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finie, une forme complette. II se dit aussi de la finde toute une édition. Voyez Imprimerie.
Composition. On appelle dans le Commercedes Peintres Doreurs, Bordures de Composition,celles dont les ornemens ne font pas de véritablesculpture, mais i'ont faits dans des moules avec uneforte de pâte ou de Composition qu’on applique a-près coup fur les bordures. Ces ornemens durentpeu, & tombent aisément lorsqu’ils font dans deslieux humides ; mais quand les bordures de Com-position n’auroient pas cette mauvaise qualité, il n’ya Auéres d’apparence que la fabrique puisse s’en éta-blir fans contradiction, à cause du grand préjudicequ’elles apporteroient aux Sculpteurs ;
COMPOSITOIRE. COMPOSITOIR. COMPO-SITEUR. C’est la petite régie de cuivre, de fer, oude bois, fur laquelle le Compositeur arrange les let-tres qu’il prend dans les cassetins, pour en compo-ser les formes. Le Compositoire ne contient d’ordi-naire qu’une ligne , qu’on peut allonger ou accour-cir suivant qu’il convient au format des pages. Voy.Imprimerie.
, Compositoire. On appelle aussi Compositoireparmi les Fondeurs de caractères, une régie de boisfur laquelle on met les lettres, quadrats, & autreschoses qui se fondent dans des moules, pour les ra-cjer & ratisser après qu’on en a rompu le jet, &qu’on les a ébarbés fur !e grès. Voyez Caractères ,& Fondeur de Caractères.
COMPOST, ou plutôt COMPUT. La sciencede compter les temps par le mouvement des astres,en terme de Marine & d’Hydrographie. C’est pro-prement fart de trouver les jours de la Lune , &par ce moyen les marées pour i’usage de la Navi-gation. Le Compost est sur-tout nécessaire pour leCabotage. Les Pilotes Côtoyers doivent savoir leCompost. II y a des Livres pour les Pilotes, fousle titre de Compofl manuel , où l’on trouve la situa-tion du Port, pour' la connoissance des Marées.
COMPOSTEUR. Voyez Compositeur.
COMPROMETTRE. Se raporter de la déci-sion d’une contestation au jugement de quelcun : 'Prendre des Arbitres pour régler ses dissérens. Cet-te maniéré de finir les affaires est assez ordinaire en-tre Marchands. II y a même dans le Règlementpour les Assureurs & les Polices d’Assurance, un ar-ticle exprès , qui oblige de compromettre, & de s’enraporter a des Arbitres fur les contestations en faitd’Assurances. Voyez Assurance , & Assureurs.
COMPROMIS. Traité ou Contrat, par lequeldes Marchands ou autres personnes établissent unou plusieurs Arbitres, pour juger leurs procès & dif-férons. Suivant l’usage ordinaire les Compromis doi-vent porter le nom des Arbitres, le pouvoir dechoisir un Sur-arbitre en cas de besoin , un tems li-mité pour l’arbitrage , & une peine payable par ce-lui qui ne voudra pas acquiescer a la Sentence arbi-trale. On y ajoute quelquefois d’autres clauses augré des Compromettans ; mais ces quatre font lesprincipales. Le Compromis doit être mis entre lesmains des Arbitres , parce que c’est le titre de leurpouvoir ; mais il suffit de déposer chez un Notairel’original, & de leur en remettre un copie auten-tique.
Un Compromis où l’on n’auroit point stipulé depeine, ne 'laisseroit pas d’être valable ; mais la peineportée par le Compromis est due par le Contreve-nant, nonobstant l’apel; & après l’apel, quand mê-me l’Appellant auroit acquiescé à la Sentence arbi-trale, s’ií n’y a pas de nullité évidente.
Un Compromis est imparfait, jufqu’à-ce qué ceuxqui ont été établis Arbitres ayent accepté cette quali-té. Quand ils l’ont une fois acceptée, ils ne peuventplus s’en départir : le Magistrat les peut contraindreà rendre leur Sentence, & ne peut pas empêcherDiílien. de Commerce. Tom. I.
