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dont l’odeur est très-douce. On doit rejetter Celuiqui est noir, qui aune odeur moins bonne, soitempyreumatique ou de fumée.
Ces deux sucs tirent leur origine du même arbre,auqueî on a donne le nom de Baumier du Pérou.
H est de la hauteur d’un citronnier, garni de feuil-les semblables a celles de f Amandier, mais plusgrandes, plus arrondies & plus pointues. Ses fleursfont a l’extrémité des rameaux, attachées a des pé-dicules jaunes, & d’abord de la figure de petitesgousses longues ; mais dans la fuite ils ont la figurecomme de certaines feuilles longues & larges, ayanta leur extrémité une cavité dans laquelle font ren-fermées des graines pâles ou blanchâtres, oblon-gues & un peu torses, semblables a celles du ci-tronnin. En quelque tems de l’année que l’on fassedes entailles a l’écorce ou au tronc de cet arbre, &fur-tout après les pluies, il en découle cet excellentBaume. Cet arbre croît dans les païs chauds de l’A-jnérique méridionale, comme dans le Pérou.
Le premier suc, qui est blanc, découle de l’écorcede l’arbre, a laquelle on fait une incision. On retirel’autre par la décoction, qui est très-usitée chez lesIndiens. Ils coupent par petits morceaux le bois dutrône, l’écorce & les rameaux ; ils les jettent dansune grande chaudière pleine d’eau, qu’iís font bouil-lir suffisamment. Lorsque seau est réfroidie, il na-ge dessus une huile roussàtre, ou d’un rouge qui ti-re fur le brun ; ils la recueillent avec des coquilles,
& ils la conservent.
On recommande le Baume du Pérou, soit leblanc , soit le brun, pour les mêmes usages que leBaume d’Arabie , & on le donne de la même ma-niéré.
Le Baume du Pérou se vend a Amsterdam enpots ou en bouteilles. La livre y coûte depuis 7jusqu’a.8 florins. La déduction pour le promt paye-ment est d’un pour cent. On y tare les pots & lesbouteilles.
Le Baume de Tolu , que l’on appelle encorecommunément Baume d’Amérique, Baume de Car-îhagéne, Baume dur, Baume sec , est un íuc rési-neux, ténace, d’une consistance qui tient le milieuentre le Baume liquide & le sec 3 de couleur d’unrouge brun, tirant sur la couleur d’or, d’une o-deur très-pénétrante, qui approche de celle du ben-join pu du citron, d’un goût doux & agréable, &qui ne cause pas des nausées comme les autres Bau-mes. On l’apporte dans de petites calebasses , ou.coques, d’une Province, de l’Amérique méridionale,située entre les villes de Carthagéne. &' de Nombre deBios. Les Indiens appellent ce païs du nom de"Tolu 1 ,& les Espagnols lui donnent celui de Hon-duras. Ce Baume se sèche avec le tems, & se durcitde forte qu'il devient fragile.
L’arbre qui le porte s’appelle Baumier de Tolu;il est semblable aux bas Pins : il répand de tout côtéplusieurs, rameaux , & il a des feuilles semblables auCaroubier, toujours, vertes. On fait-une incision al’écorcé tendre & nouvelle, k l’ardeur du Soleil: oureçoit la liqueur qui ' coule dans des cuilliéres faitesde esse noire ; on.la yyrse ensuite dans des calebas-ses , ou dans d’autrèsfyaisseaux que l’on a préparéspour cela. On attribue a, ce Baume les mêmes ver-tus qu’au Baume du Pérou ; & même quelques-unsle croient plus excellent;. On èn fait un syrop.
' . .Le ..^aume ■ de. ; 0 qp ahu , est un suc. résineux ,liquide , de la fionsisfance.de Phuilft Iqrsqu’il est ré-cent, qui devient ténace & gluant avec le tems,jd’unblanc jaunâtre,;.d’un goût acre, amer, aroma-tique ; d’une, osseux pénétrante , & qui approche■ de. l’ddeùr dubois appellé Çalambourg. Les Portu-gais Rapportent ssu Brésil en Europe. ■
Op trouve dans les boutiques, deux. espèces de cesuc : l’un plus limpide., de couleur pâle ou jaunâ-tre, d’une odeur agréable, d’un goût un peu amer,d’une consistance plus fluide ou plus épaisse, selonDìûion. de Commerce. Tom. L
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qu’il est plus ou moins vieux, approchant dé cellede la térébenthine ; c’est là meilleure espèce. L’autréest plus greffier, blanchâtre, moins limpide, téna-ce , de la consistance du miel ; d’une odeur moinsagréable, qui approche de celle de la térébentine,dùngoût amer, désagréable, avec une portion'd’eau trou-ble a son fond. Cette espèce paroît falsifiée, ou du.moins extraite par la décoction des branches & dél’écorce de l’arbre; c’est pourquoi on ne l’estime pas.
