Band 
Tome 1.
JPEG-Download
 

5 i7 BOND. BONN.

fois y percer avec la bondonniére, le trou où se metle bondon : quelquefois il veut dire seulement bou-cher cette ouverture avec la cheville, qu'on appellebondon.

BONDONNIERE. Instrument en forme de ter-rière , ou t arriére, de figure conique, dont le bout,qui se termine en pointe , est amorcé & tourné envis. L sert au Tonnelier h percer dans une des dou-ves des futailles , ou tonneaux , le trou où se met lebondon. Voyez. Tonnelier.

BONIFICÍER une baleine. C’est la dépécer,en fondre les lards, & en tirer tout ce qu’il y a d’u-tiiepourle commerce. Voyez. Baleine.

BONJON. Terme de Manufacture de toiles. Voyez.Laize de Bonjon.

■f" EONITE. Poisson que l’on trouve en abondan-ce vers les Istes Salvages, au Sud-Sud-Est de Ma-dère, & a 80 ou ioo lieues aux environs de l’Ar-chipel, que composent les Istes de Canarie & deMadère, Dès que les Bonites ont passé ces bornes,estes retournent fur leurs pas , elles quittent les Navi-res quelles avoient accompagnés, on ne les voltplus. Les Matelots en mangent a toute fausse, & ilsfont bien de s’en pourvoir pendant qu’ils font dansles parages où ils font maîtres d’en prendre fans pei-ne autant qu’on veut.

Bien des Auteurs confondent la Bonite avec leThon j Gesner , Rondelet, Amman, Rnysch & plu-sieurs autres assûrent que le Thon, la Pelamide &la Bonite font la mcme chose, & qu’elles ne diffé-rent qffen grandeur. Ils ont oublié de dire unedifférence essentielle qui se rencontre entre ces pois-sons , qui est que la Bonite est infiniment plus dé-licate que la Pelamide , & par une fuite nécessaire,que le Thon. La Pelamide est peut-être un jeuneThon , qui n’est point encore entré dans la Méditer-ranée , & la Bonite est peut-être aussi une espèce deThon ou de Pelamide, mais plus petite & qui n’arri-ve jamais k la grandeur & grosseur des Pelamidesqu’on prend a Cadix ; beaucoup moins a celle desThons , quoique pour la figure ce soit presque ab-solument la mênse chose. Il est rare de trouver desBonites qui ayent plus de 3 pieds de longueur. Leurcorps est long & épais ; elles font ventrues, ont lesOuïes grandes, auíìì-bien que les yeux qui paroif-fent argentés. Elles font couvertes d’une peau assezépaisse , grasse & de bon goût, qui n’a qu’une fuited’écailles dorées, qui font une ligne d’un demi-pou-ce de largeur, qui prennent au milieu des ouïes, &continuant jusqu’a la queue , partagent les côtés en 2parties égales; ces écailles font de 2 espèces, les unesfont petites & les autres plus grandes ; elles foutentremêlées de manière, questa ligne composée desgrandes , coupe en plusieurs endroits celle qui estfaite de petites, qui est la plus large. Toute la chairde ce poisson est blanche, tendre, & d’un très bongoût, k quelque fausse qu’on la mette. II va toujoursen troupe; il fait du bruit en nageant ; il est facileà prendre, soit k la ligne, soit au harpon. On peutle saler ou le mariner comme le Thon. On le coupepour cet effet en rouelles , & après savoir fait rôtirfur le gril, ou frire a la poêle, ou cuire a Peau &au sel, il faut le mettre dans des vaisseaux de terreou de bois, saupoudrer chaque couche de sel, depoivre, de feuilles de laurier, ou de bois d’Inde secôt mis en poudre avec du gerofle, & remplir le vais-seau de bonne huile. II se conserve tant qu’on veut,& on le mange en le tirant du vaisseau, avec un filetde vinaigre ou du jus de citron. * Voyages da Cheva-lier des Marchais en Guinée , Tom. I. p. 36.

BONNET. Habillement de tête, qui sert a lacouvrir.

