1a maladie.

P A M.

PAMPRE, en Architecture , feston de feuilles de vigne te degtapes dc raisin, ou ornement en maniéré dc seps de vigne, qui sertá décorer la colonne torse ; comme il y en a fur les Corinthiennes dcla porte du Chœur dc Notre Dame de Paris.

PAN.

PAN. C’est 1 e côté d’une figure rectiligne, régulière ou irrégulie-re ; en Latin latus.

Pan de mur , c’est une partie de la continuité du mur. Ainsi on dit,quand quelque partie d’un mur est tombée, qu’il n’y a qu’un pan dcmur de tant de toises á construire ou á réparer.

Pan coupé , c’est l’encognute rabattue d'une maison, pour y placerune ou deux bornes, & faciliter 1 c tournant des chariots. C’est aussi »dans une Eglise à dôme, la face de chaque pilier de fa croisée, oùsont les pilastres ébrasés. Sc d’où prennent naissance les pendentifs.

Pan i bois, en charpentcrie. Assemblage dc charpente qui sertde mur de face à .un bâtiment, Sc qui se fait de plusieurs manières.Le plus ordinai.e est de sablières, dc poteaux à plomb, & d’autresinclinés & posés en décharge. Celui que l’on appelle à brins de fou*gere , est une disposition de petits potelcts assemblés diagonalemcncà tenons Sc à mortoiíès, dans les intervalles de plusieurs poteaux àplomb, laquelle ressemble à des branches de sougere dont les brinsfo.it cet effet. Celui de lozanges entrelajfés , est aussi une dispositionde pieces d’un pan de bois ou d’une cloison, posées en d.agonale,entaillées de leur demi-épáiíseur & chevalées Les panneaux des unsSc des autres sont remplis ou de brique , ou de maçonnerie , enduited’après les poteaux, ou recouverte & l’ambtissée fur un lattis. Onappclloit autrefois les pans de bois, Cloifonage Sc Colombage. VoyezXArt de Charpentcrie de Mathurin pouffe.

Pan de comble , c’est l’un des côtés de la couverture d’un comble.On appelle long pan le plus long côté.

[PANACÉE. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Eco-nomique , Sc y ajoutez ce qui fuir.

Panacée universelle , Précipité, & Magistere nitreux.

Certe Panacée se fait avec de l’eau-mere de salpêtre, dont voici l’o-pénsion. On réduit en poudre grossière, des pierres, ou des tenesqui contiennent du salpêtre; puis on fait bouillir cette poudre dansl’eau. Le salpêtre étant dissous, on mit la dissolution fur le feu,dans une chaudière, ou autievaisseau, &l’on fair évaporer se liqueur,jusqu’á ce qu’elle s’attache à une écu moire que l’on trempera dedans*»& qu’elle paroisse en consistence d’huilc , de couleur jaunâtre, ou unpeu brune. C’est cette liqueur épaisse Sc graisseuse qu’on appellecommunément, eau de mtre , ou plutôt eau-mere de salpêtre.

Vous prenderez cette eau mere, & vous la ferez évaporer sor lefeu, dans un vaisseau de terre vernissé, jusqu à ce qu’elle paroisse enconsistence de miel, ou d’extrait épais, que vous aurez soin de bienremuer te écumer, pendant tout le tems de l’opération. Ensuitevous mettrez cet extrait dans un creuset, que vous placerez entreles charbons ardens, & par un feu gradué, vous ferez évaporer cousles esprits acides que cette matière contient, jufqu’à cc qu’elle de-vienne blanche. Vous la jetterez dans dc l’eau chaude; certe eau quis’approptie tous les sels fixes de cotre matière, devient laiteuse, Scquelque tems après, elle dépose au fond du vaisseau cette matièrealkafine qui est très blanche, & qu’il faut exactement laver dans

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