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Tome 1.
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4iz BAUME.

lar ; elle étoit rouffàtre & plus limpide. On faisoitautrefois beaucoup d’ufage de ces substances, & onles trouvoit, souvent en grande quantité dans lesboutiques des Parfumeurs. Mais présentement queles Parfums ne font presque plus en usage, on lestrouve très-rarement dans les boutiques ; & mêmeelles y font entièrement inconnues.

L’arbre qui donne ce suc «'appelle P Arbre de Li-qtiidambar , & par les Indiens Ococotl. C’est un ar-bre fort ample , beau, grand, branchu, & toufu.Ses racines «'étendent de tout côté : son tronc estdroit : son écorce est en partie rouffàtre, en partieverte & odorante. Ses feuilles font semblables acelles de l'érable, partagées en trois pointes & da-vantage, blanchâtres d’un côté, d’un verd plusfoncé de l’autre, dentelées a leur circonférence,larges de trois pouces. Les fruits font sphériques,épineux comme ceux du plane , composés de plu-sieurs capsules jaunâtres , saillantes , & terminéesen pointe, dans lesquelles font renfermées des grai-nes oblongues & un peu arrondies.

II découle de l’écorce de cet arbre, soit naturel-lement , soit par l'incision que l’on y fait, un sucrésineux, odorant, & très-pénétrant, qui s’appëlleLiquidambar. On sépare de ce même suc récent, &placé dans un lieu convenable, une liqueur quis’appelle Huile de Liquidambar , laquelle est beau-coup plus subtile, & bien plus douce que le Liqui-dambar. Quelques-uns coupent par petits morceauxles rameaux & l’écorce de cet arbre, qu’ils fontbouillir, & dont ils retirent une huile qui nage furl’eau, & qu’ils vendent pour le vrai Liquidambar.On mêle aussi l’écorce de cet arbre coupee par pe-tits morceaux avec la résine , pour lui conserver uneodeur plus douce, & qui dure plus long-tems dansles fumigations.

On confumoit áUtrefois beaucoup de Liquidam-bar , pouf donner ime bonne odeur aux peaux &aux gants. Mais présentement k peine eonnoiffons-nous le nom de ce parfum.

On substitue quelquefois a l’huile de Liquid-arn-lar , celle de mille-pertuis, ou celle de camomille.On parle de cette dernière a l’Article des 'Huiles.Pour celle de mille-pertuis, qu’on peut appellér unvéritable Baume, quand elle est vieille faite, elleest composée avec les fleurs de mille-pertuis, & l’hui-le d’olive, qu’on expose au soleil dans les grandeschaleurs de la Canicule. La meilleure est celle oùl’on ajoute de la térébentine fine jSc du safran.Voyez. Mille-pertuis.

Le Baume nouveau , qui est si rare en France ;qu’on n’y connoît presque que son nom, & qui neíe trouve que chez quelques Droguistes curieux ,approche affez du Baume de Tolu , pour l’odeur , &pour la couleur. Ce Baume s’exprime de la mêmemaniéré que l’huile de laurier, & se tire de petitsfruits rouges , qu’on trouve affez ordinairementdans rifle de 8. Domingue. Us y viennent en gra-pes fur des arbres, dont les feuilles font très larges& très longues , fort vertes dessus, & seulementverdâtres dessous. On en dit des merveilles ; peut-être est-ce la rareté qui lui donne cette réputation.Voyez Aspic.

11 y a un Báumé minéral , trouvé dans une mined’Italie , fur lequel le P. Cajïagna , Jésuite , a publiéses Observations & Expériences, dans les Transac-tions Philosophiques d'Angleterre , An. 1671. N. 79.art. H On peut voir auísi dans les mêmes Trans-acl. A. 1666. N. 8. art. 4. une observation sur le Bau-me minéral trouvé en Alsace.

Mr. Geoffroy , de l’Académie Royale des Scien-ces , ayant allumé des Baumes naturels, tels queceux de Copaù & de la Mecque, a observé qu’ils ré-pandent dans Pair, après avoir brûlé, un parfum qui,affoibli a un certain point, devient doux, s’étendloin, & dure affez long-tems. Le Baume de CopaùDiclion. de Commerce. Tom. L

B A U. B A Y. chkch

principalement a cette agréable propriété. Voyez, léâMémoires de cette Académie de l’année 1720.

