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Tome 1.
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io6 1 COM M» COMP.

de faire imprimer; & d’ou cet extrait a été tiré dansles années 1723. 1724. & 1725.

f Le Commerce de Londres est si considérablequ’on ne doit pas oublier de parler auffi ici de sesCorps & Communautés. Les Négocians font divi-sés en 62 Compagnies , qui font autant de Corpspolitiques, qui jouissent de grands Privilèges, queles Rois leur ont accordés en différens tems; envoici les principales :

Les Merciers,

Les Epiciers,

Les Drapiers,

Les Poissonniers,

Les Orfèvres,

Les Pelletiers,

Les Marchands Tailleurs,

Les Chapeliers,

Les Sauniers ou Marchands de Sel,

Les Marchands de Fer,

Les Taverniers,

Les Ouvriers en Drap.

Chaque Compagnie a un Maître, choisi tousles ans, & d’autres Gouverneurs subalternes, ap-pelles Gardiens & Ajsftans. Et ces Compagnies fontsi considérables que plusieurs Rois leur ont fait l’hon-neur d’y vouloir bien être incorporés. GuillaumeIII entr’autres voulut être un des Membres de laCômpagnie des Epiciers, & en prendre les Lettresd’incorporation, qui lui furent présentées dans uneboète d’or. * Etat de la Grande Bretagne , Tom. I.pag. 164-

- COMMUNEÁUX. Terme d’exploitation & demarchandise de bois. On appelle Bois Communeauxcertaines portions de bois qui appartiennent auxCommunes ou habitans des villages voisins des forêtsdu Roi, ou des bois des particuliers. Les Seigneursde ces villages ont ordinairement part dans les Com-muneaux, à l’exception cependant de ceux qui y ontTriage , c’est-a-dire, qui y ont leur part en parti-culier.

COMPAGNIE. Cet Article est avec celui duCommerce , au 4 e Volume.

COMPAGNONAGE. Ce terme est en usage dansquelques Communautés des arts & métiers, poursignifier le tems que les aprentiís font obligés de ser-vir les Maîtres en qualité de Compagnons, avant

S e de pouvoir aspirer a la maîtrise, & de se pré-iter‘ pour être reçus au Chef-d’œuvre.

Par les Statuts des Maîtres Doreurs fur cuivre,l’aprentissage est de y années consécutives, & leCompagnonnage de y autres années ; avec cette dif-férence , ( ce qui est commun avec les autres Com-munautés ) que l’aprentissage est, pour ainsi dire, fixéchez le même Maître ; & que le Compagnonage estlibre, & au choix de l’aprentif devenu Compagnon,qui peut s’engager fous quel Maître , & dans quelleboutique il lui plaît.

COMPAGNONS. C’est parmi les artisans, lesaprentifs, qui ayant apris leur métier fous les Maî-tres, mais n’ayant pas le moyen de parvenir à laMaîtrise, ou de lever boutique, travaillent danscelles des autres. Les Compagnons travaillent ordi-nairement ou à leurs pièces, ou au mois, ou a l’année.

Travailler à ses pièces ; c’est entreprendre certainsouvrages , & les rendre parfaits à un prix convenu.

Travailler au mois , ou à Pannée ; c’est s’engagerchez un Maître à raison de tant par mois, ou par an.

De quelque maniéré que les Compagnons tra-vaillent, ils ne peuvent quitter les boutiques & ate-liers, où ils ont pris engagement, qu’ils n’ayent finileurs ouvrages, ou achevé leur tems, fous peine d’a-mende pécuniaire.

