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Tome 1.
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lembac, ( qui est le meilleur bois d’Aloès ) a leurséventails, pour leur servir d’un riche ornement, oubien ils se servent d’un morceau d’Ambre jaune a saplace pour ce même sujet, en quoi l’ostentationparmi eux y a bonne part. C’est ce qui fait sur cela,

& sur bien d’autres choses, fort valoir le Commerce.

Le bois d!Aloès fin paye, suivant le tarif de 1664,les droits d?entrée à raison de 25 liv. par quintal.

Le Tarif des entrées de 1664. avoit fixé les droitsdes Aloès ; fçavoir, à 10 livres le 100 pesant pour{Aloè Socotrin ou lucide ; à 3. livres 1 j. fols pour leCitrin j à 25. livres pour íAloès Lignum fin ; & à 3.Uvres pour P Aloè moyen , ou Cabalin. Mais VArrêtdu if Aoufi 1685. n en distingue que trois , quifont ÍApatique ( il devoit dire Hépatique ), le Cicotrin<& le Cabalin, & il les met du nombre des marchandisesvenant du Levant , Barbarie , & autres Pais & Ter~res de la Domination du Grand-Seigneur , du Roi dePerse, & d'italie ; fur lesquelles il est ordonné de lever20 pour 100. de leur valeur. [ Voyez ce qu’on aajouté fur ce droit a Particle Agaric.]

Prix des Aloès.

U Aloè Succotrin valoit a Aìep en 1734 piastres2 5 le rot de 720 drachmes : la tare est de q pourïOí : celle de l’hépatique n’est que de 3 pour 103.

Le même Aioë Succotrin véritable valoit a Li-vorne en Mai 1739. 48 piastres le cent, & l’hépa-îique aussi véritable , 24 piastres. Le Cabalin étoitestimé 16 piastres, & il y en avoit encore deBar-bades en courge , de 14 piastres.

A Marseille en Juillet 1740. le premier valoit 4 li-vres, le second 24 sols, le troisième 18 fols , & ledernier 27 fols , la livre.

ALOIGNE. Terme de Marine. Voyez B 0 u e’e.ALOSE. Sorte de poisson de mer, ressemblant ala Sardine pour la figure, mais bien plus gros. II' est du nombre de ceux qu on appelle Poisons de sai-son , ou de passage, n’ayant coutume de remonterles rivières que dans le Printems.

Les œufs d’Alofe font autant estimés dans les In-des Orientales, que ceux d’Esturgeon en Mosco-vie , & ceux de Meuges dans la Mer noire 3 & lecommerce qui s’en fait n’est guéres moins considé-rable , s’y en consommant chaque année la chargede plusieurs navires.

-j- L 1 Alose croît jusqu’a la grandeur du saumon ;il est couvert d’écailles grandes, minces, & facilesà détacher ; fa tête est comprimée vers le haut deson corps ; son museau est pointu ; il n’a point dedents ; il paroît au haut de fa tête, fur ses yeux, unos ou une écaille de chaque côté, luisante & res-plendissante ; sa langue est noirâtre ; son dos est decouleur blanche, jaunâtre ; ses côtés & son ventresont argentins. Ce poisson aime le sel, aussi on l’a-morce en jettant quelques poignées de sel dans l’en-droit où l’on en aperçoit. II est délicieux à manger ;il contient beaucoup de sel volatil & d’huile. Quandl’Alose n’est pas bien fraîche, elle a un goût un peuacre, qui incommode les gencives de ceux qui enmangent. On trouve dans fa tête un os pierreux,qui est apéritif & propre pour la pierre, pour lagravelle, & pour absorber les acides ; car il est al-kali. L’estomac de l’Alose desséché & réduit en pou-dre , est propre pour fortifier l’estomac, étant prispar la bouche. Ce poisson est fort nourrisiant. Voyezle Dictionnaire des Drogues de Lemery.

En France , ou l’on ne mange que la chair du pois-son ,. le cent dAloses en nombre paye 20 fols de droitsd entrée.

ALOUCHI. Espèce de gomme de bonne odeur,qui coule de l’arbre qui produit la canelle blanche.Voyez Canelle blanche & Bdeelium.

