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cette graiue a quelque usage dans la Médecine, &les Brasseurs l’employent aussi pour donner du goûta la bière double. Ce dernier usage est néanmoinspeu commun en France ; mais il l’est beaucoup enAngleterre , & en Hollande.
II faut choisir la Coriandre, nouvelle, blonde ,bien nourrie, très grosse, très nette , & sur-touttrès sèche ; cette derniere qualité lui est absolumentnécessaire, sans quoi elle se moisit, 6c se gâte ai-ftme ot.
II faut aussi la serrer soigneusement dans des lieuxoù les rats & les souris ne puissent aller ; ces ani-maux l’aimant beaucoup, 6c en faisant un granddégât en peu de teins.
f La Plante de Coriandre apartient a la Classe desOmbellifères, qui est la VII e . des Instituts de Mr. deTournefort. Ce genre comprend fous lui deux espè-ces , dont les graines servent également en Méde-cine, 6c aux Confisseurs, parce que leur qualité estaromatique. La mauvaise odeur des feuilles de cetteplante, lui a fait donner le nom qn’elle porte; caril vient d’un mot Grec, qui signifie, herbe à. odeur depunaise ; 6c effectivement elle sent comme cet in-secte.
La manne ou le pain que les Israélites receuilli-rent au désert étoit comme de la semence de Co-riandre. Exod. VI. 31. Nomb. XI. 7.
La Coriandre paye en Francs les droits ct entrée àraison de 12 s. le cent pesant, conformément au Tarifde 1664.
A Pétard des droits de la Douane de Lyon > ils í’jypayent ; savoir, 3 s. 9 d. pour t ancienne taxation, 3d. pour la nouvelle réapréciation , 4 s pour les anciens4 pour xoo ,■ & 1 f pour leur nouvelle réapréciation.
CORIS. Voyez. Cauris.
CORMETI. Nom que les Turcs donnent a laCochenille. Voyez. Cochenille.
CORMIER. Grand arbre qui produit les Cor-mes , & qui fe plante ordinairement dans les ter-res a blé. Cet arbre est si connu, qu’on fe con-tentera d’en parler par raport k la qualité de sonbois, a la maniéré de le débiter, aux choses auxquel-les il peut être propre, 6c au négoce qui s’en fait.
Le bois de Cormier est très dur, 6c très ferré ; ils’employe ordinairement a faire des chevilles 6c desfuseaux, pour les rouets & lanternes des moulins ;les Menuisiers s’en servent aussi pour leurs outils.Celui destiné pour les chevilles 6c fuseaux, doit sedébiter par morceaux de 3 a 4 pouces en quarré ,fur 16, ou 18 pouces de largeur ; 6c celui pourles outils des Menuisiers, doit être mis en poteauxde 3 ou 4 pouces en quarré , 6c en membrures de 2ou 4 pouces d’épaisseur fur 6 pouces de largeur, 6c6, 9 , 6c 12 pies de longueur. Ce bois ainsi débité ,se vend très bien en France, particulièrement a Pa-ris , où il s’en fait une consommation aífez considé-rable. Quelques-uns prétendent que le bois de Cor-mier mis dans un tas de blé 4 est capable d’en chas-ser toutes sortes d’infectes.
CORN ADOS. Petite monnoie de compte, dont.on se sert en Espagne. C’est la quatrième partie duMaravedis ; a peu près comme en France, les pi-res , 6c les demi-pites, font les diminutions du de-nier. Voyez Maravedis.
* CORNALINE , autrement SARDOINE. Pier-re précieuse , ordinairement rouge , tirant sur l’o-range ; elle est très peu transparente. Les Lapidai-res la taillent de manière qu’on y voit trois cou-leurs, la couleur de chair, le blanc & le gris. LaCornaline est facile à graver, 6c prend un beau po-li : & les plus belles gravures de l’antiquité fontfur cette pierre. Elle est aujcurdui plus connue fousle nom de Cornaline , que fous celui de Sardoine ,dont elle diffère un peu.
