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Tome 1.
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qiïes endroits, un certain présent, ou pot de vin,que íe Marchand Chargeur donne au Maître du bâ-timent , tant pour lui, que pour distribuer dans lesoccasions, a qui il le juge a propos. Ce qui lui estdonné pour lui en particulier, & dont il ne faitpoint de partage, monte pour l’ordinaire a la valeurdu fret d’un tonneau.

Chausse. Se dit encore d’un certain morceau d’é-tamine, de drap, ou de gros papier gris, non collé,disposé en maniéré de sac pointu par le bas, com-me un pain de sucre , dont les Marchands Apoti-■caires, les Chimistes, & autres personnes fe ferventpour filtrer, ou p aster les liqueurs qu’ils veulent cla-rifier.

Chausse. Terme usité dans le commerce demer. 11 signifie la même chose que Chapeau. Voyezcet Article.

Le droit de Chausse ou chapeau se régie ordinai-rement fur le prix du fret d’un tonneau. On a cou-tume d’en faire mention dans la charte-partie, afinde prévenir toute contestation entre le Marchand &le Maître de vaisseau.

Chausse -, ou Sac. C’est une efpéce de petit fi-let qui se met au fond des grands filets qu’on nommedes Dideaux. Dans le tems de la fraye, le moulédes chausses ou sacs ne doit être que de huit lignesen quarté.

CHAUSSEAGE. Droit qui se léve fur les per-sonnes, voitures, & marchandises pour avoir per-mission de passer fur de certaines chaussées. En quel-que endroit ce droit est domanial, & appartient auRoi ; en d’autres il est Seigneurial, & se léve parles Seigneurs particuliers ; de quelque efpéce qu’ilsoit, il n’est accordé que pour les réparations deschaussées d’où il a pris ion nom.

La Déclaration du Roi du 29 Décembre 1708. or-donne une levée par doublement de tous les droitsde péages, pontenages, Chausséages, &c.

Avant le.nouveau Règlement pour leTbarrage deParis fait en 1640. les Prévôt des Marchands, &Échevins de cette Ville jouissaient d’un droit deChauffée aux portes de cette Capitale , & fur leschemins de la Chapelle 8. Denis, & du Bourjet,qu’ils étoient tenus d’employer à la résection du pa-vé. Ce droit fut fuprimé par ce Règlement, & euxdéchargés de Fentretien des avenues & chaussées deladite Ville. Voyez. F Article du Barrage.

CHAUSSE-PIED. Cuir léger & maniable, or-dinairement de veau passé avec le poil , dont lesCordonniers se servent pour essayer & chausser lessouliers qu’ils ont faits. Ce cuir est long de deuxpieds , large par un bout de deux ou trois pouces,& finissant a rien de l’autre bout. Pour chausser lesoulier, on engage le cuir par où il est large dansun ou deux plis qu’on fait au quartier de derrière ,asm qu’en le retirant, il puisse le relever, & ache-ver par-là de chausser le soulier. Ce sont les Mar-chands de Crefpin qui vendent les Chausse-piedsa Cordonniers.

CHAUSSETlEPvS. Anciennement les Drapiersfie Paris étoient appellés Marchands Drapiers-Chaus-setiers, parce qu’en effet leur profession étoit non-feulement de vendre du drap, mais encore d’en fai-re des bas, & des hauts-de-chausses- Présentement,on les nomme simplement Marchands Drapiers ; &ce font eux qui forment le premier des six Corps desMarchands de Paris. Voyez. Drapier, & Drape-rie.

CHAUSSETTES. On-nomme ainsi en Bretagne,particulièrement a Vitré, une des trois fortes de basde fil blanc qui s’y fabriquent. Les Chaussettes fontles bas a pied entier ; les autres font les bas k demi-pied , & les bas a étrier. Les Chaussettes se vendentordinairement jufqu’kqo sols, les demi-pieds 30, &ceux k étrier, 25.

