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nement les chasseurs Aragonois & Navarrois s’en ser-voient pont faire mourir promptement le gibier bleíîépar leurs flèches, & cela longtems avant la découver-te de l’Amérique. D’ailleurs je doute fort, que l’Ellé-bore blanc croisse dans le Pérou , & par conséquentque les Péruviens Payent jamais connu. On volt donc, clairement que les Espagnols qui habitent le Pérou ,après avoir appris des Péruviens les vertus de cette ra-cine contre les venins, comprirent de fa , qu elle de-voit être bonne contre le poison de l’ellébore blanc,òc lui donnèrent par conséquent le nom de Contra-yerva de Ballejla , & depuis, par abréviation, Contra-yerva.
La plante, qui produit la racine de Contrayerva , ales feuilles rampantes, vertes, nerveuses, & de la fi-gure d’un cœur; du milieu desquelles il fort une tigetoute nue , de la grosseur du doigt.
Cette racine, qui est plus petite que celle de l’I—ris , est rougeâtre au dehors, & blanche au dedans,nouée , & fibreuse ; son odeur aproche de l’odeurdes feuilles de figuier , & son goût est aromatique ,accompagné de quelque acrimonie. Pour savoir bon-ne , il faut qu’elle soit nouvelle, bien nourrie, gar-nie de longs filamens , pesante ; d’un rouge tané, &d’un goût agréable. -}- On doit choisir la partie tu-béreuse de la racine, & rejetter la partie fibreuse, quiest presque insipide & sans odeur.
-j- II y en a deux espèces, décrites dans les Trans-actions philofoph. niun. 421. par Mr, Houston , fous lenom de Dorjienia que le Père Plumier a donné a cegenre : l’uiie est la Contra-yerva , & l’autre la Drake-na dont il est parlé dans Clufius. Mr. Lemery en par-le aussi fous ces dëúx derniers noms, comme de deuxgenres différen's, quoiqu’elles soient toutes deux vé-ritablement de ce genre.
î Les caractères de la Dorjienia ont été bien éta-blis par Mr. Linnxus, Généra plantarum. Lugduni Ba-tavorum 1737-.
11 y a aussi une espèce de Contra-Yerva , quivient de Virginie, Contrée de f Amérique Septen-trionale , mais qu’on appelle plus ordinairement Vi-penne Virginienne. Elle est fort aromatique , & onl’employë en Angleterre contre les poisons , 6c lesvenins, avec le même luccès que la véritable Con-tra-Yerva du Pérou.
•j* La Vipérine dont parle Mr. Sdvary , est une es-pèce d’tlri autre genre de plante, dont les caractèresgénériques ne font point encore connus des botanis-tes. ,
On trouve en Erance tres communément, & mê-me dans nos jardins, une espèce de Contra-Yerva ,qui n’est autre chose que la plante, connue des Bota-nistes, fous le nom d’Asclepias, 6c plus ordinaire-ment fous celui d’Hirundinaria : on lui attribue lesmêmes propriétés qu’au Contra-Yerva de l’Amerique.C’est pour cette raison, que les anciens Botanistes luiont encore donné le nom latin de Vincetoxicum , quiveut dire auffi contre-venin , ou contre-poison. Voyez,Asclepjas.
La racine dé Contra-Yerva paye én France les droitselentrée à raison de 1 liv. le cent pesant.
CONTRE-AMIRAL. C’est le troisième OfficierGeneral d’une Flotte. II commande l’arriére-gar-de ; c’est lui qui doit avoir soin que durant la nuitles vaisseaux gardent leur ordre en navigeant, pourne se point rencontrer. En France, le plus ancienChef d’Escadre fait les fonctions de Contre-Amiral.En Hollande, c’est un Officier fixe 6c permanent,comme l’Amiral même.
* CONTREBANDE. Marchandise, qui s’achéte,ou qui se vend, qui entre , ou qui sort dans unEtat, au préjudice, 6c contre les Ordonnances, 6c le§défenses publiées de la part du Prince.
