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de Provence qui font le plus grandtrafic de ces Grains , les portentordinairement à Genes d’où ils serépandent, comme d’une sourceseconde , dans tout le reste de li-tai ie. Mais il seroit aisé avec quel-ques précautions de rendre ce com-merce plus utile au Royaume, 8cmême de l’augmenter considéra-blement. A Malthe, on garde plu-sieurs années de fuite les Grainsqu’on fait venir de Sicile, & on ena toujours une abondante provi-sion, crainte de quelque ruptureinopinée, & de quelque Siégé dela part des Turcs.
A la bonté des Grains qu’on tired’Afrique , íè doit joindre encoreleur fécondité. Un boisseau de fro-ment semé en bonne terre, y pro-duit d’ordinaire plus de cinquanteboisseaux d’augmentation chaqueannée. Pline le Naturaliste rappor-te qu’un des Inrendans d’Augustelui envoya d’un canton d’Afrique,
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