CHAUSSON. Ce qui sert a couvrir le pied , &

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qu’on met fous le bas , ou par propreté , ou pour1e conserver le pied chaud. On sait des Chauffonsde toile , de laine , de coton, de fil, de chamois ,&c. Les Chaussons de toile se font & se vendent parles Marchandes Lingères j ceux de laine, de coton,

& de fil tricotés, par les Marchands Bonnetiers; &ceux de chamois, par les Peaussiers.

* Les Chauffons de laine Ó d’ejìame payent en Franceles droits d 1 entrée à raison de i$s la douzaine de paires,fis ceux de sortie à rayon de 3 liv. qui même ont étémodérés à 2 liv. par t Arrêt du 3 Juillet 1692. lorsquecette marchandise ejì déjìinée pour L Etranger.

-j- Le s Chaussettes & Chauffons de fil de la Provincede Bretagne payent en France les droits cCentrée, parArrêt du 17 Janvier 1708. à raison de 7 sols 6 deniersla douzaine.

Chausson. Est aussi une efpéce de souliers légers,plats, & fans talons, dont la semelle est de feutre.L’on se sert de Chaussons dans divers exercices, en-tr’autres a la paume, k la danse, & a l’exercice desarmes.

CHAUX. Pierrey ou marne qu’on a calcinée, enla faisant brûler, ou cuire k grand feu dans une espè-ce de four bâti exprès ; dont ensuite, par le moyen del’eau, du sable, ou du ciment, on forme ce mortierqui entre dans la construction des bâti mens & édifi-ces de moilon, ou de pierre de taille.

La meilleure Chaux est celle qui se fait de mar-bre , ou d’une autre forte de pierre griíâtre très du-re , & très pesante, qu’on nomme particulièrementde la Pierre à Chaux celle qu’on fait de pierre ten-dre , ou de marne, n’est pas k beaucoup près ni si -bonne, ni si estimée.

Les bonnes qualités de la Chaux font, d’être pe-sante , qu’elle sonne comme un pot de terre cuite, &qu’en la détrempant avec l’eau pour l’éteindre & ladélayer avec le rabot, la fumée qui en exhale soitépaisse, & s’éléve en haut avec promtitude.

st Maniéré de faire la Chaux , suivant un nouveauMémoire.

On choisit pour cela des cailloux qu’on trouvedans quantité de rivières , nommés Cailloux à Chaux ,en Latin Lapis calcarius. Ils font d’un blanc sale ,d’une couleur matte. Si l’on n’est pas assez expertpour connoître a la vûe les cailloux propres a de-venir Chaux, on peut s’assurer du choix qu’on a aen faire , par quelques légères épreuves; cela est mê-me nécessaire pour éviter de remplir son four k Chauxde divers cailloux, qui bien loin de se convertiren Chaux , se vitrifieroient plutôt. II faut doncchoisir dans les rivières ces cailloux de couleurd’un blanc terne ou grise, durs, compactes, appro-chans tant en leur qualité qu’en leur ressemblancepour la couleur k la pierre de roche ; On met di-vers de ces cailloux a une forge ordinaire, on lescouvre de charbon, & en agitant le feu qu’on au-ra allumé avec le soufflet, on aura bientôt cuit cescailloux , qui seront réduits de cette maniéré enChaux. On les laissera refroidir ; on en prendrapour les jetter dans différens vaisseaux, où l’on au-ra mis de l’eau ; Si les cailloux qu’on aura calci-nés font de véritables cailloux k Chaux, ils cau-seront une très grande effervescence a l’eau , quibouillonnera, & il se déposera dans le fond un©pâte blanche , qui est nommée & qui est réellementde la Chaux fusée : si au contraire il se trouve quel-ques cailloux , qui au lieu de se dissoudre, restentdans le même état, où ils étoient quand 011 les amis dans l’eau , ces cailloux n’cnt pas été propres kopérer ce qu’on fouhaitoit. Cette distinction faite,il sera facile de se conduire sûrement pour le choix kfaire des cailloux , qu’on doit préférer. Lorfqu’on-est parvenu a ce point , on choisit un endroit con-venable pour y établir le four à Chaux. Pour ceteffet on y creuse une fosse sphérique , proportion-née