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*-ï Q_U r.

effet, il périt dans J ou 4 mois que dura cette quinte. L’on appdleaufîì cette maladie coqueluche , fut-tout dans les enfant.

Quints oti cinquième & surabondante criée , Te:me de Droit:c'cst une criée faite pour la cinquième fois. Cette surabondantecriée fe fait quand il y a quelque défaut dans les quatre criées , ou-que l'on procède à une nouvelle adjudication, & que le Juge n’esti-me pas qu’il y ait lieu pour recommencer la potuluite. Cette quintesurabondante criée couvre tous les défauts > s’il y en a , Sc allurele décret. *

Qu i n r e est aussi en certains lieux, la Banlieue & retendue dela Jurifdiction du Juge ordinaire, ou du Prévôt, Sc qui enferme laBanlieue de la Ville, comme la (suinte du Mans , la 'suinte ou lessuintes d Angers. Ce mot de suinte lignifie la cinquième partie d’unfort grand dilltict, comme le mot Quartier en a lignifié la quatriè-me partie. Ces fortes de dénominations fe font ainsi établies desle commencement : c’étoicnt des foudívisions de grands districts enun nombre déterminé de districts particuliersi mais ensuite les nomstestent très-improprcmenc pour signifier ou des mots appellatifs, oudes divisions en parties indéterminées , qui ne font ni quartes niquintes parties de leurs premiers tours. Ainsi le mot de quint , quisignifioit d’abord la cinquième partie, a signifié depuis en Norman-die le treizième : le mot de quartier de •ville ne signifie plus précisé-ment la quatrième partie d’une Ville , mais en général une partie,soit déterminée, ou indéterminée.

[ QU IN TE F E UIL L F. Voyez cct Arriclc dans le Dictionnaire(Economique, & y ajoutez ce qui fuit.

On peut la substituer à l’hipccacuanha, dans les cours dc ventre &la dillentcric. Elle est fort utile auffi dans les crachemens de sang,& dans le flux immodéré des régies & des hémorroïdes. Oa enfait bouillir une once dans trois chopines d’eau , jusqu a diminutiond’un tiers. On a prouvé il y a longtcms , qu'un gros dc fa racine enpoudre pris dans un verre d’eau, avant í’accès, est un remède excel-lent pour les fièvres intermittentes.

E extrait de quintefcuille est utile dans toutes sortes dc pertes deÍA'ig. La doíè est depuis une once, jusqu'â deux.]

QJd I N T E-ESSENCE, en termes de Chymie, est cc qu’il.y a ae plus exquis, de plus subtil 6c de plus pur dans les corps na-turels, extrait par fait Chymique. Dans la Chymie vulgaire, on neparle guerEs de quintessence , mais on fe si. r t des mots. essence, élixir ,extrait, esprit r eBjfié, &c. Le morde quinte flence est plus propreSc plus en usage chez les Alchymistes & ceux qui cherche la PierrePhilofophale. Ils prétendent tirer de tous les mixtes , 6c nicmc dechaque Elément, non seulement les principes connus auxChymistes,ìnais auíli une essence différente des principes culinaires dc la Chy-mie vulgaire, & différente des quatre Elémens; ils en font un cin-quième Elément : cette quinte cilence, selon eux, réunit en soi tou-tes les vertus des Elémens, quoique contraires à part, & sert de re-in ede universel pour toutes les intempéries qui lont dans le corpshumain. Ils i’appellenc Panacée, ou remède a tout mal. II procu-re aux principes du sang, cc calme, cet accord juste > par fa proprequalité harmonique, qu'il peut communiquer aux humeurs & auxesprits, de sotte qu’îl procure á 1 homme un tempérament parfaite-nunt louable, & une eípecc dc pttlingénéfie, ou régénération dcl’hora-me animal. Voyez Alchymie, Panacée, Essence ,L autresmots semblables.

QUJ N Z AINE, Terme de Pratique: intervalle de quinze jour.On en fait usage dans ces façons de parler : ll a été “signé à la quin-zaine. Les locataires d une matjon ont la quinzaine après le terme , pourdéménager.

