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Tome 2.
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57 DE P. DES.

où il a été recueilli, ou déposé.

DE PRIER. Faire sa déclaration aux Bureaux descinq groíses Fermes, ou k ceux des Aydes, de payerles droits dus pour les marchandises ou les vins ,qu’o n a dessein de transporter.

DEFRISER. Diminuer la valeur, le prix, le mé-rite d’une chose, en Pestimant moins qu’eile ne vaut.Pourquoi dépnfez-vous ma marchandise ?

DEPUTE’ DU COMMERCE. C’est un Mar-chand, Négociant, faisant actuellement le Commer-ce , ou qui Fa exercé pendant plusieurs années, quiest élû a la pluralité des voix, ou par le scrutin,dans F Assemblée générale des Chambres particuliè-res de Commerce, établies dans quelques-unes desprincipales Villes de France, pour assister au nomde la Chambre, dont il est Député ; au ConseilRoyal du Commerce établi a Paris.

II n’y a que le Député des Etats de la Provincede Languedoc, qui soit dispensé de la professionactuelle du négoce, ou du moins exercée pendantlong-tems ; le Roi ayant trouvé bon, que le Syn-dic des Etats en tour de Député k la Cour, dequelque condition qu'il se trouve , puisse aussi fairelès fonctions de Député de la Chambre du Com-merce de la Province.

II y a onze Députés du Commerce ; savoir un dechacune des Villes de Paris , Lyon, Rouen, Bôur-deaux, Marseille, la Rochelle, Nantes , S. Malo ,Lifle, Bayonne, & celui de la Province de Lan-guedoc. On a parlé aiiieurs de leur élection, deleurs fonctions, & de leurs appointemens. Voyez.Conseil de Commerce , & Chambre de Com-merce.

Député’ du Commerce. Est aussi le nom quele Roi a accordé par les Arrêts de son Conseil d’E-tat, pour l’érection de quelques Chambres de Com-merce, k ceux qui composent lesdites Chambres.Á Toulouse & k Montpellier, ce sont des Députés;ailleurs on les nomme, ou Syndics, ou Directeurs.Voyez Chambre de Commerce.

DERHEM. Petit poids de Perse, qui vaut lacinquantième partie d’une livre. II n’eu faut pastout-k-fait 300 pour raire lebatman de Tauris, quipèse ? livres 14 onces de France a 6 Les Perlesregardent le Derhem comme leur dragme. VoyezBai man.

DERTBANDS. Toiles blanches de coton, quiviennent des Indes Orientales. II y en a d’étroits& de larges ; plus de la première forte, qiie de Fau-tre. La longueur des pièces de Deribands étroits estde 9 aunes, & leur largeur de |.

DERLINGUE. Monnoie d’argent, fabriquée aVenise, qui a pour empreinte d’un côté, un Christsoùtenant de sa main un globe ; & de l’autre côté,un S. Marc. Cette espèce est du poids de Ç deniersquelques grains, & tient de fin 11 deniers 2 grains.Quatre Derlingues font l’écu de France de 60 fols.

•f Je ne trouve point dans le Mémoire qu’onverra fur le Commerce de Venise , ni dans au-cun autre Ouvrage , qu’il y soit parlé de cettemonnoie. Si elle vaut 60 sols de France fur l’an-cien pied, c’est la valeur du Ducat de Banque, quivaut aujourd’hui ? livres de France.

DEROCHER. Terme de Doreur fur métal. C’estdécrasser avec de seau forte ,xni de l'eau seconde,le métal que l’on veut dorer d'or moulu. VoyezDorure au feu.

DEROUTE. Se dit, en termes de Commerce,du désordre, qui fe met dans les affaires d’un Mar-chand. Les folles dépenses de ce Mercier font lacause de sa déroute, c’est-a-dire, du dépérissementde son négoce.

DESACHALANDER. Voyez Dechái Ander.

J- DESAPPROUVER. Ne pas consentir k quelquechose que quelqu’un a faite ou veut faire. Lors-qu’un Correspondant vous fait une proposition óuDiction, de Commerce. Tom. II.

