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Tome 1.
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Lormiers, Estameurs, & Marchands Ferronniers.

Quatre Maîtres Jurés & Gardes ont foin de veil-ler a la conservation des droits 6c privilèges de la■Communauté ; dont deux font élus tous les ans, l’un,d’entre les anciens, & f autre, des nouveaux Maîtres.

C’est aux Jurés a faire les visites, qu’iis font quandils le jugent a propos ; mais pour lesquelles il neleur est dû aucun droit, a la réièrve de celui qui estréglé a io fols pour chacune des quatre visites gé-nérales.

Chaque Maître ne peut avoir que deux Appren-tifs, qui doivent faire cinq ans d'aprentistage ; &ensuite servir chez les Maîtres deux autres années,pour avoir droit à la Maîtrise.

Les Compagnons forains, c’est-a-dire, qui ontfait leur aprentissage chez les Maîtres des Villes desProvinces, peuvent être reçus a la Maîtrise de Pa-ris après trois ans de service chez les Maîtres de cet-te Ville.

Tant eux, que les Aprentifs , font obligés auchef-d’œuvre ; les Fils de Maîtres en font exemts, 6c nepayent que la moitié des droits ils font pourtant uneexpérience.

Outre les Clous de toutes fortes, dont il est par-lé ci-dessus a f Article des Clous , où l’on peut avoirrecours, les Maîtres Cloutiers de Paris ont droit deforger 6c faire des gourmettes de chevaux de tou-tes fortes , des trourots, qui doivent être deux foismis au feu, & bien 6c duement étamés ; des anneauxde toutes grandeurs , mais feulement de fer ; des bar-res , chaînettes, & pignatelles ; mords de Bourreliers,de toutes fortes, depuis 3 livres jufqu’h 6 livres ladouzaine ; & les anneaux de licol, manfel, chaî-nettes d’avaloir, boucles a dossières, & tous autresouvrages de fer pour harnois de labour ; boucles desoupentes, anneaux à traits passans, 6cc. plaques ,& bandes de fer; enfin, tous ouvrages de Lorme-rie pour les chevaux, & autres petits ouvrages defer pour divers métiers, comme Selliers, Carrossiers,Bourreliers, & Coffretiers-Malletiers, faits avec lemarteau & l’enclume, 6c fans lime ni étau.

S. Cioud est le Patron des Cloutiers : ils ont uneConfrérie érigée en son honneur, dont l’Adminis-tration est confiée à des Maîtres qui s’élifent a lapluralité des voix.

CLOUVIERES , qu’on nomme aussi CLOUE-RES, & CLOUIERES, ou CLOUTIERES. Ou-tils de Serruriers. Ce font des pièces de fer percées,de diverses grosseurs 6c figures ; les unes rondes ,les autres barlongues, 6c d’autres carrées , qui ser-vent a former les têtes des Clous des vis, 6c au-tres pièces de Serrurerie. Les Cloutiers ont aussileurs Clouviéres pour les ouvrages de leur métier,■j- COACHARI. Voyez. Indigo.

CO, ou COS. Herbe qui croît dans la Provin-ce de Fokien, a la Chine, dont on fait une toileappellée Copou, qui est fort estimée dans le Pais.st- COACHIN. Voyez. Figuier. d’Inde.

COAGÍS. Terme en usage dans le Levant, par-mi les Négocians : U signifie Commissionnaire. II ya des François, Hollandois, Anglois, 6c Italiens ,qui font établis dans les Echelles du Levant en qua-lité de Co agis , ou Commissionnaires : ils fontcommerce par commission, chacun pour le comptedes Marchands 6c Négocians de leur Nation. Voyez.Commissionnaire.

CO AILLE , ou QUOAILLE, La laine la plusgrossière qui fe lève de dessus la brebis. Commec’est ordinairement la laine de la queue qui est laplus mauvaise, 6c qu’autrefois au lieu de queue ondifoit quoue, quelques-uns croyent qu’on a d’aborddit, Quouaille, puis Quoaille, dont on a fait Co-aille. Voyez Laine.

