7Z , AIMANT.
Pôle. Un autre enfin dans le XIV e . Siecle reufiïtadmirablement 'a composer la Boussole, commeon peut le voir dans le susdit Livre.
+ On ignore le nom de I’Inventeur , parcequeplusieurs y ont eu part : ces choses n’ont été décou-vertes crue par parties, & ament-es peu a peu a uneplus grande perfection. On volt par la ce qu’ondoit penser de la dispute qui subsiste encore entrediverses Nations, qui revendiquent Pinvention dela Boussole. On a vû ci-dessus que les Italiens i’at-tribuent a Flavio Gioia , & qu’un Poëte Françoisen parle au XII e . Siécle j car ils font bien éloignesd’acquiescer au jugement des Italiens. Ils disent,que fi l’on met par tout une fleur de lis pour mar-quer le Nord, c’est parceque toutes les Nations ontcopié les premières Boussoles, qui font sorties desmains d’un ouvrier François.
-j- Les Anglois s’attribuent au moins i’honneurde savoir persedionnée , par la façon de suspendrela boète où est l’aiguiile aimantée. Ils disent quetous les Peuples ont reçû d’eux les noms que portela Boussole , en recevant d’eux la Boussole meme,amenée à une forme commode ; qu’on la nommeCompas de mer , ou Cercle des gens de mer, des deuxmots Anglois, Mariner s compafs ; & que de leurmot Boxel , petite boète, les Italiens ont fait leurBojfola.
•j- 11 ne tient pas a d’autres qu’on n’en fasse hon-neur aux Chinois, suivant ce que Mr. Savary adit ci-deflùs; mais comme encore aujourd’hui onn’employe l’aiguille aimantée a la Chine qu’en lafaisant nager fur un support de liège, commeon faisoit autrefois en Europe, on peut croire queMarco Paolo , ou d’autres Vénitiens, qui aboientaux Indes & a la Chine par la Mer Rouge, ont faitconnoítre dès le XIII e . Siécle , jufqu’au fond del’Afie, cette expérience importante , dont différensPilotes ont ensuite perfedionné i’ufage parmi nous.Nous renvoyons au surplus a l’exceilent Ouvrageque nous avons cité, pour y voir ce que l’on pen-se de la déclinaison & inclinaison de l’aiguiile, &sor la cause de ses diredions , auffi-bien que furtous les avantages que procura cette grande dé-couverte.
■f- L’on trouve beaucoup d’Aimant, dit le P. La-bat dans son Voyage d'Italie Tom. VII. dans l’Isted’Eibe. On a parié ci-defius de l’Aimant blanc :Ce Voyageur dit qu’il est plutôt gris clair, queblanc , qu’il est plus rare que le brun, & qu’on entrouve dans cette Ifle, en ayant eu des morceauxconsidérables de l’un & de l’autre. M. Lancifi futaussi dans cette Ifle exprès pour y voir les Minesd’Aimant.
Nous ne ferons plus qu’indiquer les bonnes sour-ces où il est parlé de l’Aimant, & principalementP Histoire & les Mémoires de t Académie Royale desSciences A. 1723. fur la maniéré dont le fer s’aimante,par M. de Réaumur, & les A. 1728. 1730. & 1731.où l’on peut voir quelles font les expériences de M.du Fay fur ïAimant , & en 1733. celles de M. leMonnier. Voyez aussi la Nouvel; e maniéré d observeren Mer la déclinaison de l aiguille aimantée ; par M.de la Condamine, dans les Mémoires de 1733, &* 734 * ne meme que la Méthode d observer la varia-tion de l aiguille aimantée en Mer , par M. Godin ,nans ceux de cette même année 1734. Voyez encorela- table des Transactions Philofoph. de la SociétéRoyale de Londres , par M. de Bremond. in 4 0 . Paris* 739 ' dJ a * Physique de Mujjchembroeck , 4. 1739.La Dissertation bison & critique sur ce que les Anciensont cru de l Aimant, par Falconet, dans les Mém. deLifter, de l Acad. des Belles Lettres , Tom. VI. in 12.P- . 377 - & les Erreurs Populaires Tom. I. p. ne. 1??.ConjeB. Physiques PHartfoeker , Mecati Metalloth.R aticana , fol. Romae &c.
