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Tome 1.
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45? BILLE T T.

chce a celui des deux couteaux de force, qu’on ap-pelle lé couteau femelle. Lorsque l’oùvrier tond son; drap, il tient la Billette de la main droite, afin d’em-pêcher que les forces n’aillent trop yîte. Voyez. Ton-deur.

Billette. Qn nomme auffi de la forte dansla Douane de Bourdeaux, f acquit que le Commisdélivre aux marchands pour justifier du payement deschoits de sortie, oú,, comme on y : parle, des droitsd’issue des marchandises qu il veut faire embarquerpour envoyer a l’Etranger. Ces Billettes dur oientautrefois un mois entier , après lequel il étoit per-mis de les faire retrouve 11er, fi les marchandises n’a-voient pu être embarquées : présentement le Com-mis y ajoute pour l’ordinaire la clause : non valableaprès trois jours.

B illette s. On nomme ainsi en terme de verre-rie , le netit bois dont on se sert à entretenir le feudans les fours a verre ; ce font des espèces de cot-terets. Les Fêtes A Dimanches, quand on a rnargéle four, on n’y met que du gros bois. Le meneurde Bulettes les conduit près des fours , & un tifeurle, jette dans les ouvertures des fourneaux.

BILLETTER. Attacher des étiquettes , mettredès billets aux étoffes. C’est fur ces billets que lesM archands , particulièrement ceux qui font .e dé-tail , mettent les numéro & les aunages des piècesen i ’res , suivant les fctures des Commissionnairesqui leur en font les envois, & qu’iis écrivent cha-que jour ce qui a été levé de celles qui font enta-mées.

Les Marchands ont pareillement coutume de Bil-Ietter leurs étoffes lorfqu’iis veulent travailler k dres-ser l’inventaire, que, suivant f Ordonnance, ils fontobligés de faire tous les ans, ou du moins tous lesdeux ans. l'oyrz. Inventa re.

BILLETTJER. Commis qui expédie 6c délivreles billet? es. L fe dit aussi a Bourdeaux des Com-mis des Fermes du Roi qui ont la garde des portes.

II y a k Bourdeaux jusqu'au nombre de 24 Bii-letiers dispersés aux 14 aortes de la Ville, pour tesgarder depuis 6 bernes du matin jusqu’a 6 heuresdu soir, aarès quoi ils fe retirent chez eux, feu-trée & garde. desdites portes étant abandonnée ala discrétion des portiers, qui font aux gages de laVille.

Les fonctions des Billetiers font de prendre gar-de a tout ce qui entre & fort, & de tenir des ré-gi sires, plus ou moins, suivant l’importance & la qua-lité de leurs po tes,

Aux Portes du Chapeau rouge 6c çPEfpau, qui fontles plus considérables de toutes, parce que c’est parces deux portes que o aile la plus grande partie clésmarchandises qui font portées au magasin du grandBureau , les Billetiers tiênnent trois régiitres. Leler pour enrégistrer les marchandises qui entrentpour aller au mtgasin, jufqu’où un des Bil etiers eittenu de les conduire. Le 2 e . registre sert pourl’enrégistrement des Billettes du prandéBureau, pri-ses au menu, pour les marchandises qui sortent pouraller hors de la S déchaussée, & aussi our celles quifont chargées pour réiranger. Le 3 e . registre estpour enrégistrer rentrée de tous les sucres & mof-couades-qui sont portées au m tgasin , pour y êtrepesées.

Porte de Caillau. II ne s’y tient qu’un registre ,contenant deux chapitres, l’un pour feutrée, l’autrepour l’iíTue.

Porte du Pont S. Jean. Les Billetiers y tiennenttrois registres, l’un pour feutrée des marchandises,l’autre pour ? issue, ôc le troisi éme pour tenir le comp-te du ooisson sec qui est pesé a la nouvelle halle. Ony enregistre aussi le moisson verd.

Porte T mnet. T 1 n’y a qu’un seul registre , dontmoitié pour feutrée, & moitié nour l’issue.

