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Tome 1.
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95 i CHR. CT C.

de très bas alloi, qui vaut environ 25 fols deFrance. II y a des demi - Christines , qui valent20 roustucks. Ce font, avec les carolines , pres-que les seules monnoies d’argent qui se fabriquenten Suéde.

CHRYSOBERIL. Pierre précieuse. Voyez. Be-ril.

CHRYSOCOLLE. Minerai qui sert asouder l’or,dont les Anciens lui ont donne le nom. II s’en trouvedans les mines d’or, d’argent, de cuivre, & de plomb;qui selon la diversité ■•de celles d’où on le tire , estde différentes couleurs ; jaune, si c’est d’or; blan-châtre, si c’est d’argent; verd, si c’est de cuivre;& noirâtre , si c’est de plomb. Les Arabes, &les Habitans de Guzarate, rappellent Tincar , ouTincal. En Europe, où il s’en trouve austì en diversendroits , on le confond avec le borax ordinaire.Voyez. Borax.

* CHRYSOLITE. C’est une pierre précieuse, ver-te , de couleur d’émeraude , un peu moins foncée,puisqu’il y a un peu de couleur jaune ; de sorte qu’autravers de la couleur verte, on aperçoit quelquechose de la couleur de l’or. Elle n’est pas si dure,qu’elle ne cède â la lime. Voyez. Topase.

Chrysoi.ite. Est auísi un nom générique queles Anciens donnoient a toutes fortes de pierres decouleur, où le j attife, ou couleur d’or dominoit.•Quand la pierre étoit verte , on la nommoit Cbryso -p rase ; les rouges, les bleues avoient aussi leur déno-mination , qui marquoit leur couleur ; & leur or, parle mot Chryso , qui commençoit leur nom. On neconnoit plus guéres toutes ces fortes de Chryfolites,ou plutôt elles font renvoyées aux espèces de pierresdefquelles elles approchent davantage; les vertes al’émeraude, les rouges aux rubis, & ainsi des au-tres.

CHRYSOPRASIN. Voyez Beril.

CHUANGON. Drogue médicinale qui vient dela Chine. Les Chinois, qui font le commerce du Ja-pon , y en débitent beaucoup. Elle ne vaut que 6taëls $ mas le pic a Quanton, & les Japonois rachè-tent 23 taëls.

CHUQUELAS. Etoffe foie & coton, fabriquéeaux Indes Orientales. Elles font toutes rayées, & nedifférent entre elles que parce qu’il y en a a grandes& k petites rayes. Elles ont depuis 7 aunes de lon-gueur, fur | de largeur, jusqu’a 16 aunes de long,fur |. On les appelle auísi Chercolées & Chercon-

^CHUQUET, ou CHOUQUET. C’est une espè-ce de billot de bois carré par-deífous, rond par-def-sus, dont on. se sert pour couvrir la tête d’un mât,& empêcher que la pluye ne tombe dessus.

II y a auísi des Chuquets qui fervent a emboéterun mât auprès d’un autre.

* CICERO. Terme d’Imprimerie. C’est un desdix-sept corps de caractères dont on se sert pour l’im-preísion des livres. II est entre le 8. Augustin & lepetit romain. L’Impreísion de ce Dictionnaire est deCicero. C’est le caractère le plus usité. Voyez. Ca-ractères. Voyez, aujfi Imprimerie.

-j- CICUS. C’est une Plante dont les Anciens em-ployoient l’huile aux grandes illuminations de leursfêtes solemnelles, aux usages domestiques, & a éclai-rer leurs bateaux, lorsqu'ils faisoient voyage sur l’eaupendant la nuit. On croit que c’est la même que leCirika , nom Arabe d’une espèce de racine particu-lière en Egypte, & qu’on ne trouve peut-être dansaucun autre pays ; elle ressemble beaucoup a nôtreChicorée sauvage, & leurs noms ont assez de rapport;l’huile qu’on en tire en assez grande quantité est d’u-ne odeur très désagréable, il sert k i’entretien deslampes. Cette racine croît dans les marécages,qui se forment des débordemens du Nil. Le Cirikasert aujourd'hui aux mêmes besoins que du tems desAnciens, & l’on a tout lieu de présumer que les E-

