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Tome 1.
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iíS3 CQUV.

Couverture A clairevoie. C’est celle où lésíuiles font éloignées les unes des autres ; ce qu’onfait quelquefois par épargne, entrant beaucoup moinsde tuiles dans cette forte de Couverture, que dansîa Couverture ordinaire.

11 y a néanmoins des bâtimens où la Couverturea Claire-voie est plus commode ; comme ceux quifervent d’Atteliers aux Brasseurs de bière , afin quela fumée de leur brasserie forte plus facilement.

Couvertures. Terme de Boulanger. Les Cou-vertures dont les Boulangers fe fervent pour mettrefur leur pain, lorsqu'il est fur la couche, font delaine. C'est avec ces Couvertures qu’ils excitent lafermentation du levain qif ils ont mis dans leur pâ-te ; & comme cette fermentation dépend de la cha-leur , une feule couverture suffit en été ; mais enhiver il en faut quelquefois jufqu’a trois. Voyez,Paîtrir.

CQUVERTURIER. Celui qui fait des Couver-tures.

COUVREUR. Artisan qui couvre les maisons.

La Communauté des Couvreurs, de la Ville < 5 cFauxbourgs de Paris, a des Statuts, qui lui ont étéconfirmés, ou plutôt renouvellés, par Lettres paten-tes du Roi Charles IX du mois de Juillet 1566.

Les Jurés & Gardes qui la gouvernent ,& a quiil apartieut d’indiquer les assemblées, faire les visi-tes , & veilier à la conservation des droits & privilè-ges du Corps, font au nombre de 4 , dont 2 fontélus chaque année par les autres Maîtres, anciensBacheliers, en présence & du consentement du Pro-cureur du Roi au Châtelet.

Chaque Maître ne peut avoir qu’un aprentif, jeu-ne garçon & non marié* qui doit être obligé pour6 années.

Lorsque l’aprentif a servi les trois premières an-nées, file Maître veut le faire travailler k journée ,& prendre profit du travail de l’aprentif, ii faut quel’aprentif fasse aup aravant expérience devant tes Ju-rés & Gardes. , , .

O11 ne peut être reçù a Maîtrise , que l’afpirantn’ait fait le chef-d’œuvre que les Jurés fui donnent.

Les Ouvriers dudit métier qui travaillent fur larue, font obligés de mettre des défenses, pour aver-iir les passans, fous peine d’amende.

Les Maçons & Charpentiers , ou autres, qui nefont pas Maîtres Couvreurs, ne peuvent marchanderoufaíre faire ouvrages de Couverture, soit de tuile,soit d’ardoife, ni en faire visite, raport, ni toisé,sans y appeller les Jurés ou Bacheliers de la Com-munauté.

Enfin, toutes les amendes encourues & adjugéesaux Jurés & Confrairie, doivent particulièrementêtre appliquées a soulager & nourrir les pauvres Ou-vriers du métier, fur-tout ceux qui fe font estropiés& mis hors d’état de gagner leur vie, par des chutes,ou autres accidens, que trop ordinaires dans un tra-vail si dangereux.

Outils & Injìrumens des Couvreurs,

Les Outils des Couvreurs font : l’Ailette , óuHachette ; le Contrelatoir ; l’Enclume a couper l’ar-doife; le Marteau; le Martelet; les Triquets, ouChevalets ; les Echelles, soit a coussinet, soit fanscoussinet ; l’Echelle de corde, ou Cordages noués 5l’Auge, & la Truelle.

Couvreur de Flacons. C’est un des nomsque prennent dans leurs Statuts, les Maîtres Mar-chands Verriers & Fayanciers de la Ville & Faux-bourgs de Paris. Voyez, Verrier.

COUVRIR. Mettre une chose fur une autre, oudevant une autre.

CouvR'R une Eglise, une Maison, une Grange.C’est y mettre le toit. On couvre avec du plomb,de l’ardoise, de la tuile * du bardeau, ou mairrain,de la paille, du chaume, & des roseaux.

Didion. de Commerce. Tom. I.

