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Tome 1.
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‘42 j B E S. B E T.

Vendre , ni même exposer en vente. les mêmes sor-'tes de marchandises. C’est dans ce Beíistan que lesMarchands François, Anglois & Hollandois, ontleurs boutiques de draperie.

Les marchandises font en grande fureté dans ceslieux, & les portes en font fermées de bonne heure.Les Marchands Turcs qui y ont des boutiques, vontcoucher chez eux dans la Ville. Pour les MarchandsChrétiens ou Juifs, ils fe retirent au-dela de seau,au bourg de Pera, & reviennent le lendemain ma-tin. Voyez. Bazar.

Les Besistans d’Àndrinople font très beaux , sur-tout celui où se vendent les étoffes, & un autre oùfont les boutiques des Cordonniers.

BESQARD. Voyez. Bezoard.

BESOGNE. Travail,occupation, ouvrage que fontles Artisans & Ouvriers. Je vai porter ma Besogne.

Tailler de la Besogne, c’est couper & préparer latâche de chaque Ouvrier. II se dit particulièrementdes Tapissiers, Tailleurs, Cordonniers, Savetiers,Couturières , Lingérçs, &c.

Besogne faite. Terme de Manufacture de lai-> ne, qui est en usage dans les fabriques de Poitou.II fe dit des serges, étamines, draps, tirtaines, &c.encore en toile , & telles qu’elles sortent du métier,avant que d 1 avoir reçu aucun apprêt.

BESON. Mesure des liquides, dont on se serten quelques lieux d’Allemagne,particulièrement dansla Ville d’Augfbourg. Douze Befons font le Jé ,& huit masses le Befon. Voyez. Je’.

BESORCH. Monnoie d’étain , ou de métail d’al-liage , qui a cours à Ormus, k peu près fur le pieddes liards de France. Dix Beforchs valent i pays,4 pays i foudis, io pays i chay, qui vaut 4 f. deHollande ; 20 pays 1 mamoudi, ou 8 f.; deuxmamoudis un abbaffi , ou 16 s.; 25 pays un latin;5- latins la réale, ou reichfdaller ; & 100 mamou-dis 1 toman.

On compte a Ormus par tomans, comme l’on faiten Hollande par livres'de gros.

BESTIAUX. Animaux a quatre pieds, qui fontle principal emmeublement d’une ferme. Voyez, ci-après.

On appelle Marchands de Bestiaux , ceux qui enfont commerce, qui les amènent, & les vendent'dans les marchés , & dans les foires.

Vendeurs de Bestiaux. Officiers créés fur lepied des Vendeurs de marée & de volaille , pouravancer aux Marchands le prix des Bestiaux, qu’ilsVendoient aux marchés de Poissy & de Seaux prèsParis, moyennant un petit droit, payable par leVendeur & l’Acheteur pour f indemnité de cetteavance. Ces charges avoient été créées fous le Ré-gne de Louis XIV; mais le préjudice qu’on repré-senta qu’elles apportoient au commerce des Bes-tiaux, les fit supprimer. Voyez Vendeur.

Foires de Bestiaux. Ce íònt des foires prin-cipalement destinées pour la vente des Bestiaux. Onles appelle autrement Foires grasses. Voyez Foires.

BETAIL. Terme collectif, qui signifie les bê-tes a quatre pieds qui fervent au labourage , & kla nourriture de l’homme. II fe distingue en gros& menu Bétail. Le gros Bétail comprend les tau-reaux , les bœufs, & même les veaux & petitesgénisses. Petit Bétail fe dit des béliers, brebis,moutons, agneaux, boucs » chèvres, cabrhs , &autres semblables.

BETE. Se dit en général de tous les animauxprivés de raison.

Bete de somme. Se dit, en termes de commer-ce , de tous les animaux a quatre pieds, qui ferventa porter & voitùrer des fardeaux & marchandisesfur leur dos. On les appelle auffi Bêtes de charge,& Bêtes de portage, pour les distinguer de cellesqu’on destine au tirages Voyez Portage.

