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même mesure dont parlent les Indiens, & les Chi-nois. Nous les raportons donc tous ici .Cobido est ausingulier, & Cobidos au pluriel.
Les Voyageurs ontraporté dans leurs rélations lacorruption de ce mot fous les différences que je viensd’indiquer. La Compagnie des Indes en Hollandese sert aussi de ce terme Cobido dans la vente des In-diennes ; c’est ce qu’on peut voir dans le Négoced’Amsterdam par Ricard.
3 Cobidos des Indes font deux aunes d’Amsterdam,& x Cobido de Lisbonne est égal k Faune d’Amster-dam. Cependant en plusieurs endroits des Indes,cettemesure diffère un peu dans fa grandeur. On s’ensert aussi pour mesurer les étoffes de foie. Les In-diens Marchands en gros , dont la plupart fontBanians, mesurent une seule pièce, pour montrerla véritable grandeur de celles d’une même forte ,ce qu’ils font avec beaucoup d’adresse & de jus-telse.
La Coudée est une mesure des anciens tems, quia été en usage chez toutes les Nations. Comme cellesde f Asie ne changent presque jamais leurs coutu-mes , c’est la raison pourquoi ils se servent encorede cette mesure. Elle se nomme autrement dans lesIndes , suivant la langue de chaque nation ; maisIon nom en Portugais, y est plus général, dansleur commerce avec les Européens. Cette coutumede mesurer par Coudée a changé chez nous, aussi-bien que les autres choses; cependant il nous enreste encore le nom. II est venu des Latins; car ilsont dit Ulna , qui veut dire Coudée , & ils appel-lòient ainsi le grand os, qu’on nomme aujourd’huiCubitus , qui va du poignet au coude. C’est d’Ulna ,qu’on a fait Aulne , & ensuite Aime. * Mémoire de M.Garcin.
Les Anciens en avoient de trois sortes : la grandeCoudée, qui revenoit k 8 pies de roi 2 pouces ; lamoyenne , qui étoit d’un pié dix pouces ( ou, selonD. Calmety i pié, 85 pouces ) : & la petite , quiavoit un pouce & demi moins que le pié & demi deroi. C’est proprement celle-ci qu’on doit appellerCoudée, & dont on entend parler, quand pré-sentement on veut mesurer quelque chose k cette me-sure.
La Coudée ne sert proprement que pour mesurerles hauteurs. Ainsi l’on dit, que quelque chose a2, 4, xo, 20 Coudées de haut ; & jamais, ou dumoins presque jamais , quand on parle de la profon-deur , ou de la longueur & largeur. Cette mesure estcependant d’usage en Moscovie.
' La Coudée, mesure itinéraire des anciens Hé-breux , étoit d’un pié, 708 décimés , mesure deFrance, d’aujourd’hui, selon le même Calrnet ; &d’un pié , 824 décimes d’Angleterre, ou d’un pié ,766 décimés de Hollande, selon le Dr. Arbuthnot.
COBIT. Voyez. Cobido.
CO-BOURGEOIS. Terme de commerce de Ma-rine. Celui k qui un vaisseau appartient en communavec un ou plusieurs propriétaires, & qui en est Bour-geois avec eux. Voyez Bourgeois.
COBRE. Voyez Cobido.
COBRISSO. Nom qu’on donne k la mine d’ar-gent , dans le Chily, & au Perou, lorsqu’elle tientdu cuivre, & que par cette raison elle est teinte d’unecouleur verte. Cette sorte de mine est difficile a trai-ter, c’est-a-dire, k en tirer l’argent, k cause ducuivre dont elle est mêlée. Voyez Argent.
COCA. Plante du Perou, dont les fruits, quandils font secs , y fervent de petite monnoie , de mê-me que le cacao dans le Mexique.
