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Tome 1.
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COF. COG.

petits Sommiers, & les Paniers d’osier ; ceux-ci doi-vent être couverts de cuirs de pourceau, ou de veau,velus, passés en alun.

Les autres ouvrages qu’ils font, sont des mallesà mettre des lits de camp, tant carrées que.rondes :des fourreaux pour les bois de lits, les tables à chai-ses de campagne : des bouges, ou coffres a serrer& porter la vaisselle d’argent : de simples bouges ,ou bougettes, pour l’argent & or monnoye' ; desfourreaux & étuis, de pistolets : enfin , toutes sembla-bles choses de gros cuir, qui fervent en voyage,ou a la guerre, qui tous doivent être fabriqués debon cuir de vache, ou de bœuf, avec les trepoin-tes & ourlets de cuir de veau & de mouton, letout bien cousu a deux chefs de bonne ficelle neu-ve bien poissée, & doublé de drap, ou toile neuve.

Les- affaires de la Communauté sont conduites,& les visites chez les Maîtres font faites par quatreJurés élus en la maniéré ordinaire aux autres Corpsde métiers.

Chaque Maître ne peut avoir qu’un apprentis a lafois, qu'il est tenu d’obliger pour cinq ans; & chaqueAprentif, avant de fe présenter pour la Maîtrise ,doit encore avoir servi les Maîtres cinq autres années.

Tous font tenus au chef-d’œuvre, a l’exceptiondes Fils de Maîtres, & des Maîtres de Lettres, quine font qu’une simple expérience.

Les Veuves de Maîtres, restant en viduité, peu-vent faire achever dans leurs boutiques le tems desAprentifs, qui Pont commencé avant la mort deleurs maris, mais n’en peuvent faire de nouveaux.

Enfin, il est défendu atout Coffretier-Malletier,de commencer son ouvrage avant cinq heures dumatin, ou de le finir plus tard que huit heures dusoir , pour que le voisinage ne soit point incommo-dé du bruit inséparable de ce métier.

COGMORIA. Mousseline très fine que les An-glois apportent des Indes Orientales; elles ont 16aunes de long fur | de large.

COGNE’E. Outil de fer acéré, plat & tranchant,en maniéré de hache, qui sert aux Ouvriers en bois,Bûcherons, Charpentiers, Charrons , &c. a abbat-tre , couper, fendre & équarrir les bois.

11 y a de grandes & de petites Cognées. Lesgrandes sont a un ou a deux biseaux, c’est-a-dire,qu’elles s’affutent des deux côtés. Celles a un biseaufervent a équarrir les bois; celles qui en ont deux,U les dresser. II 'y a de ces Cognées dune grandeurextraordinaire, qu’on appelle Epaules de mouton. Tou-tes ces sortes de grandes Cognées ont le fer fortlong, & fort large, fait en queue d’hirondelle, avecun manche rond, aussi de fer évide en dedans, maisqu’on allonge avec un manche de bois-

On appelle Petite Cognée à grand manche , uneCognée dont le fer est assez court, & feulement de3 a 4 pouces de large au tranchant. Le manche enest tout de bois, d’environ 2^ piés de longueur. IIfe met dans l’oeil de la Cognée , c’est-a-dire, unlarge trou , qui traverse toute la largeur du haut dufer. Cette Cognée est propre a abbatre le bois , &à l’ébaucher.

II y a encore de petites Cognées , a la grandeur& a la pesanteur près, toutes semblables aux gran-des Cognées, dont on peut Te servir dune seulemain. On les nomme des Hachereaus.

f Celles qui sont le plus en usage sont de 6 pou-ces de long.

La largeur de l’oeil . . pouces 2Largeur du taillant . . 2

Epaisseur du dos près de f œil quiva insensiblement en diminuant aproportion . . - 0-12 lignes.

La tête doit avoir . . 2-6

Largeur au-dessus de la tête ^ 2 “ ~

Ouverture de l’oeil en quarté a íatête . . , - -

COG. C Oî, ío 2 st

Ouverture du bas de l’oeil . 6 lign.