On anpelle auffi Compagnons, dans les Com-munautés des arts & métiers, ceux qui sortent d’a-prentissage, & qui avant que d’être reçus a la Maî-trise doivent encore servir chez les Maîtres le temsEitlion. de Commerce. Tom. L

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porté par les Statuts. V. ci-dejfus Compagnonage^

Compagnons, en terme de Marine.- Sont lezmatelots de l’équipage d’un vaisseau, d’une frégate,d’une barque, &c. qui aident a la manœuvre, & quiexécutent les ordres des Capitaines > des Pilotes, oudes Maîtres. Les Ordonnances de Marine en Fran-ce fixent l’âge des Compagnons au dessus de 17 ans,& au dessous de yo : les mêmes Ordonnances fontdéfenses a toutes personnes d’acheter des Matelots& Compagnons, des cordages, ferrailles, & autresutenciles de navires, a peine de punition corporelle.

Compagnons de Riviere. On appelle ainsi ceuxqui travaillent fur les ports , a charger & déchargerles marchandises, a les manier, les rouler, les fer-rer. On les nomme plus communément Forts : ilsy ont été établis par Lettres Patentes du Roi, & y• ont des droits fixés par des Arrêts.

COMP AN. Monnoie d’argent, qui a cours dansquelques endroits des Indes Orientales , particuliè-rement a Patane. Le Compan vaut environ 1 y folsmonnoie de France , haussant néanmoins , & dimi-nuant avec le Change : il est à peu près au mcmetitre, & de la même valeur que le Mamoudi deCambaye. Voyez. Mamoudi.

COMPAS. Instrument qui sert à décrire des cer-cles. Les Mathématiciens, Géomètres , & Astro-nomes s’en fervent auffi dans plusieurs autres opéra-tions , particulièrement pour décrire & mesurer lesdiverses figures qu’ils veulent tracer , & qui serventa la démonstration de leurs problèmes. Ce font lesFaiseurs d’itistrumens dë Mathématiques , qui font,& qui vendent les Compas des Mathématiciens.

L’usage des Compas est auffi très commun dansles Méchaniques. Les Serruriers, Arquebusiers ,Menuisiers , Charpentiers , Tourneurs , Maçons ,Tailleurs de pierre, Vitriers ; enfin la plus grandepartie des ouvriers qui composent les Communau-tés des arts & métiers, en ont besoin dans leurs ou-vrages : ils s’en fournissent pour P ordinaire chezles Marchands Quincailliers, qui leur en vendentde toute grandeur, de toute forme, & faits de dif-férons métaux.

Les Sculpteurs se servent de trois fortes de Com-pas ; du Compas droit, qui est le plus commun, 8 cqui ne consiste qu’en deux branches pointues , quitournent dans une charnière double ; du Compascourbé, dont les deux branches se courbent en de-mi-cercles, fune vers l’autre ; 8 c le Compas brisé ,dont chaque branche est brisée dans le milieu, 8 cest mobile a l’endroit de la brisure par le moyend’une charnière simple : ce dernier est de bois avecles pointes de fer pointues & recourbées en dedans :celui-ci, & le Compas courbé servent k prendredes épaisseurs : les Tourneurs se servent auffi de cestrois Compas.

Le Compas a fausse équerre, dont fe fervent lesMaçons & Tailleurs de pierres, consiste en deuxbranches de fer plat, qui fe terminent en pointesrondes : elles font jointes par un clou, Pune servantde charnière a l’autre ; on Pappelle a fausse équer-re , parce qu’on peut s’en servir a tracer toutes for-tes d’angles.

Les Arquebusiers ont, outre le Compas commun,deux autres sortes de Compas ; celui a tête, qui aau bout d’une de ses pointes un petit cône d’acier ;& celui a pointes recourbées, qu’on nomme auffiCompas a lunettes : ce dernier est double, 8c serta prendre des épaisseurs : l’autre est une espèce de tra-çoir pour les pièces qui doivent être rondes;

Compas. Se dit auffi de plusieurs instrumens, quiservent a prendre des mesures , soit qu’ils approchentdes Compas de Mathématiques, soit qu’ils soienttout a fait différens.

Compas de Tonnelier. C’est un morceau debois plié en arc, dont les deux bouts qui ont despointes de fer, Rapprochent, ou s’éloígnent par le

Y y 2 moyen