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CeS droits ne íont pas égaux par tout ; & souvent51 se fait de grandes avanies, avant que les chevauxsoient a bord', ces Barbares ne cherchant qu’a sur-prendre les Européens, qui trafiquent avec eux. AuBastion de France on paye 13 piastres pour les droitsde sortie de chaque cheval ; scavoir, io au Gouver-neur , 2 au Capitaine, & une au Trucheman. Voyezle Commerce dè Barbarie , & du Bastion deFrance , & PArticle des Chevaux.
BARBE DE RENARD. Poyez Adragant.
BARBERIE. Nouveau mot, qui signifie dans lesStatuts des Maîtres Chirurgiens Jurés de Paris, &dank ceux des Maîtres Perruquiers, fart de faire& de raser, la barbe & les cheveux. Voyez Chirur-gien, ou Perruquier.
BARBES. Terme de monnoie. Ce sont les poin-tes , ou filets, qui font aux flaons , qu’on préparepour en fraper des espèces, & qu’9n ôte en les frot-tant dans un criblé de fer. Voyez Monnoie.
BARBET. Espèce de chien a gros poil, long &frisé. Le poil des Barbets entre quelquefois dans lefeutrage des chapeaux. Voyez Chapeau , & Chien.
BARBIER. Celui qui fait la barbe. II y a à Pa-ris deux fortes de Communautés, qui par leurs Sta-tuts ont permission de tenir boutique pour la façondes barbes , & d’y mettre des bassins en Enseigne.
La première, est celle des Maîtres Chirurgiens ,dont les bassins de Renseigne doivent être jaunes :l’autre, des Marchands Peirruquiers-Etuvistes , des-quels les bassins font blancs. Voyez les Articles deces deux Communautés.
BARBOTINE , ou SEMEN CONTRA, ( il fautfous-entendre Vermes. ) Graine qui sert à fairemourir les vers, qui s’engendrent dans le corps hu-rïiain, auxquels fur tout les enfans font fort sujets.
On Rappelle encore Semen Sanílum , Sementine ,Santoline ; enfin, Poudre a vers.
La plante qui produit cette graine est une espèced’Absinthe, dont les feuilles font si petites, qu’a pei-ne peut-on les distinguer de la graine même. Onprétend qu’il en croît en Saiittonge, d’où lui vientun de ses noms : mais celle que vendent les Mar-chands Droguistes, vient de Perse, & des confinsde la Moscovie ; à les François, Anglois & Hol-landois la tirent d’Alep, par Alexandrette , & deSmirne.
Cette graine, pour être bonne , doit être biennourrie , verdâtre , d’une odeur agréable , & très-verte, fur tout prendre garde qu’on ne l’ait pointverdie , ou qu’on ne lui substitue de la semenced’Auronne.
Les Anglois & Hollandois se servent de cettegraine, pour en faire des dragées , comme on enfait d’anis.
La Barbotme , ou Semen contra, paye en Francede droits $ entrée 5 livres du cent pesant, conformé-ment au Tarif de 1664. & encore 20 pour cent de savaleur, suivant P Arrêt du Conseil du 15. Août 1685.comme Marchandise venant de Ferse & du Levant.
-j- Le s droits de la Douane de Lyon font de 3 liv. lequintal d ancienne taxation & de 12 liv. pour les 4pour cent.
BARBOUDES. . . . Le cent pejant paye en Fran-ce de droits d entrée six livres , suivant le Tarif de1667. & P Arrêt du 25 Avril 1690. Voyez Sucre.
BARBOUILLER. Peindre grossièrement avec u-ne brossie, enduire quelque chose d’une seule cou-leur. On dit plus ordinairement Imprimer. VoyezImprimer...
BARBOUILLEUR. Celui qui peint, qui impri-me quelque chose de couleur, en huile , ou en dé-trempe , avec une grosse brosse. II ne se dit gué-res que par dérision , & en parlant d’un mauvaisPeintre. Barbouillage se dit de même en plaisan-tant , lorsqssion veut signifier une mauvaise peinture.Voyez comme dessus.