* COBALT. C’est une efpéce de Marcassite,ou minerai gris, d’un blanc un peu obscur, quiapproche assez du minerai d’argent blanc, 6í du py-

COBA. COBI. P5)( 5

rites, quoiqu’un peu plus obscure, 6c qui contientde l’arsenic blanc, 6c de la terre fixe ; lequel se chan-ge en un verre bleu, quand on le mêle avec ducaillou 6c des cendres gravelées. On en tire aussile bismuth , 6c cette efpéce d’azur que les Peintresemployent avec du blanc de plomb, pour peindreen bleu , 6c qui sert a donner à l’empois la cou-leur bleue qui lui est nécessaire. On dit encore ,qu’il contient ordinairement du cuivre 6c un peud’argent. II y en a plusieurs- mines en Allemagne,particulièrement en Saxe , dans le territoire deSchneeberg, 6c d’Anneberg; on en trouve aussi enAlsace 6c dans le Dauphine.

On trouve dans i’extérieur des mines du Cobalt,une efpéce de minerai couleur de rose rayonné,qu’on appelle fleur de Cobalt.

Pour bien distinguer ce minerai, il n’y a qu’a lechanger en verre ; car le verre fait avec du pyritesest noir, celui de cuivre est roux, celui d’argentest blanc , au lieu que celui qui est fait avec du Co-balt est couleur de Saphir.

On tire le minerai du Cobalt de fa mine ; on sé-pare autant qu’il se peut, tout ce qu’il y a d’étran-ger, avec un marteau ; on le calcine dans un fourvoûté, large, 6c dont le fond est plat, en le faisantmêler continuellement, pour que le feu agisse partout 6c sépare l’arsenic ; on fait cela jusques h cequ’il ne fume plus. Ensuite on calcine des caillouxtrès purs 6c choisis, 6c pendant qu’ils font chaudson les jette dans de l’eau froide pour les rendreplus maniables, après quoi on les brise', 6c on lesréduit en poudre ou en fable. On mêle ensuiteune partie de Cobalt calciné le plus souvent, avectrois parties de cailloux, 6c une partie de cendresgravelées pour aider a couler ; on jette ce mélangedans de grands pots , qu’on met dans un four pro-pre a le changer en verre ; on y fait un feu trèsviolent, pendant 8, 10 6c même 12 heures ; 6c unOuvrier a foin de mêler fortement ce mélange,pour qu’il soit également fluide par-tout j 6c lorf-qu’enfin il est aussi fluide qu’il peut être, on l’enlé-ve avec une grande cuilliére de fer, 6c on le jettedans une cuve pleine d’eau froide. Le verre étantainsi rendu plus friable, fe brise avec un marteauque l’eau fait mouvoir, 6c fe passe ensuite par uncrible de leton : Ce qui n’a pas pu passer fe brisederechef 6c fe réduit en poudre très subtile. On le la-ve ensuite pour en ôter les particules salines , &étrangères, 6c pour séparer cette poudre d’une cou-leur cendrée 6c blanchâtre qu’on appelle Eschel ,d’une poudre bleue qui s’appelle Blaue Farbe. En-suite on la met dans des vaisseaux, 6c on la vend :Et comme il y en a de différentes fortes, ii y a aussibeaucoup de différences dans le prix : 6c les vais-seaux ont différentes marques, savoir O. C. Cobaltordinaire. M. C. Cobalt moyen. F. C. fin Cobalt.FF. O. Cobalt plus fin. FF. F. C. Cobalt très fin , quiest très précieux 6c très rare. * Transabl. Philos, de laSociété Royale de Londres A. 1727. n. 276. art. ult.Voyez Arsenic.

•f- COBANG. Voyez Coupang.

COBDE. Voyez Cobido.

* COBIDO, COBIDOS. Ce mot est Portu-gais, 6c fort en usage chez les Juifs d’Amsterdam : IIsignifie Coudée : on s’en sert sur-tout pour exprimerla grandeur des Chites , ou pièces de toiles de co-ton qui viennent des Indes, 6c que les François nom-ment^ Indiennes , 6c les Suisses Perses.

Ce terme de Cobido est aussi fort usité dans les In-des Orientales. Les Portugais font les premiers quil’yontmis en usage ; ils l’ont tiré de l’EspagnolCobdo. Ce mot s’est fort corromou chez les diverses*nations des Indes; les unes disent Cobít , d’autresCobre , d’autres Cabido , d’autres Cobdi , ôte. C’estce qui a fait que Mr. Savary en avoit fait tout au-tant d’articles, fans savoir que c’étoit toujours la

* même