LIVRE QUATRIEME'. 203ícr donner le change en cette matière,qu’il y ait peutetre dans le monde.
Touies ces instructions que j e ne man-quai pas d’envoier en France , jointesaux autres lumières que nous avions dé-jà tirées de plusieurs autres endroits tortfurs, animèrent extremement nos Su-périeurs à favoriser nos desseins, dontils prevoyoient de si grands avantagespour le bien de la Religion. Comme ilsetoient convaincus par tout ce que íiMajesté Tres-Chretienne venoit de fairepour la conversion du Royaume de Siam,de la protection que nous devions elpe-rcr du Fils aine dc l’Eglise, lans lequelil ne se fait plus rien de grand dans lemonde , ils jugèrent aisément que lemoyen le plus efficace pour taire réus-sir notre entreprise , etoit de la propo-ser à ce Monarque , qui embrasse avectant d’ardeur tout ce qui regarde le ser-vice de Dieu.
Us ne se trompèrent pas dans leursvues : car à peine lui eurent-ils repré-senté les grands biens qu’on pourroit ti-rer de cette nouvelle découverte , quine nous promettoit pas moins que laconversion de la Tartarie entiere , quece Prince le plus zélé qui rut jamais leuraccorda fur le champ tout ce qu'ils luidemanderont pour nous faciliter cet im-portant pallàge. Outre les passeports lesplus avantageux qu’on eut pû desirer ,& les secours particuliers qu’ií eut labonté de nous donner , il nous fit16 ex-
Le Roy,pour auto-riser nosdefleins,nous faitexpédierdes Paten-tes de CesMathéma-ticiens, desPasseports& des Let-tres de re-coin m an-darionpour les- Cxars deMoscovie.