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par crainte , traiteroit si inégalement ses créanciers,a qui il doit une égale justice, & une part, dans cequi lui reste d’effets, proportionnée aux créances dechacun d’eux ; les créanciers négligés & oubliés , &qui n’ont été payés que d’une partie de ce qui leurest dû, tandis que d’autres ont reçu leur payemententier, font en droit, s’ils en ont des preuves suf-fisantes , de faire rapporter , pour être repartagé en-tre tous au fol la livre , ce que les créanciers favori-sés auroient reçu au de la de ce qui leur auroit étéréglé & adjugé par le contract commun, que leurdébiteur & eux ont pasté ensemble.
Eti effet, puisque suivant la disposition de l’Or-'donnance, les créanciers qui reçoivent des effets,lettres de change , marchandises, ou autres sembla-bles choses, dans le tems qui avoisine une banque-route , font tenus de les rapporter a la malle ; a plusforte raison le. doivent-ils faire, s’ils les ont reçusaprès une faillite ouverte.
Ce qu’on vient de dire des Arrêts de DéfensesGénérales, a lieu k proportion pour les lettres derépit. Voyez, Répit.
' Defenses. Lattes en forme de croix, que lesCouvreurs font tenus, conformément a leurs Statuts& aux Ordonnances de Police, de pendre au boutd’une corde, quand ils travaillent a la couverture de•quelquemaison, pour avertir qu’ily adu danger depasser par dessous. Voyez, Couvreur.
Defenses, en termes de chasse, se dit de deux. dents qui servent au sanglier pour se défendre ; toutle monde sait comme elles font placées. Quelques-uns lé disent aussi des dents de l’éléphant qui fontdisposées de la même maniéré. Voyez, Yvoire.
DEFILER LES CHANDELÈS. Terme de Chan-déiier. C’est les ôter des broches, ou baguettes ,peur les mettre en caisse, ou en livres. Voyez, Chan-dele. •
DEFONCER UN CUIR. Terme de Courroyeur.C’est le fouler aux piés , après savoir mouillé. Voyez.
COURROYER.
DEFOUETTER UN LIVRE. Terme de Relieur.C’est ôter le fouet, ou ficelle , avec lequel on a for-mé les nervures du dos. Voyez. Relieure de Li-vres.
DEFUNER UN VAISSEAU , Defuner unMast, c’est en ôter les cordages. Voyez Funer, &Eunin.
-j- DEGARNIR. Ce mot ne se dit guére que dequelqu’un qui a des effets ou de P argent a un autre ,qui lui doit d’ailleurs,.& qui ne veut pass’en dé saisirqu’il ne soit payé de ce qui lui est dû. Celui qui a ti-ré une Lettre de Change sur quelqu’un , aprenantque celui sur lequel il a tiré, a manqué, ou courtrisque de manquer, n’est pas obligé de se dégarnir-des effets qu’il peut avoir k lui, qu’il ne sache que saTraite est Dayée. * Bibl. des Négoc.
DEGORGE, E'E. Une étoffe de laine Dégor-gée , est celle qui a été purgée de ses impuretés, enla faisant fouler, ou laver dans seau claire. De lafoie Dégorgée, est de la foie qu’on a lavée & battuedans la rivière, pouren faire sortir le savon, ou l’a-lun. Voyez Dégorger.
DEGORGEMENT. Travailler au Dégorge-ment des étoffes dé laine. C’est les faire fouler,ou laver actuellement dans seau , pour en faire for-‘ tir ce qu’il y a de superflu & d’impur ; il fe dit de•même a l’égard des foies , qu’on bat, & qu on la-ve a la rivière, pour en exprimer le savon, ou sa-lua qui est dedans. Voyez ci-après Dégorger.
DEGORGER UNE ETOFFE DE LAINE. C’estla faire fouler k seau claire, pour en faire sortir tou-te la terre , surine, ou le savon, qu’on y avoit mis,pour la dégraisser & fouler.
Dégorger. Se dit auísi des étoffes de laine fraî-chement teintes, Iorsqu’on les fait passer au moulina foulon, qu’on les foule aux pies , ou qu’on les lave
D EGO. DEGR.
simplement a la rivière , pour leur ôter ce qu’ellesont de trop de teinture , afin d’empêcher quelles nebarbouillent.