ALPAGNE. Animal â, laine, fort semblable aux’Llamas & aux Vigognes , a la reserve qu’il a les jam-bes plus courtes, & le mufle plus ramassé; de for-DiQion. de Commerce. Tom. I.

ALP. ALQ. z>2

te qu’il a quelque ressemblance au visage humai mLes habitans du Perou les mettent au nombre desbêtes de charge, & leur font porter jusqu’a cent li-vres pesant. De leur laine ils font des étoffes, descordes, des sacs ; de leurs os, des instrumens pourles Tisserans ; & mettant même leur fiente a profit ,ils s’en fervent a faire leur feu, soit dans leur cham-bre , soit a la cuisine.

La laine de i’Alpagne passe aisément pour celledes Vigognes ; & il est rare que la laine de ces der-niers , qui vient du Perou en Espagne, n’en soitpas fourrée. Voyez Vigogne.

ALPARGATES. Mot Espagnol , qui signifiedes souliers de corde. Voyez Corde.

ALPHABET , TABLE , INDEX , ou RE-PERTOIRE DU GRAND LIVRE. Ce font lesdivers noms que les Marchands, Ne'gocians, Ban-quiers , & Teneurs de Livres, donnent a une espè-ce de Régistre, composé de 24 feuillets cottés &marqués chacun en gros caractères d’une des let-tres de l’alphabet, suivant leur ordre naturel, encommençant par A, & finissant par Z.

Cet Alphabet, où sont écrits les noms & sur-noms de ceux avec lesquels on est en compte ou-vert , & les folio du grand Livre où ces comptesfont débités & crédités, sert a trouver facilement &fans peine les endroits du grand Livre dont on abesoin.

Alphabet, se dit aussi, mais moins ordinaire-ment , des simples tables qui fe mettent au com-mencement ou a la fin des autres livres, dont lesNégocians fe fervent dans les affaires de leur com-merce, soit pour les parties simples, soit pour lesparties doubles.

On parlera plus amplement de ces divers Alpha-bets aux articles de ce Dictionnaire, où l’on traitedes Livres des Marchands. Voyez Livres.

Alphabet , signifié encore les poinçons ou fer-remens dont fe fervent les Graveurs fur ! métail,pour marquer, graver ou imprimer les différenteslettres & caractères qui conviennent a leurs ouvra-ges , soit pour les légendes, ou autres inscriptions.Voyez Graveurs suR metail.

Les Relieurs de Livres, Doreurs íùr tranche, ontpareillement de petits fers qu’ils nomment Alpha-bets , avec lesquels ils mettent en or, au dos desLivres, leurs titres , & le numéro de leurs volumes.Voyez Relieur.

ALPHENIX. C’est le sucre d’orge blanc, ou su-cre tors , auquel on donne un nom extraordinairepour le faire valoir.

Ce sucre, qu’on estime bon pour le rhume, fafait avec du sucre ordinaire cuit â casser dans dePeau d’orge, que l’on jette fur un marbre graisséd’un peu d’huile d’amandes douces, & que l’on con-tourne de diverses figures avec un crochet de cui-vre. On peut le falsifier avec l’amidon. Voyez Su-cre.

ALBISTE, ou ALPICE. Sorte de graine qui sertde nourriture aux oiseaux, fur tout dans le temsde leur ponte, quand on veut les échauffer. Lagraine d’Alpisteestde figure ovale, d’un jaune pâ-le tirant fur isabelle, brillante, & comme lustrée. Ellefait partie du négoce des Grainiers. Voyez Grai-

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ALQUIER, qu’on nomme aussi Cantar. Me-sure dont on fe sert en Portugal pour mesurer leghuiles. L’alquier contient six cavadas ou canadors ; ilfaut deux alquiers pour faire Palmonde. Voyez cetarticle.

* L’Alquier est aussi la mesure des grains a Lis-bonne. Cette mesure est très petite, en forte qu’ilne faut pas moins de 240 alquiers pour faire 19 fe-ptiers de Paris, ou un last d’Amsterdam, ou 38 bois-seaux de Bourdeaux: 60 alquiers font le muid deLisbonne; 118 k 120 alquiers, le tonneau de Nan-

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