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Tome 1.
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425 BERG. BERIL.

écailles de poisson. II s’en fait une forte particu-lière a Rouen , qu’on nomme Tortin, a cause qu’ily entre de la laine torse. II s’en fait aussi quelques-unes a Toulouse.

Les hauteurs les plus ordinaires des Bergamesfont 1 aune \, 1 aune | , 2 aunes, & 2 aunes |.II s’en fait néanmoins quelques-unes de 2 aunes | ;ne mais cette dernière hauteur est peu commune ,ne s’en faisant guéres que pour les Marchands quiles demandent de cette manière. II y en a de fines ,de moyennes , de grosses, ou communes.

Autrefois il fe faifoit quelques envois de Berga-mes dans les Pais étrangers, particulièrement ducôté du Nord ; mais a présent la consommation nes’en fait presque plus que dans le Royaume, princi-palement a Paris ; y ayant peu d’Artisans, ou gensde basse condition de cette grande Ville , qui ne fefassent un point d’honneur, en rétablissant, d’avoirdans fa chambre une tapisserie de Bergame.

On leur donne encore le nom de Tapisserie *de larue S. Denis, ou de la porte de Paris parce qu’ils’en vend plus dans ce quartier-l'a, que dans tousles autres de Paris.

Ceux qui en font commerce, font les MarchandsMerciers, les Tapissiers, & les Fripiers ; mais iln’y a guéres que les premiers qui les tirent directe-ment des lieux où elles fe fabriquent.

11 vient de Tournay une forte de Bergame a la Ro-maine , ou Bergame de Flandre, qui fe fabriquepar bandes & bordures, dont on fait des tapisseries-beaucoup plus estimées que celles de Rouen & d’El-beuf. Voyez. Tapisserie.

Les droits d entrée fe payent en France à raison de

10 pour cent , suivant t Arrêt de 1664.

* BERGBLEAU , ou plùtôt BERG - BEA W ,mot qui signifie Bleu de montagne. C’est ce qu’onnomme autrement Cendre verte, ou Verd de terre.Voyez Pierre Arménienne.

BERIL, BERYLLUS. Pierre précieuse , sembla-ble au crystal. Elle vient dans des mines des Indes.

11 s’en trouve aussi fur les bords de l’Euphrate.

11 y a de plusieurs fortes de Berils ; & l’on encompte même jusqu’a dix espèces. Les plus esti-mées font le Béril , le Cbïyfobéril , &le Chryfoprafiri.

* Le Béril fe trouve le long de quelques côtes dela Mer Océanë : II est d’un assez beau verd de mer ,ce qui le fait appeller en latin Aqua-marina , enFrançois Aigue-marine , ou Eque-marine ; On croitqu’il acquiert cette couleur a force d’êtrë battu duflux & reflux qui le roule fur le fable. Pour luidonner du feu, il faut le tailler en facettes; lé poli-ment ne lui donnant aucun éclat, de quelque autremanière qu’il soit taillé. II n’est guéres moinsdur que l’Amétiste Orientale. Voyez AmeT iste.

Le Chrysobéril est plus pâle, 6c un peu couleurd’or.

Le Chryjoprafin a le verd qui lui dominé.

Quelques-uns croyent que le Béril est le diamantdes Anciens. Ce qui est certain, c’est que des Jouail-liers modernes très habiles s’y font quelquefois trom-pés. '

II s’en trouve quelquefois de si grosses pièces jqu’elles peuvent servir a former de très beaux vases.On dit qu’il y en a quantité a Cambaye, k Marta-ban, au Pegu, 6c dans l’Ifle de Céilan.

Les propriétés du Béril étoient grandes dans l’o-pinion des Naturalistes, 6cdes Philosophes de l’an-tiquité. Il faifoit éviter les embûches des ennemis,excitoit lé courage aux timides, guérissoit le maldes yeux 6c les maux d’estomac. Présentement il nefait rien de-tout cela, parce qu’on n’est plus assezsimple de croire qu’il ait la vertu de le faire.

ss M. Woodurard , dans fa Distribution méthodi-que des Fossiles , qui est a lá fin de son Histoire natu-relle de la Terre ; range le Béril dans la classe desPierres, de la 2 e . espèce, 2 e . forte, 6c lan. 11.par-

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mi celles qui ont des couleurs fines 6c transparen-tes. Ce célèbre & savant Anglois dit, que le Bérildes Lapidaires est une espèce de cornaline fine, plustransparente que la cornaline ordinaire, 6c d’un rou-ge plus foncé Celui des Anciens étoit tout diffé-rent ; il étoit d’une couleur verte bleuâtre, 6c c’estprobablement la même chose que nôtre Aigue-rna -

TlYlۥ

BERKEWITS. Voyez Bercheroct.