Longueur de l’oeil . pouc. 2 - iEpaisseur de l’œil par tout . — 4

D’acérage . . . . 1-6

Elle pèse de z liv. & demie a 4 livr.poids de marc.

II faut observer dans les conditions qu’on fait poufde grandes parties, que la hache soit de bon fer,doux , liant, bien batu & façonné , & bien acéré ,trempé, & corroyé, & employé entre deux fers biensoudés, & qu’il y aura au moins demi-livre d’acierfur chaque hache du poids ci-dessus , laquelle de-vra être aussi bien émoulue.

COGNER un chapeau sur le billot, c’est en fra-per le dessus de la tête , pour en faire mieux la for-me. On lui donne cette façon, avant de le mettreà la teinture. Voyez Chapeau.

COGNET. Terme de fabrique & de marchan-dise de tabac. On appelle Cognet en Guyenne,des espèces de rôles de tabac faits en pains de sucre,dont on se sert pour unir & serrer les rôles quandon en a rempli les boutes & futailles , afin qu’il n’ypuisse entrer aucun air, & que le tabac n’en soitpoint endommagé dans le transport qu’on est obli-gé d’en faire d’un lieu a un autre. Voyez P Articledu Tabac.

COGNOIR. Instrument de buis, qui sert auCompositeur d’Imprimerie, lorfqu’il veut chasser lescoins avec lesquels il ferre & arrête la forme dansson châssis. II esta peu près fait comme celui dontles Tonneliers chassent les cerceaux fur leurs futail-les , pour les ranger les tins contre les autres. VoyezImprimerie.

COHI. Grande mesure de continence, dont onfe sert dans le Royaume de Siam, pour mesurer lesgrains, graines & légumes secs. Le Cohi contient40 fesses, & le fesse 40 fats ", enforte que faisant dé-valuation du fat a z liv. un peu plus, poids de marc,&le selle a 100 catis, ou 125 liv. du même poids,le Cohi doit peser jooo liv. juste.

COIANG. Poids, & tout ensemble mesure deCambaye , dans les Indes Orientales. 5 Coiangsfont 4 lasts. Voyez Leth.

COIGNASSE. Coin sauvage , plus revêche, pluspetit, & moins jaune, que le coin ordinaire. Onfait quelques confitures de Coignasses ; mais quisont moins bonnes, que cesses qui sont faites avecles véritables coins. Voyez Coin.

* COIGNASSIER. Arbre qui produit les coins& les coignasses.

C’est fur le Coignassier que les jardiniers sont or-dinairement les greffes des fruits à pépin , qu’ils veu-lent qui produisent de bonne heure ; les greffes fur'Franc étant communément 10 a 12 ans, & quel-quefois davantage, fans raporter; & celles fur Coi-gnaffier portant presque toujours dès la troisième ouquatrième année, mais aussi, par une espèce de com-pensation , le Franc dure beaucoup davantage.

Comme les Coignassiers font extrêmement com-muns aux environs d’Orléans, les arbres qui enviennent, & qui sont un très grand objet de négo-ce pour l’Orléanois , sont presque tous greffés furCoignassier, & peu fur Franc. Il en est presque demême des pépinières de Vitry , de Bagnolet, &d’autres villages près Paris.

L’abondance des Coignassiers des environs d’Or-léans , est aussi cause de la quantité de coins con-fits , & de cotignac, que font les Consisseurs de cet-te Ville. Voyez ces deux Articles , Coin , & Coti-gnac.

f Le Coignassier est un arbre qui porte les pommesde coin , & non les Coignajfes . comme il est dit ci-desius. Le commerce qui le fait de ce fruit aux envi-rons d’Orléans, de Vitry, Bagnolet &c. est si con-sidérable , qu’on croit devoir étendre davantage cetArticle. Nous dirons donc, que l’arbre qui porte ces

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