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de ses branches, des chatons composés de petitesfleurs jaunes, couvertes d'une poudre très menue.Ses glands, qui font assez semblables a ceux du Chê-ne commun, croissent lur le même pied, mais dansdes endroits séparés. Ii s’en mange en Espagne, demême qu’on mange ailleurs des noisettes & des châ-taignes. On s’en sert en France pour l’engrais descochons. Les feuilles & les glands du Chêne - verdont les mêmes propriétés que celles du Chêne ordi-naire. Le Chêne -verd, outre son gland, fournitune sorte de gelée rougeâtre, laquelle pulvérisée ,
& mêlée de vinaigre , est estimée souveraine pourla guérison des playes récentes. On s’en sert aussiavec succès pour les rougeurs des yeux.
Dans les lieux où le Chêne-verd est commun,son bois se d.Lite pour brûler; & le charbon quis’en fait, est fort estimé, tant à cause qu’il n’entêtepoint, que parce qu’il subsiste iong-tems en feu.
-f Le bois de ce Chêne est très beau, & très esti-mé ; il s’employe a divers ouvrages ; on le façonneaussi au tour de différentes manières.
11 y a une autre efpéce de Chêne-verd, qui, quoi-que de beaucoup plus petit que celui dont il vientd’être parlé, n’enestpas moins estimé, a cause qu’onen tire cette graine d’écarlate, ou vermillon, qu’onappelle autrement Kermès , dont on fe sert en Méde-cine i & cour la teinture. Voyez Ecarlate.
CHENEAU. Jeune chêne , ou baliveau. Le Chê-neau est fort estimé, étant un des meilleurs bois qu’ily ait pour brûler ; outre que son écorce, dont on faitun négoce assez considérable, est propre a faire le tan,dont les Taneurs fe íervent pour la préparation deleurs cuirs. Voyez Tan.
Cheneau. Terme de Plomberie. C est le ca-nal ou goutiére de plomb , dans lequel toutes leseaux de la couverture d’un logis tombent pour fedécharger dans les tuyaux & cuvettes de plomb. CesCheneaux font de deux fortes ; Les uns à bavettes ,quand ils font recouverts d’une plate - bande depiomb; & les autres a bòrd, lorfqu’ils ne font que re-bordés par i’extrémité,
Cheneau. Se dit aussi d’une rigole ou canal taillédans la pierre, qui fait la corniche des grands édifi-ces , & qui sert aux eaux a s’écouler par les canonsou gargouilles.
Les Cheneaux de plomb fe payent a tant le centpesant, employé en œuvre & mis en place. VoyezPlomberie.
CHENEVIERE. Le lieu où l’on sème & cultivele Chanvre. Voyez Chanvre.
CHENEVIS. Petite graine que produit la planted’où l’on tire le chanvre.
Outre i’usage de cette graine pour la nourriture dequantité d’oiseaux de diverses espèces, que la douceurde Lur chant •, ou la beauté de leur plumage font éle-ver & tenir dans des caAes; on tire aussi une huiledu Chenevis utile pour brûler, & pour plusieurs ou-vrages ; en forte qu’il s’en fait un négoce assez consi-dérable dans les Provinces où il fe fait une grandeculture de chanvre.
* ]J huile de Chenevis paye en France les droits £ en-trée fur le pié de 4 liv. le baril : & pour ceux de sortie20 s. du cent pesant , & 1 5 s du baril lorsqu elle vientdes Provinces où les Bureaux pour la levée des droits d uTarif de 1664. ne font pas établis. Voyez Chan-vre.
CHENEVOTTE. C’est le tuyau de la plante quiproduit le Chanvre, lorsque le chanvre en a été sépa-ré. On fait des allumettes de Chenevotte, plus sèches,& plus faciles â prendre feu que les allumettes faitesde bois. Voyez. Chanvre.
On fait du Charbon de Chenevote, qui n’est pasmauvais pour la fabrique de la poudre a canon. Onne s’en sert pourtant guéres que dans les lieux où l’onne peut avoir de celui de bourdaine, comme du cô-té de la Provence où ce bois est très rare. La quali-Diílion. de Commerce. Tom. I.