Adroits d’entrée de l’Aimant font suivant le Ta-Diction. de Commerce. Tom. I.
AIN. AIS*
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ris de 1664. de 60 sols le 100 pesant", il s ejl appellePierre d’Aimant ou Lapis Magnes.
AIN. Vieux mot, qui signifie hameçon. Voyez.Hameçon ou Pescheur.
AINE. Petite brochette, ou menu bâton assezlong , qui sert a enfiler les harengs par la tête , pourles mettre forer a la fumée dans des lieux destinés aleur donner cette façon. Voyez Hareng Sore’.
AIRAIN. C’est proprement le Cuivre rouge.Voyez Cuivre.
L’Airain non ouvré paye en France dè droits desortie du 100 pesant 3 livres, & de droits d entrée 5 O fols.
L’Airain de Corinthe étoit très fameux dans l’An-tiquité. L. Mummius ayant saccagé & brûlé cette Vil-le Grecque la 1 j8 e . Olympiade, ou 146 ans avantJ. C. on prétend que ce précieux Airain se formades immenses richesses d’or , d’argent & de cuivre ,dont Corinthe étoit remplie; & que ces métaux s’é-tant fondus & mêlés ensemble, par l’ardeur & laviolence de l’embrasement, composèrent comme unnouveau métail. Les statues & les vases, qui ensuiteen furent formés pâr d’excellens Ouvriers, n’eurentpoint de prix ; & quoique la main du Sculpteur soitordinairement ce qui fait celui de ces fortes de cho-ses , la matière sembla alors le disputer, & peut-êtrel’emporter sur la perfection de fart.
Ceux qui ont parlé avec exactitude de cet Airain,en distinguent trois espèces ; i’une , où for est lemétail dominant; i’autre, où c’est l’argent ; & latroisième, où l’or, l’argent & le cuivre font en par-ties égales. 11 y a bien de l’apparence, que ce que lehazard fit autrefois, fart pourroit présentement si-miter : • comme c’est la rareté qui met le prix a laplupart des choses, il est également véritable, que lafacilité qu’un habile Ouvrier y trouveroit, feroitcause qu’on feroit peu de cas de ce nouvel Airain ,quelcrue pareil qu’il fût a celui de Corinthe même.
AIRE. Voyez HAI RE.
AIS. Pièce de bois de sciage, longue & peu épais-se. Voyez Bois.
Les Ais de sapin payent en France de droits de sor-tie 3. livres 10fols du cent en nombre , & 5O fols d'en-trée.
Ais. On se sert dans f Imprimerie de deux fortesd’Ais , à!Ais à desserrer , & d ’Ais à ramette , ou àtremper. Les uns & les autres font de bois de chêneou de noyer , d’un pouce environ d’épaisseur , fouslesquels font attachées a deux pouces & demi envi-ron des extrémités, deux barres qui les éiévent aflèzpour donner prise & les transporter facilement.
Ais a desserrer. Ces Ais ont ordinairement,ou deux pieds de long fur un de large, ou un pié &demi de long fur un bon pié de large, selon l’éten-duë des formes auxquelles ils font destinés. Ces Aisdoivent être fort unis. Ils font toûjours par paires, &de même hauteur. Us servent aux Compositeurs pourdesserrer & rincer leurs caractères.
Aïs a ramette , ou a tremper. Ils ont com-munément deux pieds & quelques pouces de longfur un pied de large, & servent, soit aux Compo-siteurs pour desserrer les Placards & les Ouvrages alongues lignes, soit aux Imprimeurs de la Presse,pour ouvrir leur papier lorfqu’ils le trempent , &pour le charger après qu’ils Pont trempé. Voyez l’ar-ticle de /'Imprimerie.
Ais. Les Maîtres Relieurs de Livres ont trois sor-tes d’Ais, qui servent a la Relieure. Les uns Rap-pellent des Ais à rogner , d’autres des Ais à fouet-ter , & d’autres encore des Ais à presser. Les uns &les autres sont doubles ; mais ils font différens sui-vant ces trois divers usages.
Aïs a rogner. Ces Ais sont étroits & longs ,enforte qu’ils excédent de quelques pouces la lon-gueur du Livre ou du papier qu’on veut rogner : l’un,qui s’apelle Ais de devant , régie la rognure de latranche ; c’est le plus étroit ; Pautre, qu’on nomme
D Ais