h8i C O R R.
Les Corrections se mettent a la marge de chaquépage, vis-k-vis la ligne où elles se trouvent.
On se sert de diverses notes pour les exprimer ;par exemple , d’un D -, qui signifie, Dele , effacez ,quand ii faut seulement ôter quelque lettre, quelquevirgule, ôcc.
Lorsqu’il faut changer quelque sillabe , ou quel-ques mots entiers, on les efface dans fépreuve,&son remet k la ligne ceux qui doivent leur être sub-stitués ; en observant toujours, s’il y en â plusieursdans la même ligna, de les séparer par de petitesbarres,
* II est également important, pour les Auteurs, lesLibraires, & les Lecteurs, que la Correction desLivres soit exacte : & les Rois de France, dans leursRéglemens pour l’Imprimerie , particulièrementLouis XV dans ie Règlement pour la Librairie &Imprimerie du 28 Février 1723. ont tâché d’y pour-voir. Voyez, Imprimerie.
CORRESPONDANCE. Relation, commerceré-ciproaue , que deux personnes ont ensemble.
II íe dit, en terme de Commerce , de la relationqu’un Marchand entretient avec un autre Marchand,un Banquier avec un autre Banquier, ou même tousdeux avec de simples Commissionnaires établis dansdiverses Villes du Royaume, ou des Pais étrangers,pour le fait de leur négoce & banque.
On dit, qu’un Négociant, qu’un Banquier, ontde grandes Correspondances, quand ils font en ré-lation d’affkires & de commercce avec quantité déBanquiers & de Négocians, tant du dedans , quedu dehors du Royaume.
CORRESPONDANT. Personne domiciliée dansun autre lieu que celui où l’on fait fa résidence, aveclaquelle on est en commerce de banque ou de mar-chandise.
Quoiqu’il y ait quelque légèredifférence entre unCorrespondant & un Commissionnaire ; celui-ci n’é-tant pas toitjôurs Marchand, ou Banquier ; & lou-tre ayant le plus ordinairement l’une de ces deuxqualités ; les fonctions & les obligations du Corres-pondant & du Commissionnaire font trop sembla-bles, pour ne pas craindre de reoeter ici une partiede ce qu’on en a déja dit a l’Article de ces derniers :ainsi l’on peut y avoir recours. Voyez Commission-naire.
CORRESPONDRE. Avoir rélatiotí avec quel-qu’un , être son Correspondant, ou qu’il soit lenôtre.
CORRIGER. Reformer une chose. Les Impri-meurs disent : Corriger une épreuve, & Corrigerune forme.
C’est le Maître de l’ímprimerie, ou son Correc-teur, qui corrige les épreuves; 6c le Compositeurcorrige les formes fur les épreuves corrigées. Onmet ordinairement aux nouvelles Editions d’un Li-vre : Revû-e , corrigée & augmentée : mais souvent cen’est qu’un style qui trompe l’Acheteur: les nou-velles Editions font quelquefois moins correcte* queles premières. Voyez Correction.
CORROMPRE UN CUIR. Terme de Cour-royeur. Ort corrompt un cuir des quatre quartiers,quand on le plie de pâte en pâte, pour lui couperle grain. Voyez Courroyer.
f CORROTS. C’est ainsi que dans la liste dela cargaison des vaisseaux de la Compagnie des In-des Orientales de Hollande, on nomme certainestoiles de coton, dont il en est venu 1600 pièces en1740.
CORROY, CORROYER, ér CORROYEUR,Voyez Courroy , ôte.
CORROYES, ou CORROIS. Terme de ma-nufactures , particulièrement en usage k Amiens.Ce font de gros rouleaux de bois , autour desquelson roule les étoffes & les toiles , qu'on veut calan-drer. Voyez Calandre.