COU. C R k. >2 54

Couvrir un Livre. Terme de Relieur. C’esty mettre la couverture; ce qui comprend le carton,& ce dont on couvre le carton. On couvre ordi-nairement les livres, de chagrin, de maroquin, deveau, de bazane, de cuir de truie, de velin, de par-chemin ; & quand ce font de simples Brochures, depapier marbré, ou de papier blanc.

11 y a auffi des Livres qu’on couvre d’étoffes , par-ticulièrement de velours, comme font entr’autreSdans les grandes Eglises , le Livre des Evangiles,l’Epistolier, & le Collectasse, que par dessus le ve-lours on enrichit de plaques & d’autres ornemensd or, d’argent, ou de vermeil doré. Voy. Relieur.. Couvrir un habit, une étoffe, de broderie &de galons. Signifie en terme de Brodeur, & deTailleur* Mettre fur un habit, ou fur une étoffe ,de la broderie ou des galons, pour les orner & lesenrichir. •

Couvrir, Les Marchands Verriers disent, Cou-vrir un flacon, Couvrir une bouteille ; pour dire,faire par dessus, cet entrelassement d’osier fin & plat*qui sert à les conserver, & k empêcher que le verrene s’en casse si aisément.

C’est de cette façon de couvrir les bouteilles , &les flacons de verre fin, qui n’est plus guère en usa-ge depuis qu’on a inventé les flacons, & bouteillesde gros verre, que les Veriiers-Fayenciers íònt ap-pellés dans leurs Statuts, Couvreurs de flacons. Voy .Verrier.

COYEMBOUC. On nomme ainsi aux Ifles An-tilles des espèces de coíiies ou cassettes laites avecde grosses calebasses d’arbres, qu’on coupe a ia qua-trième ou cinquième partie de ieur longueur , ÔCqu’on couvre d’une autre partie de catenassè ; ellesfervent a serrer les toiles, les dentelles, les étoffesde foie & les papiers de conséquence qu’on veutsauver du pillage des ennemis : ìorfqu’ns font desdescentes, on les met en terre âpres ies ay m r iiéeS& couvertes de Lianne, ce qui empêche que cequ’on y met ne soit gâté par la pluye <x par fssu-midité. L’invention & le nom en viennent ùes Sau-vages. .....

-j- CRABBËi Efpéce d’Ecrevisse de mer ; dont lecorps est orbiculaire , couvert d’une grosse écaille,& qui n’a point de queue. 11 s’appene Cancre ^ oitChancre ; mais ces noms ne font guéres plus d'u-fage ; celui de Crabbe , qái dérive égaiement del’Anglois & du Holiandois, a prévalu depuis quel-que tems fur les anciens. Ii y en a beaucoup prèsdes côtes de Hollande òc d Angleterre, ou l’on enmange fréquemment dans ies bonnes tables. Ily en a de beaucoup d’efpéces, dans les mers desIndes tant Orientales qu’Occidentaies ; mais cel-les de nos mers du Nord font ies meilleures pourla table ; & leur grosseur tient le milieu entre toutesles espèces de ce genre ; on en trouve fréquemmentdans les marchés, ou les poissonneries, des Villesmaritimes du Nord.

-f- Crabbes fetrifie’s. C’est une efpéce deCorps marin , qu’on trouve fur le rivage de ia Mer ja certains endroits des côtes du Japon, de ia Chine,de rifle de Hainan , de quelques-unes des Moluc-ques, & de la partie méridionale de la côte de Coro-mandel. C’est proprement un,cadavre de Crabbe far-ci de marne, laquelle par succession de tems s’estdurcie ou pétrifiée, par les sucs lapidifiques dontl’eau marine fe trouve remplie. Ce cas est bien dif-férent de celui que nous ont débité quelques Ecri-vain, & entr’autres le Père Martini dans son AtlasChinois , fur la foi de quelques-uns de cette nation ,savoir que c’est une sorte de Crabbe , qui est toujoursvivante , tant qu’elle fe trouve fous l’eau, mais quid’abord qu’elle en est tirée, & exposée a l’air , sedurcit, & se convertit en pierre. O11 étoit fort crédu-le, il n’y a guéres plus d’un siécle, fur le merveil- 1leux qu’on affectoit de débiter fur diverses chofeS

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