si DAU. DE ; .
•f Davier. Est aussi, un Instrument fait en formede petites tenailles courbes, propre a la Chirurgiepour extraire les mauvaises dents , & que les Cou-teliers fabriquent avec les autres Instrurnens qui fer-vent a faire des Opérations fur les Corps vivans,& les Cadavres.
DAUPHIN. Poisson de mer, célébré par l’incli-nation qu’oa dit qu’il a pour les hommes. Quelques-uns le traitent de poisson chimérique, & d’autres leconfondent, avec le Thon & fEsturgeon. Quoi qu’ilen soit,il en est parlé dans les Ordonnances de laMa-rine ; & celle de 1685. le met au nombre des poissonsroyaux; le Titre 6 du Livre 5 de cette Ordonnanceréglant Le droit du Roi fur ceux qui font trouvéséchoués furie bord de la mer. Voyez Thon , & Es-turgeon.
-f Les Hollandois qui voyagent fur mer, donnentle nom de Dauphin à la Dorade, poisson ainsi nom-mé par les Portugais, lequel est très bon à manger»y oyez. Dorade.
DAUPHINE. Efpéce de petit droguet très léger ,tout de laine , non croisé, imperceptiblement jaspéde diverses couleurs , qui fe fabrique fur un métierà deux marches, de même que les étamines , les ca-melots , & autres semblables étoffes, qui n’ont pointde croiíure.
Les Dauphines fe font a Rheims , & font teintesen laine; c’est-a-dire, que les laines dont elles fontcomposées, font teintes & mélangées, avant qued’être cardées, filées & travaillées fur le,métier ; cequi en fait la jaspure. Leur largeur est de demi-aune,& les pièces contiennent depuis 3 <; jufqu’a 4? aunes,mesure de Paris. Elies s’empioyent ordinairement afaire des habits, dont les hommes fe fervent Pété, &les femmes f hiver. Paris est la Ville de France où ils’en consomme le plus.
II fe fait aussi a Amiens des étoffes nommées Dau-phines. Seion les Réglemetis de la Sayetterie de1666. elles doivent avoir 23 buhots, 30 portées delargeur entre deux gardes, pié & demi un pouce deRoi ; & de longueur hors de l’estille, 23 aunes deRoi, pour revenir, tout apprêtées, a 2O4, ou 2ôìaunes de Roi.
11 s’est fait autrefois quelques Dauphines laine 6cfoie, a rayes presque imperceptibles ; mais il ne s’envoit presque plus de cette qualité. /
Plusieurs prétendent que ces étoffes ont pris leurnom de Dauphines, de ce qu’un Dauphin de Fran-ce en a porté des premiers. Quelques autres veu-lent 'que ce soit parce que Porigine de fa fabriquevient de quelque endroit de la Province de Dauphi-né ; & d’autres disent, que c’est a cause d’un Ou-vrier Dauphinois, qui le premier en a trouvé l’in-vention a Rheims. Quoi qu’il en soit, il est certainque cette étoffe n’est pas d’une ancienne fabrique, 6cque la mode en est assez moderne.
DE’. Petit cylindre d’or, d’argent, de cuivre 4d’yvoire, ou de corne , piqué tout autour avec sim-mitrie, qui sert aux Ouvriers 6c Ouvrières qui tra-vaillent en couture,à appuyer la tête de leur aiguille,pour la pousser plus facilement à travers des matiè-res quais veulent coudre ensemble.
II y a deux fortes de Dés; les Uns, qu’on ap-pelle proprement Dés , qui ont un cul, c’est-a-dire,un petit morceau de la même matière , dont est faitle Dé, un peu voûté , qui couvre le bout du doigt ;les autres , qu’on nomme Deaux , qui font ouvertspar le bout. Ceux-ci font les plus forts, 6c ne fer-vent qu’aux Tailleurs, Bourreliers, Selliers, Ta-pissiers , Boutonniers , Cordonniers, & autres Ar-tisans , qui travaillent en gros ouvrages ; auffi font-ils toujours faits de fort cuivre, ou de fer.
Les Dés d’or , d’argent, 6c de cuivre doré, quise sont a Blois, font extrêmement estimés ; 6c ils’en fait de grands envois, non seulement a Paris ,mais encore dans les Pais étrangers.