Deux des six Corps des Marchands de la Ville déparis, font le commerce des Bonnets. Les uns, quide ce négoce ont pris le nóm de Bonnetiers , font& vendent de s Bonnets de foie , de laine, de co-

BONNET. 518

ton, & de fil, tricotés a l’aiguille , & faits fur leHietier ; & encore des Bonnets carrés de drap, pourl’ufage des Gens d’Eglise & de Robe. Les auttes ,qui font les Merciers, particulièrement ceux qu’onnomme Marchands du Palais, font & vendent tou-tes autres fortes de Bonnets k l’Angloise , k la Po-lonoife; de brocard, de velours, de taffetas, de toi-le , & avec fourrure. Voyez, les Articles de ces deuxCorps.

Les droits d'entrée des Bonnets de laine de toutessortes , se payent en France , conformément au Tarif de1667. à raison de 20 liv. le cent pesant ; & pour droitsde sortie , suivant le Tarif de i66y. 3 liv. comme Mer-cerie.

Bonnet a i.a Bearnoise. C’est une for-te de grand Bonnet fait ordinairement de baracan ,qui est propre pour la pluie. Ses bords qui se ra»tachent avec des boutonnières, forment, lorfqu’ilsfontabbatus, une espèce de casque qui auroit lavisière levée : en cet état ils couvrent les épaules& le dos. Ces Bonnets ont pris le nom de la Pro-vince de Bearn où ils ont été inventés & où ils sefabriquent. Les meilleurs se font dans un Villagequi est a une grande lieue de la Ville de Nay, dontles Marchands en font le commerce qui est assezconsidérable, la plupart des païfans de Guyenne& des Provinces voisines ayant coutume d'en por-ter.

Bonnets de Marseille. Ce font des Bonnetsde laine fabriqués k Marseille, a Toulon & dansquelques autres lieux de Provence, que les Mar-chands Provençaux envoyent au Levant, particu-lièrement a Smyrne; ils fervent a faire cet habil-lement de tête que les Turcs nomment des Tur-bans. II y en a de fins & de communs. Ils s’en-voyent en caisses a tant de douzaines par caisse , queles Marchands du païs vendent ensuite en détail.C’est sur ces Bonnets que s’arrangent les toiles demousselines qui servent comme de bords aux tur-bans. Voyez. *au Commerce de Smyrne , où il estparlé amplement du négoce que les François enfont.

Bonnet verd. Marque d’infamie, dont on ru-nit les Marchands, & autres , qui font cession ju-diciaire de leurs biens k leurs Créanciers, qu’ils nefont pas en état de satisfaire. Voyez. Cession.

BONNETERIE. áj)n appelle Ouvrage de Bon-,néterie, ou Marchaiîmse de Bonneterie, les bon-nets, les bas, & autres marchandises & ouvragesde cette nature , que les Marchands Bonnetiers ontla faculté de vendre, & de faire fabriquer.

II avoit été ordonné par un Arrêt du Conseil du1 Août 17x3. que toutes les marchandises de Bon-néterie venant du dehors, seroient portées a laDouane de Paris , pour y être visitées par le Sr. Sa-vary , Auteur de ce Dictionnaire, commis a cet effet.

En 1716. un autre Arrêt du 8 Janvier, avoit en-joint a tous les Voituriers, Maîtres de Coches &Messageries, de déclarer aux Commis des portes& des barrières, toutes les marchandises de Bon»néterie dont ils seroient chargés, ensemble les nomsdes Marchands a qui elles seroient adressées, avecobligation de prendre des passavants defdits Com-mis pour la Douane, qui seroient visés par leditSr. Savary , & rendus auxdits Voituriers ; le tout àpeine de confiscation.

■ L’inexécution de ces deux Arrêts avoit donnélieu a un troisième Arrêt rendu le 20 Novembre1717. suivant lequel toutes les marchandises de Bon-néterie fans distinction, tant a l’aiguille qu’àu mé-tier, dévoient être portées a ladite Douane.

Mais ces trois Arrêts continuant d’être égalementmal exécutés , particulièrement du côté des Commisdes portes & barrières, qui négligeoient d’envoyera la Douane Lefdits Voituriers & leurs marchandisesde Bonnéterie, fous prétex-e qu’ils n’ètoiént pas

Y 4 payés