*7 B A Q. B Â R.
BAQUIER. Coton de très médiocre qualité, dontil se fait quelque négoce a Srnirne. II ne s’y en dé-bite année commune que 4 ou y quintaux, qui sevendent depuis 8 jufqu’a 10 piastres le quintal. IIpaye a Marseille & au pont de Beauvoisin le droitde 20 pour cent sur le pied de 48 livres le quintal.soyez. Coton.
BAR. Instrument dont on se sert pour transpor-ter des fardeaux. C'est une espèce de civière ren-forcée. Le Bar est composé de deux longues & for-tes pièces de bois équaries, à la réserve des deuxextrémités de chaque piéce, qui font arrondies, pourles mieux empoigner, & qui ont des mentonnetspar dessous, pour arrêter les bretelles des Bardeurs.Quatre, quelquefois 6 traverses, moins fortes queles 2 pièces, & seulement longues de 2 pieds auplus, y font emmortoifées, & les unissent ensemble.
Cet instrument se porte a 2 , a 4, ou a 6, sui-vant le poids des choses qu’on veut transporter. Lesdeux Manœuvres, qui font entre les branches, ontdes bretelles ; les quatre autres, si l’on porte a six ,n’en ont point, mais soutiennent le Bar des deuxmains ; & s’appuyant deux a chaque côté de ceuxqui font dans les branches, marchent en les arc-boutant épaules contre épaules: Souvent, quand lepoids est extraordinaire, deux Arbalétriers soutien-nent encore le Bar par le milieu, en mettant despinces de fer en travers.
On fe sert du Bar dans les atteliers de Maçon-nerie , pour porter les pierres de taille, & autresmatériaux pour le service des Maçons & Limosins.
Lorsque ce font des pierres taillées, fur-tout s’ily a de f architecture, on met une natte , ou desrouleaux de paille fur le Bar, de crainte que les ar-rêtes ne s’écornent. Ces nattes se nomment des Tor-ches , & l’on dit, qu’un Bar est armé de ses tor-ches , lorsque les nattes font placées dessus.
Bar. Les Ciriers qui fabriquent la bougie de ta-ble dans les bianchiries des cires, fe fervent de bars,mais plus légers que ceux de la maçonnerie, pourporter les bougies achevées a l’herberie.
-f- BARAGRA. Monnoie de Rome, qui vaut utiBayoque ou Bolognini.
BARANCA. Les Espagnols de la Castille d’or& de la Cartagéne de l’Amérique, appellent Baran-ca de Malambo, le Bureau de recette, qu’ils ont furla rivière de la Magdeleine, a six lieues de la'merdu Nord, où fe déchargent toutes les marchandisesde PEurope destinées pour la nouvelle Grenade.CeiBureau est a 30 lieues de Cartagéne, & a 20 deSainte-Marthe.
B AP. AND AGE. Sorte de pêche qui est défenduepar les Ordonnances. Voyez, l’article X. du titreXXXI. de P Ordonnance de 1669.
B ARAS. Voyez Borax.
BARAT. Vieux mot François, & hors d’usage,
S uisignifioit autrefois Tromperie, Fourberie , Men-onge. C’est de Barat que vient le terme de Barat-terie , dont il y a un titre dans les Ordonnances deMarine. Voyez, ci-dejsous Baratterie.
BARATTE. Vaisseau fait de douves, plus étroitpar le haut que par le bas, qui sert a battre le beurre,ou plutôt la crème dont il fe fait.
Au dessus de l’ouverture de la Baratte, est unefebille trouée, qui lui sert comme de couvercle,par le trou de laquelle passe le bâton, ou manchedu bat-beurre.
On appelle Bat-beurre, un cylindre de bois, peuépais, percé de plusieurs trous , & emmanché dechamp , c'est-à-dire, de plat, au bout d’un bâton.Les trous du cylindre font faits pour donner passa-ge au lait de beurre, a mesure que le beurre s’a-Vance. Voyez Beurre.
f Baratte ì est aussi une espèce de gros baril,dont on fe sert â Grenoble pour transporter du vin,sur des mulets, a la place des outres de cuir. DeuxDiâion. de Commerce. Tom. L
BARA. BARB. W
Barattes de vin font la charge d’un mulet. Ce pe-tit vaisseau est d’usage en plusieurs endroits du Dau-phiné. On s’en sert aussi pour tenir du vin dans descaveaux ou cavettés , pour les petits ménages despauvres gens.