QUIOSSE, pierre dont fe servent les Tanneurs, pour frotter leCuir dc grande force & à plein bras » fur le chevalet > pour en fairesortir l’ordurc , les petites pellicules & membranes inéga’cs , qu’onbrise, racle & balaye de dessus la surface de la peau, à force de frot-ter ou quiollcr: car on dit qntoscr le cuir , pour dire , le frotter àplein bras fur le cheval r, & quiofsag» est cette préparation du cuir,qui ne fe fait qu’aprcs que les cuirs ont été lavés Sc décharnés a larivière. Cette quiolfe est une eíjpece de pierre à aiguiser , mais onne s’en sert que pour -gratter fur les peaux > comme on gratte &sotte fur des cuirs ou autres matières ' avec la pierre ponce.Q.iiofle peut venir, à cause de cette qualité d'aiguifer, du motcos, cous, d’où feroit venu le mot Latin ha:bâte cotisa , quotisa ,,quiosa.

QUITTANCE, Terme de Pratique, est un Acte fous signati-Vc privée, ou passé par-devant Notaires, par lequel le créancier quit-te & décharge le débiteur. Le Prêtre , grand Praticien & Juriste ,rapporte dans fa i. Centurie ch. 7. ». a. cette maxime d’ufige :Quittances des trois dernieres années induisent la libération des precéàentes, fi elles ne portent, Sans préjudice des années précédentes. Voilàune efpe.e de prescription, pat exemple, pour tous les loyers pré-cédois, &c. Lorsque les quittances dernieres ne font point mentionde cette susdite clause. Voici une autre maxime de pratique: Quit-tance portant payement de la dot , ne peut-être débattue pour exceptiond argent non nombré ( L. 14. c. de non numeratá pecuniâ.) Autre ma-xime: On peut contraindre pendant 30. ans un adjudicataire ,• ou ses hé-ritiers , a rapporter quittance de la consignation. ( journal des Audiences ,tom. r. L. z ch. s 3 .)

Le mot Quittance n’a pas simplement rapport au payement & àl’acquit d’une dette, ou somme dc deniers, mais il signifie dans favraye étendue , tout Acte ou Écrit , par lequel on décharge quel-qu'un d’un payement, dune dette , ou d’autrc chose, qu’il séioicobligé de faire ou d’acquirccr. Tout obligé, ou condamné ,, doit payerm deniers , ou en quittances valables. On lui a donné quittance (y dé-charge des papiers qu il avoit »n garde, de f aveu qu'il devait fournir,

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des corvées qu'il devoit faire. Par ces façons de parler, on toit Déten-due de l’ufage de ce mot.

Quittance de finance, est la quittance qu’on donne pour lesdeniers qui entrent dans les coffres du Roi, soir pour le prix des char-ges , loit^iour les domaines aliénés. On ne rembourse les Officiers& les Engagistes que lur le pied dc leurs quittances de finance : c’estfur ces quittances qu’on liquide leur finance. Les porteurs de quit-tances dc l’Épargne, ou du Trésor Royal, sont des Commis qui con-traignent en vertu des taxes dont ils ont les quittances en blanc.

Quittances comptables, ce font des quittances en parchemin,& par-d.vant Notaires, qu’on fournit aux Rccevcuis & Payeurs desdroits du Roi, pour les rapporter en rendant leurs Comptes à laChambre. Voyez l’AtticIe solvant.

QUITT ANCER, c’cst fournir Sc donner quittance j c’est dé»charger une obligation, un contrat, en écrivant lur le dos, au bas,ou a la ma ge, que le débiteur a payé & satisfait , en tout ou enpartie, la somme à laquelle il étoit obligé. Les contrats de mariagelont réputés quittancés au bout de dix ans, qui est letemsou l’on pré-sume la dot payée. A l’égaid d’une Lettre de change, on ne fe sertpas du mot quittancer, mais de celui d 'endosser , quoique ce soit ef-fectivement la même chose.

I Enumération de plusieurs sortes de Quittances > dont un Oeconomqj doit être capable de je servir en plufiettrs cas.

L’ufage des quittances est fort ample & divers. Voici un dénom-brement des principales, soit de celies dont les Actes ont déja étéexprimés sous leurs atticles propres, soit de celles dont on doit fairemention dans la fuite & qu'on n’a pas encore traité.