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té du charbon de Chenevotte est d’ëtre très leger ,
& même plus que le charbon de bourdaine ; maiscomme il est extrêmement humide , ce défaut faitdonner la préférence a l’autre. Voyez Bourdai-ne.
CHEPTEIL. Bail de bestiaux, qui fe fait lorfqu’unMaître donne a son Fermier un nombre de bœufs, oude brebis, a condition de les nourrir, & d’en rendrepareil nombre a la fin du bail, & de partager le croît& le profit.
* CHEQUI. C’est un des quatre poids dont on fesert dans les Echelles du Levant, particulièrementa Smyrne. II pèse deux ocos, ou ocques, a raison de400 dragmes ; l’ocque revenant a 3 livres 2 onces ,poids de Marseille : ainsi le Chequi rend livresdu même poids. L’ocque pèse 4 liv. poids subtil deVenise. On pèse le testic, ou poil de chevron , soitpoil de chameau, au Chequi.
CHER. Ce qu’on achète, ou qu’on vend plus quede coutume, ou à plus haut prix qu’il ne vaut : Cevelours, ces lames , ces marchandises font trop chè-res. II fe dit aussi du Marchand qui vend chèrement:Ce Marchand est trop cher, il perdra bien-tôt fa cha-landife.
CHERAFTS , qu’on nomme autrement Tela.Espèces de médailles , ou de jetions d'or , qui se fa-briquent en Perse.
Cherafis signifie noble en langue Persane , & c’estla noblesse du métail dont ccs médailles font fabri-quées , qui leur a fait donner le nom de Cherafis.
Quelques Voyageurs ont cru que le Cherafis étcitune monnoie courante ; mais il est certain, comme011 le dira ailleurs, qu’il ne se fia, e aucune eípéced’or en Persi. Voyez ìè'Ei.x.
CHERAFS. Ce font des Changeurs Banians éta-blis en Perse , particulièrement a Scamachi fur ia merCaspienne. Ils font estimés si subtils dans le négoce ,qu’iis l’emportent même fur les Juifs.
CHER AY , ou CHAHY. L’on nomme ainsi enPerse, un des poids dont on fe sert dans le Com-merce. C’est ce qu’on nomme autrement le Poidscivil, ou commun, qui est le double de ce cru’cnappelle Poids légal. Voyez Poids , Man, & Bat-
MAN.
CHERBAFF’S. Voyez Sourbastis.
CHERCHE-FICHE. Efpéce de poinçon de ferpointu & rond. II est propre aux Serruriers, qui l’ap-pellent aussi Cherche-pointe ,& qui s’en fervent, pourtrouver le trou des fiches.
CHERCOLE'E, ou CHERCONNE'E. Efpéce dechuquelas , ou étoffe des Indes , foie & coton. Lafeule différence qu il y a , & qui est peu considé-rable, c’est que les vrais chuquelas font tout rayés,& qu’il y a des Cherconnées a carreaux. Voyez Chu-quelas.
CHERIE. Voyez Scherif.
CHER QUEMOLLE. Etoffe des Indes Orientales,partie foie, partie écorce. Voyez Ecorce.
CHESNAYE. Lieu rempli ou planté de chêne?.Voyez CHENE.
CHETIF. Qui est de peu de valeur. 11 fe ditdes personnes, & des choses. Un chétif Marchand,est celui qui ne fait qu’un commerce peu considé-rable. Une clietive marchandise , c’est une marchan-dise , ou de petit prix, ou mal fabriquée.
CHETRON. Terme de Coffretier-Malletier. C’estune efpéce de petite layette, en forme de tiroir ,qu’on ménage en quelque endroit du dedans d’uncoffre , pour y mettre a part les choses, ou de plusde conséquence, ou qu’on veut trouver plus aisé-ment sous ía main. Voyez Coffre.
CHEVAL, Animal a quatre pieds, qui hennit,propre a porter & a tirer; le plus noble & le plusutile a l’homme de tous les animaux domestiques.
On nomme Cavale , ou Jument , la femelle duCheval ; & Poulain , ou Pouliche , suivant le sexe,
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