La Cornaline est une Pierre précieuse, transparen-te, mais que l’on diroit être couverte de graisse.
CORN.
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Elle est de différente couleur ; car il y en a quel-ques-unes de couleur de sang bilieux 6c presquenoir, d’autres .de couleur de chair, 6c marquéesd’une petite portion de sang; enfin il y en a decouleur d’un jaune de sang. On en apporte ausside blanches ou de couleur de lait , dans lesquellesil y a quelques taches de bleu. Celle qui a lacouleur de chair est appellée par les Lapidaires Car-néole , 6c par corruption Corn'eole. On distingue lesCornalines en Orientales , 6c en Occidentales ou d’Eu-rope. Les premières font beaucoup plus dures , enquoi elles font différentes des autres.
Les plus belles Sardoines font celles qui viennentdes environs de Babylone, celles de Sardaigne ontle second rang. O11 en trouve près de Sainte Mau-re en Albanie crui ne font pas méprisables, non plusque celles des Indes; les moindres de toutes fontcelles des environs du Rhin, de la Bohème, 6c dela Silésie. Pour donner plus d’éclat a ces pierres,on met dessous une feuille d’argent quand on lesmonte.
La plus belle espèce, dit un autre Auteur, vientde Surate, 6c de la mer rouge ; on en fait de peti-tes tasses a thé dans le pais d’où 011 la tire, commeaussi plusieurs autres petits ntenciles, savoir, despommeaux de canne, des boutons de veste, maisprincipalement des pierres a cachet, dont il y en ade rondes 6c d’ovales. On trouve de celles-ci engrande quantité toutes taillées dans cette grandeville des Indes : on en trouve aussi pour des cachetsa trois faces. On y fait même de cette pierre, desbagues en grande quantité.
L’Auteur du livre qui passe faussement pour êtred’Albert le Grand , attribue a la Sardoine des vertusqui la mettroient hors de prix st elles étoient vérita-bles. Voyez Agate.
CORNE. Partie dure , que quelques animauxont k la tête 6c aux piés.
On a remarqué qu’il n’y a que les bêtes a piéfourché, c’est-a-dire, celles qui ont les piés fendusen deux, qui ayent des cornes a leur tête, tels fontles boeufs , les vaches, les bulles, les béliers, lesboucs, les chèvres, 6cc. Les divers ouvrages que l’onfait des Cornes de quelques-uns de ces animaux ,faisant partie du négoce de plusieurs Marchands , ona jugé a propos de renvoyer le lecteur aux Articlesqui en parlent plus particulièrement.
Corne de Boeuf, Vache, Bufle, Cef-f. Voy.Boeuf, Vache, Bufle , Cerf.
Corne de Walrus, Corne de NarhvAl ,Corne de Cheval marin, Corne de Licor-ne. C’est la Corne d’une espèce de poisson , quiporte ces divers noms, dont le plus connu est Wal»rus. Voyez Walrus.
Betes a Cornes, en général. On nomme v ainíìtous les animaux, qui ont des Cornes ; mais en ter-me de Commerce de bestiaux, il s’entend seulementdes troupeaux de bœufs, de vaches, 6c de chèvres.Voyez Bestiaux.
Corne, en terme de Manège, 6c de commercede chevaux. Se dit d’un ongle dur, 6c épais envi-ron d’un doigt, qui régne autour du sabot du che-val , 6c qui environne la sole 6c le petit pié.
Les Marchands de chevaux, les Maquignons, 8 cceux qui fe piquent d’être connoisseurs , prétendentqu’on peut tirer de la Corne des chevaux quelqueconnoissance fur leurs mauvaises ou bonnes qua-lités. ,
La Corne lissée, par exemple, 6c bien unie, pro-met un excellent cheval ; la Corne blanche cerclée6c raboteuse dénote le contraire. On peut voir ail-leurs le reste de ces observations. Voyez Cheval.
Les Cornes payent en France les droits ct entrée &de sortie suivant leurs différentes qualités , & confor-mément a divers Tarifs.
Les droits (tentrée réglés par le Tarif de 166%.font ;
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