La plante qui produit le Coca, ne s’éléve guéresque de trois & quatre niés : ses feuilles font molles ,d’un verd pâle , un peu plus grandes que celles dumyrte : son fruit vient en grape, dont les grainsrougissent en meurissánt, & deviennent parfaitementnoirs, quand ils ont toute leur maturité. C’est en
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cet état qu’on les cueille, les laissant entièrementfecher avant que de les mettre dans le commerce.C’est avec cette monnoie que les Indiens monta-gnards font leur plus grand trafic , s’en servant pouren acheter, ou échanger des habits , des bestiaux,& autres semblables marchandises.
COCAIGNE. C’est ainsi qu’on appelle les boules,ou pains de pastel, avant qu’on Fait pilé & réduit enpoudre; on les nomme aussi Cocs.
La culture de la Cocaigne, ou Pastel, avoit autre-fois établi un si grand commerce dans le Langue-doc; & cette belle Province, déja si fertile & si riched’elle-même , avoit tellement vû augmenter ses ri-chesses , 6ct’abondance de toutes choses, par le grandnégoce qui s’en faisoit, qu’on l’appelloit vulgaire-ment le pais de Cocaigne, par une espèce de re-connoissance des avantages que lui avoit attirésune drogue si utile : ce qui depuis est passé en pro-verbe , & l’on dit ordinairement : C’est un vraipais de Cocaigne ; pour faire entendre, qu’on estdans un lieu où l’on a de tout en abondance. VoyezPastel.
-J- COCCOS. Voyez Cocos.
COCCUS. C’est le nom que la plupart des Bota-nistes donnent a l’arbrisseau qui porte la graine d’é-carlate. Voyez Ecarlate.
COCHÉ. Voiture publique , qui sert k transpor-ter & conduire d’un lieu a un autre, les personnes ,bardes, paquets, & marchandises.
II y a des Coches par terre , & des Coches pareau. Les Coches par terre font des voitures en for-me de Carrosses, portées fur quatre roues , & tiréespar des chevaux. On parle ailleurs des fonctions &obligations des Maîtres Entrepreneurs, ou Fermiersde ces fortes de voitures publiques. Voyez Voitu-re , VoiTURlER, & ROULIER.
Les Coches par eau, qu’on appelle aussi Bateaux-Coches, font de grands bateaux tirés par des che-'vaux, qui partent k heure & jour nommés, pourla commodité des Voyageurs & du commerce; & furlesquels, pour certain prix fixé par les Officiers dePolice, ou par les Arrêts du Conseil , les personnespeuvent s’embarquer , & faire charger leurs bardes,paquets , & marchandises. Tels font les Coches quipartent de Paris chaque semaine pour Sens, Melun ,Joigny , Auxerre , &c. ou qui reviennent aussi cha-que semaine de ces Villes, k jour préfix.
L’Ordonnance de Louis XIV du mois de Dé-cembre 1672. pour la Ville de Paris, concernantla jurisdiction des Prévôt des Marchands & Eche-vins fur les Ports de cette Capitale, employé laplus grande partie du cinquième Chapitre k fixer lapolice & les obligations des Maîtres des Bateaux-Coches.
Par le ier article , ces Maîtres de Coches fonttenus, au jour de leur départ, d’avoir leurs ba-teaux prêts, tant au Port S. Paul, qu’a celui de laTournelle , pour y recevoir ceux qui y veulent en-trer ; & avoir des planches portées fur des tréteaux,depuis le bord de la rivière jusqu’a leurs bateaux,pour Feutrée & sortie, & pour rembarquement despersonnes, & le chargement des bardes & marchan-dises.
Le 2 e leur ordonne de tenir bon & fidèle re-gistre des marchandises qui leur font données aconduire, dont ils restent responsables en cas deperte.
Le 3 e leur défend de prendre plus grands droitspour les personnes , bardes, & marchandises, quecelui taxé & fixé par les Prévôt des Marchands& Echevins ; lequel fera inscrit sur une plaque defer blanc, attachée au mât du. Bateau ; leur enjoi-gnant d’avoir des fléaux , pour peser les bardes oumarchandises, fans néanmoins pouvoir rien exigerpour les bardes ou paquets que chaque personne por-tera avec soi, qui n’excédent pas le poids de six li-vres. T t 4 En-