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Pour la Corne dé Licorne 50 s. de la lipre pesant. Pourles Cornes de hœufs & de vaches XO f. le millier en nom-bre. Pour les Cornes de cerfs f f le cent pesant. Pourles Cornes de moutons 2 f. auffi da cent pesant. Etpour les Cornes plates à faire peignes 15 f pareillementdu cent pesant.
Le s droits de sortie fixés par le même Tarif , font ;Pour les Cornes de cerf xo f da cent pesant. Pour cellesde moutons 3 f. Pour celles de bœufs & vaches , le mil-lier en nombre 14 fols.
Et pour les cornes de lanternes le cent pesant , commemercerie 3 liv. réduites pourtant à 2 liv. par Í Arrêt du3 Juillet I 692. fi elles font déclarées pour être envoyéesà fétranger.
A Hégard des droits de la Douane de Lyon , les Cor-nes de cerf étrangères payent 4 / 3 d. pour P anciennetaxation , & 1 f. pour la nouvelle. Les Cornes de cerfde France 3 f. danciens droits, & l f 6 d. de nouveaux.Les Cornes £ Angleterre pour faire lanternes 3 liv. J fide la balle p ancienne taxation, éf i<p f pour la nouvelleréapréciation.
Corne , ou Crudité' du Cuir. Se dit chez lesTanneurs , & autres qui font négoce, ou qui em-ployent des cuirs forts, d’une certaine raye blanche ,qui paroît dans les gros cuirs tannés, en les fendantpar le milieu ; ce qui fait connoître qu'ils n’ont pasété suffisamment nourris dans le plain, & dans le tan.
C'est un grand défaut dans les cuirs que d’y aperce-voir de la Corne, ou de la crudité. Voyez. Tanner.
Corné, en terme de Maréchal. Est une véritableCorne de bœuf creusée en dedans , & percée par lapointe, dont ils fe íervent pour donner des médeci-nes liquides aux chevaux.
C’est auffi avec une semblable Corne que les Bou-viers ont coûtume de rappeller leurs troupeaux.
Corne. Est encore parmi les Maréchaux un an-douilles d’une Corne, ou bois de cerf très affilé , &très pointu, qui leu* - sert a saigner les chevaux dans lamâchoire supérieure, où ils ne peuvent porter la stam-iné , ou flarnette, qui leur tient lieu de lancette.
Ainsi donner un coup de Corne a un cheval, s’en-tend de deux manières : la première, pour lui faireprendre médecine avec la Corne ; d’où en plaisan-tant, on dit d’un homme qui n’a point d’apetit ,qu’illui faut donner un coup de Corne, c’est-a-dire , lepurger : & la seconde, pour le saigner avec la Cor-ne, ou andouiller de cerf Voyez. Mareschal.
CORNET. On appelle Cornet, plusieurs choses,ou qui font de la figure d une petite Corne, ou quife font ordinairement de Corne.
- Cornet d’Ecritoire. C’est la partie de l’écri-toire, où l’on met l’encre. II y en a d’or, d’argent,de cuivre, de corne, de plomb, & de verre. Les Cor-nets de plomb font partie du négoce des MaîtresPapetiers ; les autres, auffi-bien que ceux de plomb,fe vendent par les Merciers : mais ce font les Orfè-vres qui font ceux d’or & d argent.
Cornet d’Epice. C’est un morceau de gros pa-pier tourné en rond & fe terminant en pointe , dontles Marchands Epiciers fe fervent, pour mettre laplupart des marchandises qu’ils vendent, fur-tout lesdrogues & épiceries. II y a dés marchandises quife pèsent avec le Cornet.
Les Confituriers fe fervent auffi de grands Cor-nets de papier, pour mettre les dragées & confituressèches qu’il vendent en détail.
Cornet de Pourpre. Est une forte de Coquil-lage , ou plutôt de poisson â coquille, dont les Tein-turiers tirent une teinture, qui est très estimée. Onlui donne auffi le nom de Porcelaine. Voyez. Pourpre.
Cornets d’Essais d’or. Terme de monnoyage.Ce font de petits morceaux d’or appellés Boutons ,que l’on rend le plus minces que faire fe peut;& dontensuite on fait des rouleaux en manière de Cornet,pour en faire l’essai par le moyen du feu, & de l’eauforte. Voyez. Essai de l’or.