D ES A, D ES S, 58

il veut vous intéresser, il faut l’approuver, ou la dés-approuver d’abord, fans lui faire attendre trop long-tems vôtre'Réponse.

DESCENTE. On nomme ainsi a Bourdeaux lesdroits d’entrée qui fe payent pour les vins du hautpays , c’est-a-dire, les vins qui se recueillent au des-sus de S. Macaire, qui est k sept lieues au dessus deBourdeaux.

On nomme ces droits, Droits de descente, par-cs que les vins qui les payent, arrivent dans cetteVille en descendant les rivières de Garonne & deDordogne; les vins qui se recueillent au dessous de8. Macaire > qu’on nomme vins de Ville, ne payentpoint le droit de Descente. Voyez P Article du Commer-ce de Bourdeaux, où il èjl parlé des droits qui fe payentpar les vins de haitt.

Descente. On appelle aussi k Bourdeaux Sc àBlaye, Barques de Descente, les barques chargéesde marchandises qui descendent la Gironde.

Descente. Se dit encore en terme de Gabelles $du transport des sels dans les greniers. Les Officiersdes greniers doivent faire des procès verbaux des Des-centes , mesurages & emplacemens des sels dans lesgreniers dont ils font Officiers.

DESEMBALLAGE. Ouverture d’úne caisse , oud’un ballot, eh coupant lès cordes & là toile Rem-ballage.

DÈSEMBALLER. Voyez DëbAller.DESEMBARQUEMENT. DESEMBARQUER.Voyez Debarquememt y & Débarquer.

DESEMPOINTER, DEPOINTER ou DESAP-POINTER UNE PIECE D’ETOFEE. C’est couperles points de foie, de fil, oti de ficelle, qui tiennenten état les plis de la pièce. Voyez Empointer.

DES OURDIR. Défaire une toile. Voyez Our-dir.

DESSAIGNER LÉS CUIRS. Terme de HongrieunC’est mettre les cuirs tremper dans l’eau, pour enfaire sortir tout le sang qui pourroit y être resté;Ón ne met dessaigner les cuirs , qu’kprès qu’ils ontété rasés fur le chevalet. Voyez Cuir; os il est par~le des Cuirs de Hongrie.

DESSALER quelque chose , c’est en ôter le sel,ou qu’elle a naturellement, ou qu’on lui á ajoûtépar art.

Dessaler le Salpetrè. C’est en tirer le selterrestre que lui communiquent les cendres ou les ter-res avec lesquelles on fait le salpêtre.

On se sert ordinairement de colle forte pour des-saler le salpêtre, le purifier , & le dégraisser, ce quien fait tout le raffinage. On y ajoûte aussi de l’eauqu’on met dans la chaudière a diverses reprises pen-dant cjue le minerai y bout a gros bouillons, cequi précipité les sels. L’eau nécessaire pour cela váenviron a deux demi-queues fur 2000 livres de salpê-tre brut qu’on veut rasinér. Voyez P Article du Sal-pêtre.

* DESSEIN, partie considérable de la Peinture ;qui consiste a représenter par de simples traits lécontour des objets , pour en exprimer la forme 4les proportions, & là maniéré dont ils font dis-posés.

Ce mot de DejJ'ein se prend aussi dâns la Peinturefous diverses idées plus particulières ; ainsi un Ta-bleau estappellé un Dejfein , parcé qu’il représentel’intention ou le dessein qu’a eu le Peintre de repré-senter un tél sujet & d’une telle manière.

On appelle aussi De sein , un sujet représenté avecles traits & les principales ombres, faites avec unefeule couleur, soit avec du Bistre, qui est une cou-leur brune, soit avec de l’encre de la Chine. On ap-pelle cette manière Dejfein lavé.

II y a des Desseins qu’on appelle hachés , parce queles ombres font faites avec des traits serrés & paral-lèles , contournés suivant la nature du sujet & croi-sés en; quelques endroits, sur-tout dans les ombres

C 3 Isî