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reur de ses entreprises.
Fource qui est des Communautés de la ville deParis , on ne fait pas précisément i’époque de leurinstitution ; il est certain seulement qu’elleest fortancienne, non pas pour la forme de gouvernement& de discipline qu’elles ont présentement, mais dumoins pour l’union des Marchands de même pro-fession , & des Ouvriers & Artisans des mêmes Arts& Métiers , fous des Réglemens convenus entr’eux.
Quoiqu’il y ait apparence que les Officiers de Po-lice ayent toûjours veillé fur la conduite de cesCorps 6c Communautés, 6c que même on voit.unRoi des Merciers dès la seconde Race, qui avoit ju-risdiction sur tous ceux qui se mêloient du Commer-ce dans tout le Royaume ; il ne paroît pas néan-moins que ces Communautés ayent eu des Régle-mens & Statuts par autorité des Magistrats, ou parLettres patentes des Rois, avant le XII e siécle. Voy.Roy des Merciers , & Statuts.
A l’égard du nombre des Communautés de Paris,on l’a vu croître de siécle en siécle ; mais c’est prin-cipalement fous les Régnes de Charles IX, de HenriIV, & de Louis XIV, que plusieurs Communautésnouvelles , tirées des anciennes, ou produites parle luxe 6c la délicatesse, ont été érigées en Corpsparticuliers de Jurande.
La plus grande augmentation s’est faite depuis1673. A peine y avoit-il alors 60 Communautés àParis ; l’Edit du mois de Mars de la même année ,les fit monter a 83 , 6c le Rôle du Conseil de 1691.les mit a 129, dont il y en eut 6 néanmoins quin’eurent point de Lettres. Comme on ne volt pasqu’il y en ait été ajouté depuis , c’est au nombre de124 qu’on se fixe , 6c dont on va seulement don-ner ici un Catalogue alphabétique; se réservant detraiter de chacune en particulier, dans autant d’arti-cles qui seront distribués dans ce Dictionnaire, se-lon Tordre de leurs lettres.
CORPS ET COMMUNAUTES DE PARIS ,Erigées par Lettres Patentes.
On va d’abord mettre hors d’ordre les six Corpsdes Marchands , qui n’ont jamais été confondus avecles Communautés des Arts 6c Métiers, 6c dont leCommerce, par son étendue & par fa richesse, mé-rite bien cette distinction.
Les Drapiers, Chaussetiers.
Les Epiciers, Apoticaires, Droguistes, Confiseurs,
Ciriers.
Les Merciers, Jouailliers, Quincailliers.
Les Pelletiers, Foureurs, Haubaniers.
Les Bonnetiers , Aulmuffiers, Mitonniers.
Les Orfèvres, Jouailliers.
Si Ton en croît M. Sauvai dans ses Antiquités dela Ville de Paris , données au Public en 1724. lesCorps des Marchands de cette Capitale du Royaumen’étoient point autrefois fur le pied qu’ils font pré-sentement , ni pour leur nombre, ni pour la profes-sion des Marchands, ni pour leur rang 6c préséan-ce , qu’il prétend justifier par les régistres de l’Hôtelde Ville, où se trouvent les diverses occasions oùdepuis plus de deux siécles ont été mandés les Corpsdes Marchands pour porter le poêle ou dais, soit aTenírée de nos Rois & de nos Reines, soit aux Lé-gats , soit aux Princes étrangers ou autres, qui doi-vent être honorés de cette distinction.
En 1501. a feutrée d’Anne de Bretagne, les Corpsqui portèrent le dais furent les Pelletiers , les Orfè-vres , les Drapiers, les Merciers 6c les Epiciers, quimarchoient suivant qu’ils sont ici nommés.
La même année a l’entrée du Cardinal d’Amboife,ce surent les Drapiers, les Epiciers, les Changeurs,les Merciers 6c les Orfèvres.
En 1504. du consentement des Pelletiers, desMerciers, & des Epiciers, leurs rangs surent jettés aufort.
N Á U T E'.
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Quelques années après, a Tentrée de Marie d’An-gleterre seconde femme de Louis XII. les Bonne-tiers furent mandés à la place des Changeurs qui nes’y trouvèrent pas, le mauvais état de leur Corps neleur permettant pas de faire les dépenses ordinairesdans ces occasions.
11 faut remarquer qu’alors les Bonnetiers prenantla place des Changeurs, précédèrent les Orfèvres.
En 1517. à Tentrée de la Reine Claude, les Bon-netiers prirent rang après les Orfèvres.
En 1530. à l’entrée de la Reine Eléonor, onmanda les six Corps tels qu’ils font a présent.
La même année, a celle du Cardinal du Prat, iln’y eut qtse les Drapiers, les Epiciers 6c les Orfè-
vres.
En 1571. les rangs furent réglés fur le pied d’kprésent, partie définitivement, 6c partie par provi-sion; ce qui depuis fut encore confirmé en 1573. àTentrée des Ambassadeurs de Pologne.
A Tégard du nombre des Corps des Marchands,le même Auteur ( Sauvai ) semble insinuer que d’a-bordil n’y avoit que quatre Corps des Marchands;que fous François I il y en avoit jusqu’k sept, ycompris les Teinturiers ; que fous Louis XII ilsétoient cinq, 6c que ce n’est que fur la fin du XVI esiécle qu’ils ont été fixés au nombre de six, où ilsont resté jusqu’a présent.
Suivant les dernières listes dressées en 1725. par lesMaîtres 6c Gardes de chacun des six Corps, 6c im-primées par Tordre du Bureau, les Marchands Maî-tres 6c les Veuves des Marchands jouissant des Privi-lèges de leurs défunts maris, montoient a 4084.
Savoir : ———
Les Drapiers,Les Epiciers ,Les Merciers,Les Pelletiers,Les Bonnetiers,Les Orfèvres,
190
640
2167
47
540
yoo
Total 4084
11 faut remarquer que vers le milieu du XVII esiécle, Tjue Sauvai écrivoit ses Antiquités , le Corpsdes Merciers étoit composé de plus de 2500 Maî-tres ; 6c qu’a la revue qui se fit des Bourgeois de Pa-ris fous le régne d’Henri II. 6c en présence de cePrince, les seuls Marchands Merciers formoient unCorps de 3000 hommes, qui plut tellement au Roi,autant par fa magnificence, que par fa bonne mine,que par une marque de distinction, ce Monarquevoulut que le Prince de la Roche-sur-Yon se mît ala tête pour en former un bataillon, 6c le faire mar-cher en ordre de bataille.
Communaute's des Arts et Me'tiers, par
ORDRE ALPHABETIQUE.
A
Les Maîtres Aiguilliers , Alêniers, Faiseurs de bu-rins , carlets, poinçons, 6cc. ,
Les Maîtres Armuriers, 6c Heàumiers.
Les Maîtres Arquebusiers.
B
Les Maîtres Balanciers.
Les Maîtres Barbiers, Baigneurs, Etuvistes, Per-ruquiers.
Les Maîtres Batteurs d’or 6c d’argent.
Les Maîtres Boisseliers , Crainiers, 6c Faiseurs detamis.
Les Maîtres Bonnetiers, Ouvriers au tricot.
Les Maîtres-Marchands Bouchers.
Les Maîtres Boulangers de la Ville 6c des Faux-bourgs.
Les Maîtres Bouquetiers.
Les Maîtres Boursiers , Gibeciers.
Les