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gyptiens d’a présent tiennent cette coutume de leursancêtres, qui la leur ont transmise d’âge en âge.Les pauvres gens par nécessité , & les Juifs par é-pargne,ne laissent pas de l’employer dans la prépara-tion de plusieurs de leurs mets ; ce qui doit faire unragoût détestable. II est vrai qu’elle ne conte pres-que rien. Au reste la lumière qu’elle produit n’estpoint auísi belle que celle de l’huile d’olive. C’estpour cela que les gens de condition , ou ceux quifans l’être veulent se distinguer , ne brûlent que decette dernière , & n’en font pas beaucoup plus dedépense, parce qu’elle n’est pas rare. * Maillet De-scription de P Egypte.

CIDRE , qu’on écrit auísi SIDRE. Liqueurbonne a boire, qu’on fait avec des pommes, oudes poires écrasées au pressoir. Celui de poires senomme Poiré : celui dégommés garde le nom deCidre.

II y a pourtant une grande différence entre cesdeux boissons, le Poiré étant bien au-dessous du Ci-dre , & pour la bonté, & pour le prix.

Toutes fortes de pommes ne sent pas bornes afaire du Cidre ; & les meilleures a manger, commela reinette, la calville, &c. y font moins propresque d’autres plus communes : on les choisit de cer-taines espèces seulement ; & ce sont de ces plantsque les vergers de basse Normandie font ordinaire-ment remplis.

Le Cidre doux , est celui qui n’a point cuvé, ouqui n’est point encore paré. On appelle Cidre paré ,celui qui étant gardé , a perdu fa trop grande dou-ceur , & a acquis un montant & une pointe qui ap-proche de la force & du goût de certains vins blancs.C’est dans cet état que les fins gourmets de Cidrele trouvent excellent : le meilleur tire fur la cou-leur d’ambre.

La Normandie, l’Auvergne , & quelques autresProvinces de France , fécondes en pommes , fontdes Cidres , qui leur tiennent lieu de vin, qui necroît point che4 eux, ou qui y est rare. C’est deNormandie que Paris tire tous les Cidres qui s’yconsomment. Il en vient pourtant quelques-unsd’Angleterre ; mais ce font ou des preíens, ou desprovisions de Particuliers. Les Cidres Anglois fontestimés les meilleurs ; ceux de Normandie viennentaprès, où pourtant ils font excellens, ou médiocres,suivant les cantons.

On fait de la boisson de Cidre pour les Domesti-ques , en mettant de l’eau fur le marc des pommes,& en les laissant fermenter.

On fait aussi de l’eau-de-vie de Cidre, qui fe con-somme la plupart en Normandie, où il s’en distillele plus : il s’en fait aussi quelque commerce dans lesProvinces, & avec les Etrangers ; mais il est défen-du, a cause de sa mauvaise qualité , d’en faire en-trer a Paris. Voyez. Eau-de-vie.

Le Cidre paye en France de droits d entrée y liv. letonneau ; & de sortie, 26 sols.

Les autres droits qui fe payent, soit à Paris , soitdans les autres Villes du Royaume , pour les entrées duCidre , & ceux qui font dûs pour la vente en gros , ouen détail de cette boijfon,sont fixés par un titre exprèsde l’Ordonnance des Aydes de 1680 ; savoir ,

Le s entrées de Paris , tant par eau, que par ter-re , à 3 y fols par muid. Pour la vente en gros , auvingtième du prix. Pour le droit dtaugmentation , À yfols par muid. Pour la vente en détail, à pot , ou ajfiet-te j à la moitié du droit qui fe paye pour le vin. Enfin ,pour le droit de subvention, à 13 sols 4 deniers parmuid ; ce qui s 1 entend néanmoins seulement pour leslieux où ces sortes de droits ont coutume d’être levespar le Fermier des Aydes.

L article 7 du Tarif arrêté entre la France & la Hol-lande , le 8 Décembre 1699. & confirmé par Arrêt duConseil d’Etat du Roi du 3O Mai 1713- & du 21Dec. 173 P- réduit les droits du Cidre & Poiré des 'Pro-vinces