Les étoffes teintes qu’on doit dégorger a'vec leplus de foin , font les noires % les bleues, & les ver-tes ; parce que ces fortes de couleurs font plus sujet-tes a barbouiller que les autres. La meilleure ma-niéré de dégorger les étoffes de laine teintes, estcelle qui se fait au moulin. A Amiens, cela Rappel-le Réviguer.
Dégorger. Est encore un terme de Teinture, quiveut dire Battre, & Laver a la rivière les foies qu’ona fait cuire, &décreuser avec le savon blanc, ouqu’on a fait tremper dans l’eau d’alun de Rome froi-de , pour en faire sortir tout ce qu’il y a de superflu& d’impur, afin de les disposer a mieux prendre lacouleur.
Dégorger les Cuirs. C’est les jetter dans l’eaucourante, pour les laver du sang & des autres im-puretés qui peuvent être dedans, afin de les mettreen état d’être planés, ou tannés.
Dégorger, en terme de Courroyeur. C’est k peuprès la même chose que D rayer, ou Escharner ; kla réserve qu’il ne se dit que des têtes de cuirs de veaux.
On boute les têtes des veaux qu’on veut mettreen noir avec le boutoir, ou couteau sourd ; mais onles dégorge avec la drayoire, ou couteau a revers.Voyez Courroyer.
, DEGRAISSE’, E’E. Une étoffe de laine Dégrais-sée , est celle dont on fait sortir la graisse , ou huile,qui étoit dedans, en la faisant fouler avec la terre ,ou surine. C’est un grand défaut k une étoffe delaine que de n’avoir pas été bien dégraissée k la soû-lerie.
Les laines destinées pour lá fabrique des draps,& autres étoffes de laine, doivent être dégraissées aiisortir des balles, dans un bain plus que tiède, com-posé de trois quarts d’eau claire , & d’un quart d’u-rine, & ensuite lavées a la rivière. Voyez Drap,à l’endroit où ií ejl parlé de la, maniéré de les fabri-quer.
DEGRAISSER UNE ETOFFE DE LAINE.C’est la faire fouler avec la terre , & surine , pouren ôter toute la graisse ; il se dit de même k l’égarddes laines qu’on fait passer par un bain d’eau chau-de , mêlée d’urine. Voyez r Article ci-deffus.
Les Salpêtriers ont coutume de dégraisser leursalpêtre avec de la colle forte d’Angleterre. II y ena quelques-uns qui se servent de sel armoniac , déblancs d’œufs , d’alun, & de vinaigre ; mais làmeilleure recette pour le rafinage est la colle ; il enfaut 12 onces, ou S onces, suivant la quantité dusalpêtre qu’on veut dégraisser. Voyez P Article daSALPETRE. .
DEGRAISSEUR. Celui qui dégraisse , ou qui dé-tache les vieilles étoffes, les vieux chapeaux, &c.
Les Teinturiers du petit teint font appellés Dé-graisseurs, ou Détacheurs , parce qu’ils se mêlentd’ôter la graisse & les taches des étoffes de foie,ou délaine, qui ont déja été portées.
Les Fripiers font des Dé graisseurs d’habits ; &les Chapeliers , des Dégraisseurs de chapeaux.
Ceux qui se mêlent de dégraisser les draps & autresétoffes de laine, après qu’elles ont été levées de des-sus le métier, ne font point nommés Dégraisseurs *mais Foulons, parce qu’ils en font sortir la graisse ,ou huile, en les faisant fouler au moulin avec dela terre, ou de surine. Voyez Foulon.
DEGRAS. On appelle ainsi l’huile de poisson, quia servi a passer des peaux en chamois, & dans la-quelle on les a fait bouillir. Les Courroveurs s’enservent a passer diverses fortes de cuirs, mais par-ticulièrement ceux qu’ils nomment Cuirs blancs. Voy.Courroyer.
DEGRAS. Se dit aussi parmi les Pêcheurs qui vontau grand Banc & en Terre-neuve, des loges qu’ils
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