L’arbre d’où découle ce suc s’apelíe Copaiba. IIest assez élevé. Ses racines font grosses, nombreu-ses , répandues de tout côté fur la terre : son troncest droit, fort gros, couvert d’une écorce fort é-paisse : son bois est d’un rouge foncé, parsemé détaches comme du vermillon, auffi dur que le hê-tre , portant beaucoup de branches fort étendues &
& qui se partagent en plusieurs petits rameaux. Lesfeuilles naissent en grand nombre fur les rameaux 5elles font plus vertes en dessus , & d’un verdplus clair en dessous , arrondies & presque ova-laires , longues de 4 ou j doigts , larges de 2ou de 2 1 ; Les fleurs font en grand nombre : quandelles font tombées il leur succède des gousses de làlongueur du doigt, arrondies , & brunes ; lesquel-les étant mûres s’ouvrent aussitôt qu’on les presséentre les doigts, & laissent sortir le noyau qu’ellescontiennent. L’amande qu’il renferme, & qui estbonne a manger, se brise aisément entre les dents ;de peu de goût : les Singes l’aiment beaucoup.
Cet arbre croît dans les forêts épaisses qui font aumilieu des terres du Brésil. II vient auffi dans l’Iíléde Maranhon & dans les Isles Antilles voisines, oùdans la grande chaleur de l’Eté on fait une profon-de incision dans le tronc ; & il en découle une li-queur huileuse & résineuse, qui est d’abord limpi-de comme l’huile distillée de térébenthine, qui de-vient ensuite plus épaisse & d’un blanc jaunâtre. Làliqueur qui coule la première se garde séparément,comme plus excellente que celle qui vient après. Sil’on fait cette incision dans le tems convenable ,qu’elle soit profonde & qu’elle passe l’écorce, dansl’espace de trois heures on retire 12 livres de c-eBaume : mais si on la fait hors de tems, on n’enretire que très-peu ou point du tout. Cette incisioïiétant couverte aussitôt avec de la cire ou de i’ar-gille, elle répand encore fa liqueur résinétise en, assez grande quantité , environ quinze jours aorès.
Les Menuisiers recherchent le bois de cet arbre ,a cause de sa belle couleur, qui est d’un rouge fon-cé , soit pour en faire des planches larges, soitpour des ouvrages de marqueterie. On s’en sert auffipour la teinture. .
Ce Baume est bien meilleur que celui qu’on tire dela côte de Caraque : C’est le même dans le fond 5mais il est moins sujet a être mélangé avec des hui-les qui en augmentent la quantité, & en diminuentpar conséquent la vertu. Les Indiens de Guyane &du Brésil font apparemment plus honnêtes gens quéceux dé Caraque. Auffi remarque-t-cn que ce der-nier est plus clair, moins chargé , moins odorant.Cela peut venir de ce qu’il a été mélangé , ou déce qu’il a été tiré de l’arbre a force d’incisions fai-tes dans le tems de la íêve au lieu que celui dé.Guyane fans être vieux, ( ce qui le fait jaunir scépaissir ) est naturellement plus chargé & plus colo-ré. Son odeur 'est plus aromatique, & les effets qu’ilproduit font plus promts & plus sûrs. Ce paragrapheest extrait des Voyages du Chevalier des Marchais enGuinée , Tom. III. pag. 247.
Le même Baume a été en une grande réputationd’abord, mais il s’en faut beaucoup qu’il soit auffi ex-cellent que ceíùi du Levant. O11 l’a Cru un spécifi-que pour les Gonorrhéés ; mais il est Certain, suivantbien des Médecins, qu’il y faisoit plus de mal quéde bien par fa qualité éthérée & echaufante. LesÁnglois & les Hollandais commencent auffi a re-venir beaucoup de i’abus qu’ils en ont fait. La plan-
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