Les Bêtes de somme, /dont on se sert le plus or-

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dinairement font les éléphans, les dromadaires, leschameaux, les chevaux, les mulets, les bêtes asines,les vigognes, & les brebis du Méxique & du Pérou.11 y a auffi quelques lieux des côtes d’Afrique , oùl’on fe sert de bœufs j & il n’est pas même jufqu’auxdogues, & gros chiens, qu’on n’employe a cet usa-ge , comme on le voit en Flandre, & en quelquesautres endroits. On peut voir dans ce Dictionnaireles Articles où l’on parle de ces animaux par rap-port au commerce.

BETEL. Plante d’une grande réputation danstout l’Orient, particulièrement dans les Indes, où ils’en fait une consommation & un commerce incroya-bles.

Gette plante, qui est assez semblable a l’arbrisseauqui porte le poivre, est si foible, qu’il lui faut unappui pour la soutenir, a mesure qu’elle croît. Sesfeuilles font comme celles du lierre, mais plus ten-dres , & pleines d’un suc rouge, qui, k ce quecroy-ent l'es Orientaux , est très-bon pour fortifier lecœur & les dents, & rendre l’haleine douce & a-gréable.

Ge font les feuilles de cette plante, dont les In-diens mâchent continuellement, avec cette espèce denoix , qu ils nomment Areca , qui leur rend les lè-vres si rouges , & les dents si noires , couleur que,comme on fçait, ils préfèrent a la blancheur de cel-les des Européens.

f Mr. Garcin assure qu’on fe trompe ici ; le íuedes feuilles de Betel n’étant point rouge, n’y ayantque l’Areque feule qui cause la rougeur de la saliveen la mâchant.

Le commerce qui fe fait des feuilles de Betel esttres-considérable. Quantité de gros Marchands s’enmêlent, & entretiennent plusieurs vaisseaux pour enfaire le transport presque dans tout l’Orient, où ilest d’un usage si commun, que les grands & le peu--ple, les riches & les pauvres ne font jamais fansleur boète de Betel. Ils s’en présentent les uns auxautres, quand ils fe rencontrent : & c’est un céré-monial établi, auffi-bien parmi les hommes, que par-mi les femmes, de s’en offrir dans les visites qu’ilsfe rendent, & de regarder comme un affront, oude n en pas être régalés, ou de le refuser, quand onen offre. Ce qui rend ce négoce facile , c’est lapropriété que les feuilles de Betel ont de fe con-server long-tems fans fe gâter. Voyez Areca.

BETILLES, ou BETHILLES. Mousselines , otitoiles de coton blanches, qui fe fabriquent aux In-des Orientales, particulièrement a Pondichery. II ya de trois fortes de Betilles.

La I e , appellée simplement Betille, est un peugrossière. Sa largeur ordinaire est de |, & fa lon-gueur de 16 & de 20 aunes la pièce.

La 2 e forte, nommée Betille Orgamty , a lé grainrond, & est très-fine. La pièce contient i2§ aunesde long , fur | & | de large.

La 3 e forte, qui s’appelle Betille Tarnatane , estfort claire, & a i2§ aunes k 13 aunes a la pièce,fur | de large. Voyez Mousselines.

Betilles. Ce font auffi des toiles de coton blan-ches , qu’on apportoit autrefois en France, pour lesy peindre de diverses couleurs. Les unes font de 16aunes , & d’autres de 20.

Les Betilles rouges & blanches, qui viennent deBengale, portent k peu près le même aunage.

■f La Compagnie des Indes Orientales de Hol-lande a vendu en 1748. les Betilles aux prix fuivans:

Betilles Cangam de 2|cobres, iyf, 17! a i8| flor.la piéce.

dites de 2 cobres, ifs a içf flor. la piéce.

dites superflues, a 70 flor. la piéce.

dites Tarnatanes, i2|, 12J, 13s a 13! flor. lapiécs,

dites Aílegias, ió| a 17! flor.

dites Callewaphoe, i8ì k 184 fl.

dites fines blanches ,31- flor.

Be-