Le Baume , suivant le Taris de 1664. paye dedroits d entrée en France, 7 f la livre : & P huile déBaume à raison de 25 liv. du cent pesant.

Le Baume blanc ejl du nombre des marchandises ve-nant du Levant, Barbarie , & autres Pais Û Terresde la Domination du Grand Seigneur , du Roi de Per-se, & d Italie , sur lesquelles il ejl ordonné être levévingt pour cent de leur valeur, conformément à VAr-rêt du Conseil du lq Aout 1685.

Le Carpo-balfamum, ou , comme íappelle le Tarifde la Douane de Lyon, Carpo-balfami ,paye en Fran-ce , suivant ce Taris, le quintal, 32 sols 6 deniersd ancienne taxation j 42 fols , 6 deniers pour la nouvel-le réapréciation ; 4 liv. pour les anciens 4 pour cent ;& encore 4 liv. pour une autre réapréciation. Et par leTarif de 1664. seulement 3 liv. du cent pesant.

Baume de poix , ou Huile de poix. Voyez.Poix RESINE.

BAVOCHER. Terme de Doreur en détrempe.II se dit des taches , que le jaune , ou l’aísiette , faitén coulant fur le blanc, qui doit servir de fond ala dorure. Voyez Dorure en detrempe.

Le s Imprimeurs fe fervent du terme de Bavo-cher , pour faire entendre qu’une impression n’estpas affez nette, & qu’elle est brouillée par de petitestaches, qui paroiffent entre les lignes, & aux extré-mités des pages. Bavocher & Papilloter, font termessynonymes.

BAVOIS , ou B AVOUER. Terme de monnoie.On appelle ainsi la feuille de compte, où est con-tenue dévaluation des droits de feigneuriage , foi-blage, écharceté & brassage, suivant le prix courantque l’Ordonnance attribue a l’or, argent & billon 3en œuvre, & hors œuvre.

BAY. C’est une des couleurs du poil des che-vaux, tirant fur le rouge, & approchant de la cou-leur d’une châtaigne. Le B ay a, pour ainsi dire,cinq nuances, qui font Bay châtaigne , Bay clair ,Bay doré, Bay sanguin, qu’on nomme auísi Bay d’é-carlate ; & Bay brun. On en parle ailleurs, auísi-bienque de la connoiffance qu’on prétend que ces cou-leurs peuvent donner des bonnes & mauvaises qua-lités des chevaux. Voyez Cheval.

BAYE. Voyez ci-après BAVETTE.

Baye. Se dit, en termes de marchandise de dro-gues médicinales , dès gousses & fruit de plusieursarbres.

Baye de Laurier. Espèce de fruit, ou de grai-ne , que produit le laurier franc , dont les Epiciersfont quelque négoce. Voyez Laurier.

Les Bayes de Laurier payent en France de droitsd’entrée , 10 f du cent pesant.

f Baye. Se dit en terme de mer, d’un enfonce-ment de la mer dans la terre, beaucoup plus largepar le dedans que par l’entrée.

BAYETTE , qu’on nomme aussi quelquefois BA-GUETTE. Etoffe de laine non croisée, fort lâche,tirée a poil d’un côté. C’est une espèce de revêche,ou de flanelle très-grossiére , & très-large.

11 se fabrique quantité de Bayettes a Colchesteren Angleterre, où elles font appellées Bayes. Ohen fait aussi en Flandre affez considérablement, par-ticulièrement k Tournay, a Liste, & a Neuf-Egli-ses , auxquelles les gens du Pays donnent le nomde Baiqùes.

Depuis quelques années les Ouvriers Françoisfe font avisés d’en manufacturer ; & ils y ont par-faitement bien réussi, singulièrement ceux de Beau»vais, de Castres , de Montpellier, & de Nifmes.

Les largeurs ordinaires dés Bayettes font, i au-ne , i auhe |, 1 aune ~& 1 aune fur 28 a31 aunes de longueur, mesure dë Paris.

Le débit en est très grand en Espagne & eh.Portugal i où elles fe nomment Baetas. 11 s’en con»

S 2 ' somme