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x>8; CIV. C.LA.
bonne foi, & la pureté du parfum : & comme d’ail-iturs il est bien difficile de connoìtre la tromperie ,le "lu?! íûr est de ne l’acheter que de Marchandsconnus & fiééles.
On employé peu de Civette en Médecine j maiselle est d’un plus grand usage pour les Confiseurs& Parfumeurs, qui ne doivent cependant s’en ser-vir mi’avec modération; puisqu’autrement au lieud’uae odeur agréable, ils n en produiroient qu’unetrès mauvaise.
Les droits d'entrée , que la Civette paye en Franceconformément au Tarif de 1 66%.font à raison de iOOfols la Uvre pesant.
Et ceux qai se payent à. la Douane de Lyon pour tousdroits ct ancienne taxation , 6 liv. & de plus q O f. denouvelle ré aprcciation.
Commerce de la Civette à Amferiam.
On nourrit a Amsterdam quantité de ces animauxqui produisent le parfum qu’on nomme Civetteil ya même des personnes qui ne font que ce commer-ce , qui est très considérable. La Civette de cette Vil-le ayant la préférence, fur-tout celle qui vient duLevant & des Indes, elle se vend a l’once, qui coû-te ordinairement depuis 28 jufqua 30 florins. Ceuxqui la tirent des Civettes ne déduisent rien aux ache-teurs , mais les Droguistes qui en vendent plusieursonces a la fois , donnent une déduction de deuxpour cent pour le promt payement.
CIVIERE, instrument propre 'a porter des far-deaux. C’eít une espèce de bar , mais plus léger ,où deux hommes peuvent porter les choses qui nefont pas dune trop grande pesanteur. On s’en sertdans les atteliers de maçonnerie, particulièrementpour servir du moilon aux Maçons & Limousins.Voyez. Bar.
CLAIR. On appelle du Vin tiré au Clair, celuiqu’on a tiré jufqua la lie; soit qu’on Tait mis enbouteilles ,pour le mieux conserver, soit qu’on l’aitentonné dans une nouvelle futaille, pour le transpor-ter plus aisément, ou pour épargner de payer lesdroits de la lie, qui fe payent pour les vins fur lie.Voyez. Vin.
C L AT RE-ET OFFE , CLAIRE-SOUDURE. Voy.Etain, ou Basse Etoffe.
CL AIRE-VOIE. Voyez. Entreeat.
CLAIRET. On appelle du Vin Clairet , le vinrouge , qui n’est pas extrêmement en couleur. Onle nomme aussi Vin pailiet. Voyez Vin.
Clairet. C’est aussi un hypocras de vin. VoyezHypocras.
CLAIRETTE. On appelle Eau Clairette, uneespèce de ratafia composé d’eau-de-vie, de ceri-ses & de sucre. Voyez Eau-de-vie.
CLAM. C’est le plus petit des poids, dont on feserve dans le Royaume de Siam. II pèse douzegrains de ris. Deux Clams font la paye, deux payesla sompaye, deuxsompayes le foiiang, deux foùangsle mayon, & quatre mayons le tical ; enforte quele taël pèse 768 grains de ris. Voyez Tical.
Clam. Est aussi une monnoie de compte, qui vautenviron un sol de France. II faut remarquer qu’kSiam, auffi-bien qu’k la Chine, & en plusieurs au-tres lieux de l’Asie, les monnoies d’argent , ou dumoins les morceaux d’argent qui y servent de mon-noies , y servent aussi de poids.
CLAMESI. Sorte de petit acier commun, quivient du Limousin. C’est de toutes les espèces d’a-cier, celui qui est 'a meilleur marché. II se vendpar carreaux, ou billes de quatre pouces, ou en-viron.
CLAN, ou GLAND. Terme de Parcheminier ,qui signifie un instrument de bois, qui sert a arrê-ter au haut de la herse, les peaux de parchemin encolle , ou en croûte, qu’on veut raturer avec le ferfur le sommier. Voyez Parchemin. Voyez aujjïSommier.
CLAR. CLAY. 984
CLARIFICATION. Action par laquelle on rendune liqueur plus claire.