BERLINE. Voyez C a rosse.

BERLONG, ou BARLONG. Ce qui est fait.ou tiré inégalement. On dit, en termes de manu-facture de lainage , que les lisières d’une étoffe fontbien évrées, épinfées 6c berlonguées , quand ellesne font point plus courtes que le corps de l’étoffe ,ou que les deux lisières font d’une égale longueur.

Les Réglemens de 1667. pour la fergetterie deBeauvais, condamnent a 20 fols d’amende pour cha-que pièce de revêches blanches, façon d’Angleter-re, 6c de baguettes, dont les lisières n’auront pasété bien berlonguées , avant d’être envoyées aúmoulin.

BERLUCHE. Voyez BrelucHe.

BERTAUDER. Voyez Ëbertauder.

BERTELE. Voyez Brette.

BES AIGUE. Outil tout de fer, servant aux Char-pentiers, pour dresser, planer 6c équarir les bois.On s’en sert aussi pour achever les mortoifes & lestenons, après les avoir amorcés 6c commencés aûciseau. Les chevilles fe font aussi avec la Befaigue.

Cet instrument est simple , consistant seulementen une barre d’un fer bien acéré, de 4 pieds ou en-viron de longueur, 6c de 2 ou z lignes d’épaisseur.Ses deux extrémités font tranchantes, mais faites dif-féremment ; l’une étant plate 6c carrée, de la formed’un grand ciseau, 6c affûtée de même ; 6c l’autre,plus épaisse 6c moins large, ressemblant assez a l’ou-til que les Menuisiers appellent un Bec-d’àne. Aumilieu de l’outil est un manche , ou poignée , ausside fer, qui est ronde, mais. évidée en dedans, d’unpouce 6c demi de diamètre, 6c de 7 k 8 de longueur.

Besaigue. C’est aussi un outil de Vitrier , faitcomme une efpéce de marteau, dont la panne estlongue , pointue d’un côté , 6c tranchante de l’autre.

BESISTAN , ou BEZEISTEIN. On nommeainsi a Constantinople, a Andrinople & dans quel-ques autres des principales Villes des Etats du GrandSeigneur, les lieux où les marchands ont leurs bou-tiques 6c étalent leurs marchandises. Chaque fortede marchand a le sien ; ce qui s’entend aussi desouvriers qui travaillent tous dans le même endroit.Ce font ordinairement de grandes galleries voûtées,dont les portes fe ferment tous les soirs. Quelque-fois les Concierges & Gardiens de ces Besistansrépondent des marchandises, pour un droit assez mo»dique qu’on leur paye pour chaque boutique.

II y a deux Besistans dans Constantinople , levieux 6c le nouveau.

Le vieux a été bâti en 1461.fous le Régne de Ma-homet II. II y â peu de marchandises fines : on yvend des armes 6c des siamois de chevaux assez com-muns , quoiqu’on y en trouve aussi enrichis d’or, d’ar*gent, & de pierreries.

Le Besistan neuf est destiné pour toutes fortes demarchandises : on n’y volt guéres cependant que lesmarchandises lès plus belles & les plus ri thés, com-me de l’orfévrerie, des fourrures, des vestes, destapis & des étoffes d’or, d’krgertt, de foie 6c depoil de chèvre ; les pierres précieuses 6c la porce-laine n’y manquent pas non plus.

Ce dernier, qu’on nomme aussi le grand Besistan,est bâti en rond tout de pierres de taille. II a qua-tre portes, qúi ne font Ouvertes que pendant lejour. On y enferme pendant la nuit des Gardes poufla fureté des boutiques. Chaque corps de métier y afa place assignée, hors de laquelle personne ne peut

vendre

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