LIVRE QUATRIEME. j 9fm’cuvoyerent lc Bourgmestre delaNa-tion, pour me prier de vouloir bien mecharger durant le séjour que je lérois obli-gé de taire dans cette Ville Royale , dela conduite de leurs aines , & fur toutdu foin de la Prédication, dont ils etoientprive? depuis plulieurs années. J’accep-tai fans peine cetemploy, &jele conti-nuai ensuite jusques à ce que nos affai-res fuslént enticrement réglées pour en-treprendre un second Voyage de la Mos-covie.
Si l’emprcílèmcnt que ces Chrétiensvéritablement zelez, firent paroitre pourla parole de Dieu , & pour tout ce quiregarde le salut, me donna bien del’ex-ercice durant tout le teins que je demeu-rai auprès d’eux, mes travaux furent in-finiment adoucis par le saint usage queje leur vis faire de toutes les instructionsque le Saint-Eíprit voulut leur donnerpar mon ministère ; & je n’ay jamaismieux reconnu qu’en cette occasion,combien un cœur en qui le Christianis-me est profondément enraciné , revientaisément de tous les désordres aulquelsil auroit pu s’abandonner, lorsqu’on luyrepresonte les devoirs de son état, ct qu’ilest pénétré des obligations ausquellcs faReligion l’engage.
Mais quelque consolation que me fitressentir la ferveur que faifoient paroitreles Catholiques, le Ciel m’cn procuraune autre qui etoit ce semble encore pluspropre de ma profession de Missionairc,I x qui