2 l 8 QUATORZIEME ÉPOQUE. 1687.
rens de ceux de la plupart des philosophesmodernes ? L'application de son esprit àl'examen des objets sensibles ne lui fit ja-mais perdre de vue l’être invisible dont ilsémanent. II ne pensa jamais à substituer,pas même de nom, la nature qui n’est pointun être mais raííêmblage de tous, à leurcréateur. II n’iinagina pas que quelquesloix mécaniques pouvoient être la cauíeimmédiate 8c première de la production detous les êtres, de leur organisation variéeà l’infini, 8c selon leur destination ou leurbesoin, de leur accroissement, génération,succession réglée 8c constante, 8c de tous lesphénomènes qu’ils présentent dans la phy-sique, l’astronomie, l’optique, la chymie 8cc.II étoit trop judicieux pour croire que descauses aveugles pouvoient avoir opéré tantd’effets qui manifestent 8c exigent une intelli-gence fans bornes, des combinaisons fansnombre, 8c une sagesse infinie pour pou-voir choisir la meilleure dans chaque ordrede choses. Ses idées furent plus philoso-phiques, 8c ses sentimens conformes à ceuxqu’infpireront 'toujours à des cœurs droitsles méditations - les expériences, les faits quil'occupèrent; les merveilles qu’il découvroit,