Les Epiciers, Confiseurs & Apoticaires, le di-sent de leurs fyrops & confitures, ou plutôt du su-cre qu’ils veulent faire entrer dans leurs composi-tions. La Clarification du sucre se fait ordinaire-ment avec les blancs & les coquilles d’oeufs battusensemble. Voyez Sucre.
CLARIFIER. Rendre une liqueur plus claire ; dusucre plus pur, & plus affiné.
Bien des liqueurs se clarifient, en les passant k lachausse ; entr’autres , l’hypocras, l’hydromel, &quelques autres semblables, qui servent de boissons ;ou en les filtrant a travers un gros papier gris.
Les vins fins & délicats se clarifient avec de lacolle de poisson : ceux qui sont plus couverts, avecce qu’on appelle une Omelette , qui n’est que desblancs & jaunes d’œufs battus, & délayés dans del’eau. On les éclaircit aussi, en les passant fur unrâpé de copeaux.
C’est une erreur de croire, que la colle de pois-son , ou l’omelette, puissent être préjudiciables ala santé. Elles tombent Tune & l’autre dans la lie,où elles ne font aucun mauvais effet. Ce qui rendles vins de cabaret dangereux, ne sont pas ces in-nocentes manières de les clarifier , mais les mixtionsdont les Cabaretiers les frelatent, pour les rani-mer ; particulièrement l’eau-de-vie, les épices, & lafiente de pigeon. Voyez Râpe’. Voyez aujfì t Articledu Vin & Colle de Poisson.
CLAVETTE. Morceau de fer, quelquefois plat,quelques fois rond, qui se met dans le trou d’une che-ville de fer, d’un boulon, ou de quelqu’autre sem-blable piéce de Serrurerie , pour les arrêter , ou lesaffermir. II y a aussi des Clavettes fendues en deuxpar le bout, qui s’ouvrent, & se replient , lorfqu’el-les sont placées, pour empêcher qu’elles ne sortent.
Clavette. Les Imprimeurs appellent les Clavet-tes de leur presse, ce qui sert k monter , & a des-cendre le grand sommier. Voyez Imprimerie.
Clavette. Les Artisans & Ouvriers qui se ser-vent de tours de fer , pour tourner les métaux,nomment aussi Clavettes, les petits coins de fer, aveclesquels ils serrent les poupées & les supports fur lesjumelles du tour. Les Tourneurs en bois leur don-nent le nom de Clés.
Ces derniers appellent aussi Clavettes des canons,de petites chevilles de fer, qui sont tenir les canonsfur la verge carrée de l’arbre a tourner en ovale ;& Clavettes du support, les fiches de bois, ou deser , qu’ils placent de distance en distance dans lestrous de la barre, qui sert d’appui k leurs outils,& avec lesquelles ils soutiennent les pièces , qu’ilstournent entre deux pointes, lorsqu’estes font tropfoibles, & de trop longue portée. Voyez Tour.
Clavette. Ce qui s’appelle ainsi, en terme deRelieurs, est un petit instrument de cuivre, dontces Ouvriers se servent, pour arrêter , par dessousla table du cousoir , les ficelles qui doivent faire lesnervures des livres qu’ils relient.
Les Marchands Papetiers ont aussi de semblablesClavettes pour les couloirs, fur lesquels ils relientles régistres a dos plat, qu’il leur est permis de fai-re. Voyez Cousoir. Voyez aujfì Relieur.
CLAYE. Ouvrage de Vannier, composé dequantité de baguettes, ordinairement d’osier, paral-lèles Pune a l’autre , & attachées ensemble par deplus petit osier , qui les entrelasse de distance endistance. Le jour, ou espace , qui sépare les baguet-tes des Clayes , est proportionné k leur usage.
Les Maîtres Chapeliers ont des Clayes fur les-quelles ils arçonnent i’etoffe de leurs capades; &lesMaîtres Fripier^ Détacheurs en ont aussi, fur les-quelles ils battent & nettoyent les vieux habits qu’ilsveulent détacher. Voyez Chapelier & Déta-ché u r.
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