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BARCALLAO. Mot Espagnol, en François B ac-cula ou Bacaliau. C’est de ce dernier nom que lesBasques appéllënt lé poisson que plus communémentnous appelions Morue , & ils nomment ainsi Pile deTerre neuve, Ile de Bacaliau ou de la Morue, acause de la Morue qui s’y pêche & qui s’y apprêtte. U y a cependant a une lieue a ROuest de cettegrande Iste, une autre petite isie plus spécifiquement. appelée Bacaliau.
Le Barcallao est une espèce de Morue tout-a-faitsemblable â celle de Terre-neuve. Elle se trouvedans plusieurs endroits de la mer du Sud ; mais laplus grande pêche s’en fait fur les côtes de l’ïfiède Juan-Fernando, a 80 lieues à ROuest de Val- ’paresso, fur la côte du Royaume de Chili.
Un nommé d Apremont , François de Nation ,qui avoit été Garde du Corps du Roi dé FranceLouis XIV, fut le premier qui apprit aux Espagnolsdu Perou, a pêcher, apprêter & sécher cette Mo-rue, vers R an 1713. Voyez Morue.
BARDE. Tranche de lard, large & mince, qu’onmet fur les chapons, poulets, pigeons, & autres vo-lailles , qu’on veut rôtir & manger, fans être lardées:Les Bardes se font du plus gras & du plus épaisdes flèches de lard. Ce font lés Rôtisseurs & Cui-siniers , qui les taillent & coupent ; mais ce font lesChaircuitiers qui vendent ie lard, dont ceux-ci lesfont. Voyez les Articles de ces trois Communautés.
BARDEAU. Petit ais , dont on se sert au lieu detuiles, pour couvrir les maisons. On Rappelle aussiessente. C’est une espèce de mairrain , débité enmorceaux carrés-longs, de 10 a 12 pouces de lon-gueur , fur 6 a 7 de largeur. On appelle aussiBardeau, de vieilles douves de futailles , coupéesen morceaux, dont on fait des couvertures aux bâ-timens peu considérables.
Les droits dentrée & de sortie du Bardeau se payentà peu près fur le pied du mairrain.
-j- Bardeau , ou Bardot , se dit aussi des petitsmulets , mules, ou ânes qui vont a la fuite d’un é-quipage de Mulets, & qui portent ordinairement oule maître dudit équipage, ou son bagage. VoyezMulet & Haras.
BARDEURS. Ouvriers qui travaillent dans lesatteliers de Maçonnerie, particulièrement quand lesbâtimens se construisent avec de la pierre de taille.Us sont employés a porter fur le bar, ou à traînerfur les binards , les pierres, a mesure qu’elles sor-tent de la main du Tailleur de pierre. Voyez Bar ,instrument dont ils se servent , éf qui les a fait nomrmer Bardeurs. Voyez aussi Binard.
BARFQULS. Sorte d’étoffe qui se sait dans leRoyaume de Cantor situé fur les bords de la rivièrede Gambie. Les Barsoùls fervent d’habits aux Nè-gres , qui les nomment des Pagnes. Us en font aussiun grand commerce avec les Européens avec qui ilsles échangent contre des barres de fer. Voyez R Arti-cle général du Commerce où Roïi traite de celuid’Afrique.
BARGUIGNER, Marchander quelque chose foia sol ; avoir peine a se déterminer sur le choix, oule prix d’une marchandise.
Chez les Italiens on se sert de ce mot, pour signi-fier , vendre a terme & a crédit.
En Anglois , Bargain , qui vient de l’ancien motFrançois, Bargagner , veut dire, une convention,un marché.
BARGUIGNEUR. Celui qui barguigne , quiest indéterminé & irrésolu , qui marchande trop.
BARIGA DE MORE. Sorte de soies que lesHollandois apportent des Indes Orientales fur lesvaisseaux de la Compagnie. La meilleure Bariga vautenviron 21 fols de gros la livre. Elle se pèse aupoids d’Annas. La Bariga commune se vend 16 s. 3de gros. Voyez Soies.
Bariga. Les Portugais qui font le commerce
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