Porte des Saliniers. II s’y tient quatre registres,

BILLON. 454

l’un pour l’entrée des marchandises consistant en gros.-ses espèces ; le 26 pour l’islue des marchandises des-tinées pour la cargaison, ou pour être portées horsde la Sméchaulíée ; le 3 e peur le sel qui entredans la ville, après avoir été taillé ; & le 4 e pour lessels qui sortent de Bourdeaux par . petites parties,fur les Billettes du grand Bureau.

Porte de Grâce. Les registres s’y tiennent au nom-bre de trois , dont l’un est divisé en deux chapitres ad’entrée 6c dé sortie ; l’autre sert pour l’entrée dusel en ville, & l’autre pour la sortie du sel hors déla ville.

Porte Sainte Croix. Un régistre suffit a cette porte;

11 est partagé entre l’entrée & la sortie.

Les six autres portes, qui font les portes de terres,ayant peu d’occupation , les Billetiers n’y ont qu’urtrégistre divisé en deux chapitres, comme celui déSainte Croix. Ces six Portes font S. Julien, 8. Eula-lie , S. André, la Porte de Dijon, la Porte Dauphi-ne , & celle de S. Germain.

11 y a deux Commis qu’on nomme Contrôleursdes Billetiers, dont les fonctions font d’examirer létravail de ces Commis, 6c voir s’ils font sédentairesa leurs portes.

BILLON. Terme de monnoie, qui fe dit de tou-te matière d’or & d’argent, alliée ou mêlée d’uneportion de cuivre plus forte ou plus considérasse,que celle réglée par les Ordonnances rendues tou-chant le titre des monnoies.

Suivant M. Boutteroue , le Billon d’or est celui quiest k 21 carats, 6c au-dessous; 6c le Billon d’argent 4celui qui est a 10 deniers, & au-dessus; & il di-stingue cette dernière eseéce de Billon en haut Bil-lon , qu’ii met a 10 deniers de fin , 6c au-dessous ;jusqu’a? deniers; 6c en bas Billon, qu’il met au-dessous de ? deniers de fin.

Mais, selon l’opinion de beaucoup d’autres habi-les gens en fait de monnoies, for 6c l’argent au-dessous du titre des espèces, sçavoir, l’or jufqu’a

12 carats, & l’argent jusqu’a 6 deniers, doiventêtre àppellés or bas , ou argent bas, n’y ayant quél’or au-dessous de 12 carats, & l’argent au-dessousde 6 deniers, qui puissent être nommés Billon d’or,ou Billon d argent, parce que le cuivre l’emportefur ces autres métaux. C’est entr’autres le sentimentde M. Boisât d , dans son Traité des Monnoies , page16, imprimé a Paris en 17x1.

II est d .fendu k tous Marchands Merciers, Bil—lonneurs, 6c autres personnes qui ne font pas dtícorps des Marchands Orfèvres , d’acheter, ni dévendre aucun or ni argent, a moins que ce ne soitpour Billon.

Ou appelle aussi Billon, toute forte de monnoiédont le cours est défendu, de quelque alloi, 6c aquelque titre qu’eile puisse être. Èn ce sens on dit,qu’il faut porter la monnoie au Billon ; ce qui si-gnifie , qu’elle fera fondue pour en faire d’autre quiaura cours dans le commerce.

On nommé encore Billon, la monnoie de cuivrémêlée d’un peu de fin , comme les fols marqués ;les nesles, &c. & la menue monnoie de cuivre pur;comme les liards, doubles, deniers , & autres.

On aDpelle aussi Billon , du bas argent qu’onaffine avec la casse d’Orfévre, ainsi que l’autre ar-gent , fans cenendant fe servir d’eau forte.

Le mot de Billon se prend encore ^ pour le liedoù l’on doit porter la monnoie décriée, légère 6cdéfectueuse ; pour la mettre a la fonte , 6c en rece-voir la juste valeur ; comme sont les bureaux de làMonnoie 6c du Change. En ce sens on dit, en-voyer au Billon , porter au Billon.

Billon de Garance. Voyez. Garance.

BÍLLONNAGE. Négoce, trafic défendu ôcillici-.te , que fait celui qtii bi lionne. Le Bil tonnage est re-gardé de même que le crime de fausse monnoie 56c celui qui en est convaincu, est lùjet à la mêmë

puni-