DiUion. de Commerce. Tom. I,
CORS. COSS. ïiSi
CORSAIRE. Pirate, Forban , Ecumeur dé mer.Celui qui court les mers avec un vaisseau armé enguerre, fans aucune commission , pour voler & pillerles vaisseaux marchands. On appelle Armateur, ce-lui qui fait le même métier , mais avec Commission,qui n’attaque que des vaisseaux ennemis, & quifont en guerre avec les Princes & Etats, de qui il ala Commission.
La peine du Corsaire est d’être pendu, s’il est pris ;l’Ármateur, au contraire, doit être traité en Prison-nier de guerre.
CORSE. Voyez Corge.
CORSELET. Petite cuirasse, que les Piquiers por-toient autrefois dans l’Infanterie Françoise.
Les Corselets font du nombre des marchandises , dontla fortie est. défendue par toute ïétendue du Royaume ,Terres & Pais de l’obéïjfance du Roi , à peine de confis-cation , suivant VOrdonnance de 1687. tit. 8. art. 3. & êpar tous les Traités de Paix.
Les Corselets dorés payent les droits à la Douane deLyon , fur lepié de 32s 6 d. la piéce pour Vancienne ta*xation.
CORTEX CAPPARIS. Voyez Câprier.
Cortex Juniperi. Voyez Genevre.
* CORUNDA-GAUHAH. Voyez Canelle.
* COSSA. Voyez Colsat,
COSSARS BROUN. Toiles de coton écrues quiviennent des Indes Orientales; elles ont 10 aunes dôlong fur | dé large. Voyez ci-après Cossa s.
COSSAS. Gousse qui enveiope les pois, les fèves ,6c autres légumes.
Les légumes secs, dont on fait Commerce enFrance, soit avec les Etrangers , soit dans l’inié-rieur du Royaume, doivent être dépouillés de leursC o fias. II faut au contraire, que ces sortes de légu-mes , qu’ón destine pour ensemencer les terres nou-vellement défrichées, fur-tout dans les Colonies del’Amérique, soient conservés dans leurs gousses, ouCossas ; ['expérience ayant fait connoître qu’ils ger-ment , & produisent plus difficilement, & que sou-vent même ils ne germent point du tout, mais pour-rissent inutilement dans la terre, lorfqu’ils font trans-portés fans leurs Cossas: ce qu’on a aussi observé kl’égard du froment 6c du seigle, qui ont été tirés descapsules de leur épi ; y ayant aparence que ia fève aplus de peine a se conserver dans les légumes, & dansles blés , lorsqu’ils font exposés à Pair, & hors desenvelopes que la nature leur avoit données pour l’en-tretenir.
On a crû devoir faire cette remarque en faveurdes Compagnies, qui entreprennent des habitationsdans des terres nouvellement découvertes , 6c par-ticulièrement des François qui vont cultiver les vas-tes 6c fécondes campagnes de la Louisiane; quifaute de faire cette attention , ne recevoient pas deleurs peines le fruit qu’ils en espéroient, comme ilest déja arrivé a plusieurs, attribuant k la mauvaisedisposition du fol, ou du climat, ce qui ne vientque de ne pas employer des semences convena-bles.
Cossas. Toile de mousseline unie & fiiie , que lesAnglois raportent des Indes Orientales j elle a 16 au-nes de long lur | de large.
II y a aussi des Torps, des Seers Cossas, des DomsCossas, & des Bords Cossas, qui font des mousselinesde diverses fabriques , mais de même aunage que lessimples Cossas.
COSSE. Terme de Parchèminier. Ce qu’on nom-me Parchemin en Cosse , ou encroûte, n’est autrechose que du parchemin, qui n’a point été raturé furle sommier , & qui est tel qu’il est serti de la main ditMégissier. Voyez Parchemin.
Cosse. Est aussi une espèce de fruit, <jui se trou-ve dans quelques lieux des Côtes de Guinee, particu-lièrement fur les bords de la rivière de Serre-Lionne,& dont il se fait un assez bon négoce.
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