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de conserver les Grains. 99qui ne sçache que l’ardeur du So-leil jointe à la nature particulière dechaque terre, peut rendre la fèvesusceptible d une infinité de modi-fications differentes.
Dans quelques-unes de nos Pro-vinces, quand les années font troppluvieuses, & qu’il y tombe sou-vent de cette eípece de brouillardgras , que les Laboureurs & lesJardiniers nomment Nielle , tousles Grains dégenerent. Le Seigleprincipalement se corrompt à telpoint, que i’uíàge du pain dans le-quel il entre , devient pernicieux ,Sc cause la gangrené- Ce Seigle ain-si altéré s’appelle ergot en Sologne,& blê-cornn en Gâtinois.
Une preuve certaine de ce queje viens davancer , c’est que lesGrains qu’on traníporte d’Afrique,8c fur tout des environs de Tunis& d’Alger, se conservent plus long-temsen France que ceux qui y nais-sent. U est vrai que les NegociansG L de