BARATTERIE. Malversation , tromperie. Ceterme est tiré du vieux mot François Bar et , quisignssioit toutes fortes de tromperies. On difoit aussi.Baratter, pour dire tromper.
Baratterie de Patron , en terme de com-merce de mer, veut dire, les larcins , les déguise-mens, & altérations des marchandises, que peuventcauser le Maître, & l’équipage d’un vaisteau ; &généralement toutes les supercheries & malversa-tions , qu’ils mettent assez souvent en usage, pourtromper le Marchand Chargeur, & autres qui ontintérêt au vaisseau.
V article 28 du titre 6 du Livre 3 de P Ordonnancede Marine du mois d Août 1681. porte: Que leàAssureurs ..ne seront tenus , de porter les pertesdommages arrivés aux vaisseaux & marchandises parla faute des Maîtres & Mariniers, si par la policeils ne font chargés de la Baratterie de Patron.
Les peines de la Baratterie font mentionnées danscette même Ordonnance, au titre , ier. du Livrez ,dont les articles suivent.
Art. 20. Le Maître qui a pris fans nécessité déf argent fur le corps, avictuailiement, ou, équipe-ment du vaisseau, vendu dés marchandises, engagédes apparaux, ou employé dans ses mémoires desavaries, & dépenses supposées, est tenu de payeren son nom, déclaré indigne de la Maîtrise, &banni du port de fa demeure ordinaire.
Art. 32. 11 est défendu k tous Maîtres de reven-dre les victuailles de leur vaisseau , & de les diver-tir , ou recéler, a peine de punition corporelle. *
Art. 35. Si le Maître fait fausse route , commetquelque larcin, souffre qu’ii en soit fait dans sonbord, ou donne frauduleusement lieu a i’altération,ou confiscation des marchandises , ou du vaisseau 3il doit être puni corporellement.
Art. 36. Le Maître, qui est convaincu d’avoirlivré aux ennemis, ou malicieusement fait échouer,oupérir un vaisseau, do if être puni du dernier supplice.
, BARBACOA. Espèce de grand gril de bois,élevé dans le milieu d’un Boucan, fur lequel onmet la viande & le poisson, qu’on veut faire bou-caner. Ce terme , qui est Caraïbe, a passé dans lalangue Françoise , depuis que les François fe fontétablis dans les Istes Antilles de i’Amérique, Voyez.Boucan.
BARBE. Cheval qu’on tire de Barbarie.
Les chevaux Barbes font très estimés pour leurvigueur & leur vitesse, & peut-être encore pluspour leur rareté. Ils font ordinairement d’une taillémenue, & les jambes fort déchargées. On s’en sertégalement a la selle , & au carrosse; & l’on en faitd’excellens étalons pour les haras. Pour les fairéreconnoître, on a coutume en France, particuliè-rement a ceux de carrosie , de leur pendre au des-sous de la gorge, une espèce de barbe de crin , or-dinairement teinte en rouge.
Les Consuls François, qui résident dans les Vil-les de Barbarie, font assez souvent des voitures dechevaux Barbes, où que des gens de qualité leurdemandent, ou qu’ils envoyent en France pour leurcompte : mais les connoisseurs estiment peu ceuxqui viennent par cette voie ; s’y en trouvant tou-jours de rebut, a cause que les Consuls, quelquebonnes intentions qu’ils ayent , fe connoissent or-dinairement beaucoup mieux en tout autre commer-ce , qu’a celui des chevaux.
Quand le Roi veut des Barbes pour fes haras, oùses écuries, il en charge quelqu’un de fes Ecuyers ,qui pour l’ordinaire passe pour Envoyé auprès desPrinces Africains ; mais qui pour cela n’en paye pasmoins les droits; P Cés