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qu’ils ne la rendent.
Si plusieurs ont été pris pour Arbitres, on ne peutcontraindre l’un d’eux a donner seul son avis.
Un Compromis dans lequel il n’y auroit ni tems nijour limité aux Arbitres pour juger , peut être ré-voqué par l’une ou l’autre des Parties avant la Sen-tence ; & en ce cas les Arbitres n’ont plus de pou-voir.
COMPTABLE. Celui qui est obligé de tenircompte d’une chose. On le dit particuherément entermes de Marchandises & de Finances, de celuiqui rend un compte des deniers qu’il a touchés, oudes marchandises qu’il a vendues pour un autre. Onappelle Oyant-compte , celui qui reçoit le compte,a qui on le rend. Voyez Compte.
Comptable. On appelle Quittances Comptables*les quittances & décharges qui font en bonne for-me , & qui peuvent être reçues dans un compte ,pour en justifier les dépenses. Au contraire , lesQuittances non Comptables font celles, quel’Oyant»compte peut rejetter, comme n’étant pas en formecompétente , ou ne justifiant pas assez l’emploi desdeniers. Voyez comme dejsus.
Comptable. Il signifie aussi en Guienne, parti-culièrement a Bourdeaux, le Fermier ou Receveurdu droit qu’on y nomme Comptablie. Voyez les Arti-*clés suivans.
COMPTABLIE. Bureau où se payent les droitsde Comptablie.
Comptablie. Droit local qui se paye en quel-ques lieux de la Guienne. C’est un octroi accordéaux Villes par les Rois , pour satisfaire a leurs det-tes ou a leurs besoins particuliers. O 1 l’appeiieComptablie, a cause que le Receveur en est compta-ble aux Officiers municipaux de ces Villes. C’est pro-prement fous un autre nom, le droit du fol pour li-vre, établi dans la plupart dés rrincipales Villes duRoyaume pour l’entretien & réparation du pavé ,des quais, des fontaines , des ports, & autres de-penfes publiques. II fe léve ordinairement íur tou-tes les marchandises & denrées qui y entrent, ouqui en sortent. Voyez le Volume du Commerce àcelui de Bourdeaux.
COMPTANT, qu’on écrit quelquefois COMP-TANT , & qu’on prononce CONTANT. Se ditordinairement entre personnes qui trafiquent, quivendent & achéteaU ; pour signifier de i’argent réel& effectif, qui fe nonne fur le champ , pour le prixconvenu de quelque marchandise ou denrée. J"aivendu Comptant : J’ai acheté Comptant. En cesens, il est opposé à Crédit. 11 y a puis d’avan-tage d’acheter Comptant, que de prendre à Cré-dit.
L’Auteur du Parfait Négociant donne aux Mar-chands en détail qui vendent Comptant, plusieursexcellentes régies, dont les principales font : i°. Letems de la vente des étoffes. 2 0 . Leur qualité. 3 0 .Le besoin qu’il a de les vendre. 4 0 . Les personnes hqui il vend. ç°. Les occasions qu’il a de s’en défaire.On peut voir en détail ces cinq Régies , ou Considérations,comme il les appelle , au Chapitre y du Livre IV. de lapremière Partie de son Ouvrage.
Quand on dit, Qu’une Lettre ou Billet de chan-ge est pour valeur reçue Comptant ; cela doit s’en-tendre, que la somme y contenue , a été payéeà celui qui a tiré la Lettre, ou fait le Billet,en espèces réelles ou monnoie courante j & nonen marchandises , lettres de change , ou autreseffets.
Comptant. Se dit encore du fonds qui fe trouvëen argent monnoyé chez un Banquier , Marchand ,Négociant ou autre. On a trouvé dans la Caisse d’untel, 200000 liv. d’argent Comptant, & pour 10000alivres d’autres effets..
Comptant. Argent Comptant. S’entend pareille»
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