DE' DE B. ZA
Les Dés 6c Deaux de cuivre & de fer font par-tie du négoce des Marchards Merciers, & des Maî-tres Aiguilliers 6c Epingliers. Ils fe vendent engros par assortimens de douzaines, 6c en détail a lapiéce.
Les Dés d’or & d’argent payent les droits d entrée érjde sortie, fur le pié d’Orfevrerie.
Les autres Dés Deaux , de quelque matière qu’ilssoient , payent les droits de sortie , comme mercerie , c’ejl-a dire , à raison de 3 liv. du cent pesant , réduits à2 liv. conformément à t Arrêt du 3 Juillet 1692. quand,ils font dejïinés úf déclarés pour être envoyés dans lesFais étrangers.
■f De’. Petit instrument a jouer, de figure cubi-que , ayant six faces quarrées & égales, marquées depoints noirs, depuis un jufqu’à six. Il y en a dogrands 6c de petits, dont les uns font d’yvoire, 6cles autres d’os. Les Marchands Quincailliers lesvendent par paquets, ou autrement. Les cornets quifervent a brasser dès Dés, 6c à les jetter au foi t,fe trouvent austì chez les mêmes Marchands. LesChinois font les plus grands joueurs de Dés, quisoient au Monde; mais ils jouent fort différemmentdes Européens,& ne fe fervent jamais de cornet. LeursDés font très petits, ayant leurs angles faillans ,allongés 6c aigus : Ils s’en fervent de six a la fois ,qu’ils jettent a promues reprises dans une jatte deporcelaine, dont le fond les rassemble, pour com-pter plus vilement leurs points : ils les en sortent d’unseul coup de main, avec une promptitude & uneadresse admirable. Ils jettent cinq coups, pour deuxdes Européens.
DEBACLE , ou DEBALLAGE. Terme en usa-ge fur les Ports de la Vine de Paris, pour signifierle foin dont font chargés certains petits Officiers deVille , de débarrasser les Ports des bateaux, a me-sure que les marchandises en ont été déchargées,ou vendues , & de mettre en leur place ceux quifont en vente , ou eneo e pleins.
DEBACLER. Débarrasser les Ports des bateauxvuides, 6c approcher du rivage ceux qui font en-core en charge.
DEBACLEUR. Petit Officier de Ville , qui a foinde débacler, c’est-k-dire, de débarrasser les Ports desbateaux vuides, 6c d’y mettre en leur rang ceux quifont encore pleins de marchandises.
Ces Officiers furent supprimés en 1*720. 6c desCommis substitués en leur place, avec même foindu débaclage, mais avec attribution de moindresdroits pour leurs salaires.
Six articles du 4 e . chapitre de l’Ordonnance de laVille de Paris de 1672. k commencer au dixième in-clusivement, traitent des fondions des Déb tdeurs.
Le 10 e . porte : Que ces Officiers feront Ôter in-cessamment des Ports , les bateaux vuides , fans pré-tendre autres droits que ceux a eux attribués ; íurlesquels ils payeront les Compagnons de rivière, oitGagne-deniers, dont ils fe serviront pour ie déba-clage; fans permettre qu’ils exigent aucune chosedes Marchands, soit en argent, soit en marchandi-ses , dont ils seront responsables en leur nom , 6c fo-lidairemenjt condamnés a la restitution.
Par le 11 e . article, les Débaeieurs font obligés deremettre en place les bateaux chargés qu’ils aurontdéplacés , pour faciliter leur travails a peine desdommages & intérêts des Marchands * & fans quepour cela ils puissent exiger aucuns droits, fous pei-ne de privation de leurs Offices , 6c de punition cor-porelle.
Le i; e article régie le tems dans lequel ces Offi-ciers, auffi-bien que les Boueurs , Planchéeurs, 6cGardes de nuit, qui font d’autres petits Officiers , ouCommis des Ports, peuvent intenter action pour leursdroits 6c falaises; ce qui est réduit a la quinzaine^a compter du jour que chaque bateau fera vuide.
Les trois autres articles, qui font le 12 e , le 13^
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