Quand un domestique a servi son tems , il faut que le Maître,ayant payé le salaire & le set vie® de ce domestique , en titre quit-tance.

Si l’on est héritier par testament, chargé de quelque legs en fa-veur de quelque autre, il saur prendre quittance pour un tel legs tg-stamentaite, payé Sc acquitté au légataire,

| Quand on a obtenu une sentence contre un débiteur qui nous apayé , tl faut donner quittance á celui qui a payé la somme ajugé*par la sentence.

S'il arrive qu’un fils demande à son pere une somme fur íès droitsptésens Sc futurs, le pere le voulant favoriser pour faciliter un né-goce ou un établissement avantageux, doit recevoir une pareille q .ir-tance, sous ce titre : Quittance d une jomme de deniers , donnée par l»pere à son fils, en déduction de la succession future. Sans cette quittance,il feroit tort par cette avance à ses autres enfans , dont la part se-toit diminuée, contre son intention: car il a bien eu deflèin de fa-voriser ce fils, mais fans préjudice des autres.

L'CEconome peut avoir besoin de quittances pour les fins Sc inten-tions suivantes: Quittance pour grains appréciés : Quittance généraitpour k prix d une Terme , pour le prix de la vente d un Office : Quittantepour rente viagère fur l'Hôtel de Ville : Quittance donnée au Garde du

Ì Trésor Royal K d une somme contenue en une Ordonnance, Quand un(Econome entreprend, ou a entrepris & fini la construction d’unemailon , & que pour cela il a eu besoin d employer plusieurs ar-tisans, ioríqu’il les paye , il a besoin de lavoir la forme des quittan-ces suivantes Quittance d ouvrage de Maçonnerie : Quittance généraled un Maçon en exécution d un marché 1 Quittance de Charpenterie. S'ilest Maître, St a des Appremifs, il doit savoir ce que c’est qu’unBrevet d'apprentsage. S’il arrive qu’on veuille terminer de certainesméchantes asilaires , arrivées par des enfans débauches qui ont cucommerce illégitime avec des femmes qui pourroient prétendre ma-riage avec ce fils, on fait un Acte pour appaifer certe fille ou fem-me, & la faire renoncer librement a ses prétentions, sous ce titre eQuittance fa accord entre un garçon (s une fille » pour raison de cohabi-tation quils ont eue ensemble. Dans ces foi tes d’Actes , on adoheîcla condition de cette personne trompée fous espérance de mariage,par quelques avantages considérables, qui la libereqt en quelque for-te des tristes Sc onéreuíès silices de son état. Quelquefois aussi pour .pacifier des querelles Sc batteries qui pourroient ctre arrivées entreles personnes ou enfans de deux familles > il est expédient de fairedes pacifications par Actes , où l’on fe quitte mutuellement, parun accord (y quittance pour injures réciproques Q batteries. De plus,il y a d’autres quittances, comme Quittance du payement dune dot,Quittance de reddition dc Compte de tutele: ce font des Actes . biennécessaires, dont il est bon qu’un (Econome connolfle les for-mules.

Par tout ce dénombrement on peut voir que le mot & l’usagedesquittances est fort étendu. Son usage principal, primitif Sc ordinai-re, est contenu dans cette définition, que nous avons déja donnéeen partie: La Quittance eft un Acle consenti par-devant Notaire ou fousseing privé, par un créancier au profit de son débiteur , par lequel il Udéclare quitte de sa dette , Sc fi l’on veut, de toute autre obligation ,engagement sy promese.

II faut observer que la quittance est ou générale, ou particulière.Générale, si les pairies ont compté ensemble de toutes hs affaite*qu’elks avoienc entre elles. Parckukcre, pour une feule assure > au-’quel cas le créancier ne doit pas y omettre la clause , fans préjudiced autres dûs droits, noms, raisons fy aBions , pour empêcher Ic débi-teurs de s’en prévaloir pour d’autres dettes que celles qu’il 3payées.

L’Etymologie du mot quittance est claife. Voici la maniéré de Udéduire; Quittance de qsnttancia ,Lain barbare qui vient de quietn-tio , de quietare , quietum faccre > tranuiullisit , rendre content , fsmettre cn repos & y mettre les aatres. Car faste par lequel le débi-teur