Diflion. de Commerce. Tom, I.
CORN. COR R n 7S
CORNETTE. On donne ce nom a une sorte d*fer en barres. Voyez. Fer.
CORNICHONS. Petits concombres avortes Lracornis, qu’on confit au vinaire & au sel, pour enfaire des salades. Voyez. Concombre.
CORNIER. Terme de commerce , & d’exploita-tion de bois.
On appelle Piés-Cornieïs, les chênes , ou autresgros arbres que les Officiers des Eaux & Forêts choi-sissent & marquent dans les forêts, pour indiquer lesbornes des ventes & des coupes des bois, tant taillisque de haute futaye.
Cornier. Les Maîtres Selliers-Caroffiers ap-pellent auffi Corniers les quatre piliers, ou montansde bois, qui soutiennent l’Impériale d’un carosse.Voyez. Carosse-.
Cornier , en terme de Charpente. Se dit desgrandes pièces de bois, qui font dans les angles despanneaux de charpenterie.
CORNIERES. Terme d’Imprimerie. Ce font 4équerres de fer attachées aux 4 angles de ce qu’on ap-pelle le coffre dans la presse des Imprimeurs, pour yretenir la forme par le moyen de quelques coins dôbois. IMPRIMERIE.
CORO. Droit qui fe paye àu Roi d’Efparnôpour l’or & l’argent, qui fe tirent des mines cùi’Chi-ly & du Perou. Celui de l’or est du 20‘ne , ex celui del’argent du <?MS. Voyez Or & Argent.
COROURE. Voyez Couron & RouP'E.
CORPS. Se dit en général de plusieurs personnesqui composent , ou qui forment une Jurisdiction Hou une Compagnie. Ainsi i’on dit : Le Corps déVille: Les six Corps des Mmchuds: Les Corps &Communautés des Arts & Métiers; pour ffi nifier*le concours & f assemblée de toutes les personnes- quipar leurs Charges , leurs Privilèges, ou leurs Maî-trises , ont droit d’entrer, & d’être appellés dans cesCompagnies;
II y a encore diverses autres Compagnies, ou Ju-ridictions, à qui l’on donne auffi le nom de Corps :mais comme estes ont peu ou point du tout de raportau Commerce , on ne parlera ici que de ces trois , 6zencore très sommairement ; renvoyant, pour uneentière explication, aux Articles de ce Dictionnaire,où l’on traite expressément de chacun en particulier.
Le Corps de Ville de Paris est composé d’un Gou-verneur j d’un Lieutenant de Roi, d’un Prévôt desMarchands , de 4 Echevins, d’un Procureur du Roi *de 26 Conseillers, d’un Greffier, d’un Receveur, de16 Quarteniers, d’un premier Huiffier-Audiencier, &de dix Commissaires-Huiffiers.
_ C’est ie Prévôt des Marchands, assisté des Eche-vins , & du Procureur du Roi, qui entre en connoií-sonce de toutes les contestations qui surviennent entréles Marchands, fur le fait des marchandises qui ar-rivent par eau fur les Ports. Voyez Prévôt des Mar-chands.
II yak Paris six Corps des Marchands, qui fontregardés comme les principaux canaux, par où passétout le Commerce de cette grande Ville.
Le premier, est Celui de la Draperie.
Le lecond , est celui de l’Enicerie.
Le troisième, est celui de la Mercerie.
Le quatrième , est celui de la Pelleterie.
Le cinquième , est celui de la Bonnetterie.
Et le sixième, est celui de l’Orfévrerie. Voyez Dra-perie , Epicerie , óv. & Communauté'.
II a été rendu au Conseil Privé du Roi, le 24 Dé-cembre 1694. un Arrêt notable, par lequel il estdéfendu a tous Juges, de prononcer aucunes con-damnations par corps, contre les Maîtres & Gardesdes six Corps des Marchands de Paris , pour la re-présentation des marchandises par eux saisies dansleurs visites ; & à tous Huissiers, & autres person-nes, de les y contraindre; sauf a prononcer, 6c
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