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punition. Voyez. Billonner.
BILLONNEMENT. Signifie quelquefois la mê-me chose que Billonnage, & quelquefois il fe prendpour l’action du Billonneur. Voyez. Billonneur.
BILLONNER. Terme de monnoie, qui se-lon les circonstances , est pris en bonne & mauvai-se part.
On le prend en bonne part, quand il signifie re-cueillir les espèces décriées & envoyées au billon ;ce qui étoit autrefois permis a certaines personnesdestinées a cela : mais ordinairement il fe prend enmauvaise part, & veut dire négocier, trafiquer demonnoie de billon, mettre de mauvaises espèces enplace des bonnes. Les Ordonnances de i? 59. 1574.1^77. 1578. 1629. & l’Arrêt de la Cour des Mon-noies du 13 Juin 1600. en font un crime capi-tal , qui fe peut commettre en neuf différentes ma-nières.
i°. Lorfqu’on achète, ou qu’on change la mon-noie pour moins qu’elle n’a cours, pour la remet-tre a plus haut prix , soit dans le même lieu , soitdans une autre Province.
2 0 . Quand les Receveurs & les Collecteurs re-tiennent les bonnes espèces d’or & d’argent qu’ils ontreçues des contribuables, & n’envoyent au TrésorRoyal que des espèces de billon & de cuivre ; ou•bien retiennent les espèces pesantes, & ne font leurspayemens qu’en espèces légères.
3 0 . Lorsque les Changeurs remettent dans le, com-merce les espèces défectueuses, étrangères & décriéesqu’iis cnt changées.
4 0 . Quand on ne veut recevoir les espèces qu’auprix de ^Ordonnance, & qu’on ne les veut expo-ser qu’au prix qu’elles ont par le furhaussement dupeuple.
5°. Lorsqu’on trafique des monnoies étrangères& décriées , & qu’on leur donne cours dans leRoyaume.
4 °. Quand les Marchands fe transportent sur lesports de mer, pour y acheter les espèces a denierscomptans plus qu’elles ne valent; ou bien, qu’ilsstipulent que leurs marchandises leur seront payéesen ces fortes d’espéces, afin de les passer ensuite deville en ville sous la faveur du commerce, jus-qu’aux Places frontières, & les transporter ainsi dansles Pais étrangers; ou bien pour les vendre auxOrfèvres du Royaume, parce qu’ils les achètent atel prix qu’on veut, pour employer en ouvrages,à cause qu’ils se sauvent sur les façons.
7 0 . Lorsqu’on choisit les espèces les plus pesan-tes pour les fondre, ou les vendre aux Orfèvresqui les sondent pour leurs ouvrages.
8°. Quand on change les espèces qu’on a re-çues , & qu’on en achète d’autres pour faire lespayemens.
9 0 . Enfin, lorsqu’on recherche des espèces d’orou d’argent dans une Province, & qu’on en donnequelque bénéfice, afin de les remettre a plus hautprix dans une autre Province.
BILLONNEUR. Celui qui se mêle de billonner.
Autrefois les Billonneurs étoient en France desgens préposés de la part du Roi, pour recueillir& rassembler les espèces décriées, rour être misesau billon - , & fous le régne de Charles VI. versTannée 138?. ces Billonneurs avoient encore leurboutique dans la rue aux Feurres, du côté du ci-metière des Innocens ; & cet endroit se nommoit-le Billon.
Auiourd’hui l’on nomme Billonneur, celui quifait un négoce illicite d’or & d’argent, en profitantsur la valeur des espèces ou monnoies. Les Or-donnances prononcent des châtimens très-rigoureuxcontre les Billonneurs. Celles de 1^9. & K77.portent la peine de mort; & celles de 1574. 1578.& 1629. veulent la confiscation du corps & desbiens.