Les marchandises de Contrebande ne font pas feu-lement sujettes â confiscation, mais elles emportentauffi celle de toutes les autres marchandises, dontDiClìon. de Commerce. Tom. I.
CONTREE. r i z3
le Commerce est permis, qui se trouvent avec ellesdans les mêmes caisses, balles , & ballots ; commeauffi des chevaux , mulets , charettes, 6c équipagesdes voituriers, qúi les conduisent.
Souvent, a la confiscation, sont jointes des amen-des pécuniaires, 6c des peines afflictives j comme lefouet, le bannissement, 6c les galères.
II y a même des Contrebandes, qui font défen-dues fous peine de la vie ; telles font, par exemple,en France les étoffes, ou toiles des Indes , de laChine; 6c du Levant ; & toutes les autres mar-chandises , 6c étoffes spécifiées, 6c énoncées dansf Arrêt du Conseil d’Etat du Roi, du 4 Octobre1720.
IL faut excepter présentement les mousselines 6c lestoiles de coton , dont le Roi a permis l’entrée en fa-veur de la Compagnie des Indes, par l’Arrêt de sonConseil du 8 Octobre 1726. & tout Particulier estobligé de les prendre chez ladite Compagnie.
.11 y a même quelques autres marchandises, nom-mées ci-desius , qui étoíent ci-devant défendues ,dont l’entrée est présentement permise pár quelques. Arrêts de S. M., en faveur de ladite Compagnie,mais feulement par maniéré d’entrepôt, & â condi-tion de ne les point vendre & débiter dans le Royau-me , mais de les envoyer a l’Etranger.
Pour l’instruction , 6c la commodité du Lecteur ,qui se mêle du Commerce , on vá donner ici deux *états des métaux, marchandises, denrées, grains,légumes , armes , 6c autres choses qui font déclaréesen France de Contrebande ; dont Pun contiendrales Contrebandes d’entrée, 6c l’autre les Contreban-des de sortie;
Marchandises dont l’entrée ejl défendue dans toute dé-tendue du Royaume , Terres, & Pays de P Obéissance
du Roi ; à peine de confiscation.
Les étoffes de foie, or, 6c argent, 6c d’écorced’arbre , ou mêlées de foie , coton , ou écorce d’ar-bre des Indes , 6c de la Chiné ; suivant P Arrêt du26 Octobre 1686.
Les étoffes de fil teint, ou peint, appellées Dro-guets dé fil ; par Arrêt du 22 Novembre í68q.
Les glaces de miroirs, de toutes sortes, confor-mément k i’Ordonnance dé 1687. Tit. VIIÍ. Art. VII.
Les points de Venise ; suivant la même Ordon-nance, même Titre, 6c même Article.
Les toiles ■> 6c ouvrages de cotoil, mousselines ;6c toutes autres fortes de toiles de coton , blanches ;peintes, ou teintes, de toutes sortes de façons ; sui-vant l’Arrêt du 10 Eevríer 1691.
■j* Le tabac,par Déclaration du 17 Octobre 1720.Le poivre & là maniguette eh poudre, par Arrêtdu 22 Septembre 1722.
La coutellerie, 6c quincaillerie, serrurerie 6c mer-cerie d’Angleterre, par Arrêt du 5 Septembre 1701.
Le Rhapontic ; par Arrêt du 1 Avril 1730. paresque sous ce nom il se débitoit des racines fans vertuOu entièrement préjudiciables a la santé.
La soude blanche ou natron.
Les vieux habits de soldats 6c autres de quelquefabrique étrangère que ce soit, par Arrêt du 11Mars 1722.
Le quina faux , faux quinquina, ou quinquinafemelle,par Arrêt du 22 Mars 173 5.
Il y en a encore quelques autres, dont on n’a pûrecouvrer les Arrêts qui en défendent l’entrée enFrance ; telles font ëntr’autres, les sels étrangers ,& certaines huiles de poisson.
Marchandises dont la sortie est défendue pur toute dé-tendue du Royaume , Terres , & Pays de f Obéissancedu Ròi ; à peine de confiscation.
Les armes, munitions, instrumens, 6c antres as-
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