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BILLOS. Droit d’Ay de qui se lève sur le vin enquelques Provinces de France , & particulièrementen Bretagne. II ne se paye que par les Cabaretiers& autres qui vendent des vins. On ne fe sert gué-res de ce terme fans que celui d’impôt le précédé ;ainsi l’on dit, les impôts & Billos. U fe léve auisien quelques lieux, fur la bière, le cidre , & lesautres boissons. Ce droit n’est pas par-tout undroit royal, & il y a des Seigneurs particuliers &des Villes qui en jouissent. Voyez. Vin.
BILLOT. Voyez. Billette, & Coutume.
Billot. Se dit de ces perches ou longs bâ-tons que les Marchands de chevaux mettent auxdeux côtés des chevaux neufs qu’ils amènent , N afinde conduire plus facilement leur voiture. VoyezCheval.
Billot. Grosse pièce de bois d’un ou de deuxpieds de haut, plus longue que large, fur laquelle onfrape, on coupe, on tourne, ou l’on apprêtequelque chose. Les Traiteurs , Pâtissiers , Cuisiniers,ont des Billots pour 'hacher leur viande, & lesSerruriers en ont pour tourner leur fer en rond.
C’est fur des Billots que les Inspecteurs des Ma-nufactures , les. Maîtres & Gardes de la Draperie &Bonneterie, & les Commis qui apposent les plombsde marque aux étoffes , toiles, ouvrages de Bonne-tiers &c. ont coûtume d’appuyer & de fraper leurscoins ; & c’est pareillement fur des Billots que lesJurés du Marteau marquent les cuirs qui arriventà la Halle, & les vendeurs ceux qu on porte aleur Bureau.
Billot. Voyez Orgueil.
Billot. Les Ciriers appellent Bougie en Billot ,une forte de bougie dont la mèche est de fil deGuibray, qu’ils vendent aux Tailleurs, Couturiè-res, & Tapissiers, pour bougier la coupe des étof-fes. On la nomme Bougie en Billot , à cause de laforme d’un petit Billot qu’elle représente, étant pliéeen carré. Voyez Bougie file'e.
BIMAES. Voyez Brésil.
BIMBLOT. Petit colifichet, ou jouet d’enfant.
BIMBLOTERIE. Ce qui concerne la fabrique desBimblots. 11 fe dit également, & du métier defaiseur de Bimblots, & du commerce qui s’en fait.
L’art de faire ces bagatelles, & le débit qui s’enpeut faire , ne paroît pas d’abord un objet de com-merce considérable ; il Test cependant ; & non-feu-lement la consommation en est très grande a Paris& dans les Provinces, mais il s’en fait encore desenvois au dehors, & jusques dans PAmerique Espa-gnole , sur lesquels il fe fait d’assez grands profits ,íur-tout de ces belles poupées qu’on envoie toutescoëffées, & richement habillées, dans les Cours é-trangéres, pour y porter les modes Françoises deshabits, soit des Dames, soit des Cavaliers.
On peut distinguer deux fortes de Bimbloterie,dont Tune, qui faisoit autrefois un métier a part,est présentement du nombre des ouvrages qu’il 11’ap-partient de faire qu’aux Maîtres Miroitiers-Lune-tiers-Bimblotiers ; & l’autre, qui n’occupe pas lesMaîtres d’une Communauté particulière, mais quife fait & fe vend par des Marchands du Corps de laMercerie.
La Bimbloterie des Miroitiers ne peut être qued’étain mêlé d’ailoi ; c’est-a-dire, de plomb ou dequelque minéral, dont ils font de petits ménagesd’enfans, comme plats, assiettes, aiguières, &c. oude petites vaisselles d’Eglife, comme croix, chande-liers , encensoirs, &c. qui tous n’excédent guéres 4ou 5 rouces de haut, & qui ont encore moins dediamètre. Voyez Miroitier.
La Bimbloterie des Merciers consiste en tout cequ’une imagination féconde & ingénieuse peut in-venter de nouveau , pour divertir des enfans quifont encore réduits au jeu de la poupée. Tels fontles poupées même, les chevaux de carte, les petits
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